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Incompréhensibles et inexcusables
Dossier : QU'EST-CE QUI POUSSE LES JOUEURS TUNISIENS À SE REFUGIER DANS LE FOOTBALL SAOUDIEN ?
Publié dans La Presse de Tunisie le 05 - 02 - 2018

Quelle est la position de la FTF et pourquoi ne réagit-elle pas ? Sa direction technique (si elle a droit au chapitre) trouve-t-elle que c'est une bonne initiative que de tolérer ces départs massifs, (qui permettent aux clubs, soit dit en passant, de dégraisser à bon compte leurs effectifs) et qu'il ne sert à rien de «protéger» ces joueurs ?
C'est avec effroi et plongés dans une incroyable surprise, que les fans des différentes équipes, du nord au sud du pays, ont relevé les départs successifs de quelques-uns de nos meilleurs éléments. Est-ce une répétition de ce qui s'est passé en 1978? Et ils se posent bien des questions. Commençons par ces «expatriations» de quelques-uns de nos meilleurs footballeurs. Ce n'est plus une question de simples transferts, mais bien une véritable «immigration» massive, à laquelle s'adonnent les internationaux tunisiens, sous l'œil impassible de la FTF qui, théoriquement, semble d'accord à propos de ces départs vers le Golfe et ailleurs.
A quelques mois du Mondial, la Tunisie semble être le seul pays qualifié à tolérer ces départs massifs qui, qu'on le veuille ou non, laisseront des traces. Certes, l'Arabie Saoudite a pris l'initiative de «placer» ses internationaux en seconde division espagnole, à l'effet de leur faire acquérir un rythme plus élevé et d'être plus compétitifs. C'est la Fédération saoudienne, paraît-il, qui se chargera de payer ces joueurs, tout en faisant bénéficier les équipes qui les accueilleront d'un certain nombre d'avantages. Cela constitue un véritable précédent qui fera date, et qui représente une véritable «trouvaille» pour ceux qui ont des moyens mais qui jugent qu'ils sont incapables d'assurer une préparation adéquate à leur élite. De toutes les manières, seules les nations nanties sont en mesure d'entreprendre pareilles initiatives. L'idée n'est pas aussi farfelue qu'on voudrait le faire croire, mais en tout état de cause, nous verrons bien les résultats au terme de ce Mondial.
Il n'en demeure pas moins que le fait que les Saoudiens reconnaissent que leur championnat n'est pas assez compétitif est de nature à poser la question qui taraude bon nombre de nos observateurs : en remplaçant ses internationaux par des joueurs tunisiens figurant sur la liste internationale, la Fédération saoudienne a sauvé sa compétition, étant donné que le football est pour ainsi dire la seule soupape de sûreté pour un public extrêmement attaché à ses clubs. Mais en contre-partie, ce sont les internationaux tunisiens qui se trouveront au sein d'une compétition qui vaut ce qu'elle vaut, mais qui auraient mieux fait de viser plus haut et non pas se contenter de l'aspect financier de l'opération.
Y a-t-il connivence ? Pourquoi ce silence qui va finir par devenir coupable ? Est-ce que nos joueurs seront en meilleure condition en allant s'exhiber au Golfe ? Nos internationaux n'ont-ils pas besoin eux aussi de rythme et de combativité ? «Tout compte fait, s'est exclamé un ex-international, pourquoi ne pas se limiter aux joueurs opérant à l'étranger, ils ont eux le rythme, et laisser ceux qui ont choisi de gagner un petit magot aux dépens des intérêts de l'équipe nationale à leurs affaires?»
Quelle est la position de la FTF et pourquoi ne réagit-elle pas? Sa direction technique (si elle a droit au chapitre) trouve-t- elle que c'est une bonne initiative que de tolérer ces départs massifs, (qui permettent aux clubs, soit dit en passant, de dégraisser à bon compte leurs effectifs) et qu'il ne sert à rien de «protéger» ces joueurs ?
Des interrogations qui méritent réponse certes, mais ce cavalier seul, que certaines personnes influentes et qui sont en mesure de tout décider sans que personne n'ait droit au chapitre, est une calamité pour le football à la veille d'une compétition aussi importante que le Mondial. Et on ose prétendre que le football tunisien vise le... second tour ! Avec quoi ? Avec quels moyens ? Une absence de réaction calamiteuse au coût inestimable, dans le sens négatif du terme, parce que la pire des erreurs est d'oser prendre son monde pour de vulgaires ignorants.
Messieurs, ce pays a la chance de posséder des techniciens, de vrais, dont la valeur ferait pâlir d'envie ceux qui se prennent pour des messies en manque de mission divine.
Deuxième question, celle relative à cette absence au Chan. Pourquoi a-t-on choisi le parti de ne pas y aller avec une équipe composée de jeunes et de professionnels locaux ? Y avait-il trop de risques et a-t-on craint d'écorcher l'ego des décideurs en cas de résultats négatifs alors qu'ils ne sont prêts que pour se pavaner et écumer les plateaux de télévision ? Lorsque nous parcourons la liste des nations participantes et que nous voyons le niveau très valable des rencontres que disputent ces formations, figurant parmi les meilleures sélections africaines, nous ne pouvons nous empêcher de croire que l'on a fait un mauvais calcul. Qui demandera des comptes ? Ces malheureuses décisions devraient-elles être entérinées, sans que ceux qui les aient prises, s'expliquent devant des techniciens qui connaissent leur métier? Et parions qu'ils ne le feront jamais !
On ne participe pas à une compétition rien que pour la gagner. L'expérience, la combativité, le vivre-ensemble au sein d'une sélection sont des éléments à prendre en considération. On aurait mieux fait d'utiliser plus intelligemment cette trêve en donnant l'occasion à bon nombre de ces joueurs qui montent, un objectif concret, un temps de jeu respectable, au sein d'une compétition sérieuse et de bonne tenue.
Encore une fois, c'est le brouillard et l'absence de vision claire dans l'action. Les décisions que l'on prend tiennent de l'improvisation et seule la gestion d'un calendrier national ou international semble pousser les décideurs à agir à leur façon.
Ceux qui ont opté pour ces choix ont peut-être leurs raisons et des réponses toutes prêtes, mais le minimum de bon sens implique une meilleure appréciation de ce genre de situations pour le moins qu'on puisse dire incompréhensibles et inexcusables.


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