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Les parents continuent à faire pression
Résultats des concours d'accès aux établissements pilotes
Publié dans La Presse de Tunisie le 26 - 07 - 2018

L'Organisation tunisienne de l'éducation et de la famille appelle à l'organisation d'une session de rattrapage exceptionnelle le mois
de septembre prochain
Quel sort sera réservé au lycée pilote cité El Ouns à Sfax ? La question se pose avec acuité, vu l'écart flagrant entre le nombre d'élèves ayant obtenu une moyenne minima de 15 (condition sine qua non donnant droit d'accès à cet établissement) et sa capacité d'accueil.
En effet, seuls 15 candidats au concours national d'accès aux établissements pilotes ont obtenu la moyenne minimale requise, alors que la capacité du lycée pilote déjà cité s'élève à 125. Il en résulte une situation problématique, sachant les multiples répercussions du démarrage de l'année scolaire avec une seule classe de 15 élèves.
Sur le court terme, la mutation de plusieurs professeurs sera inéluctable. Sur le moyen terme, on aboutira probablement à des effectifs trop réduits par classe, au bout de trois ans, après l'orientation vers les différentes sections. La situation semble d'autant plus inextricable que le ministre de l'Education s'est montré inflexible au sujet de la pression exercée par des parents d'élèves, soutenus par l'Organisation tunisienne de l'éducation et de la famille, l'Association tunisienne de la qualité de l'enseignement et la Fédération générale de l'enseignement.
Le même problème se pose, quoique avec une acuité moindre, concernant le lycée pilote Farhat Hached où le contingent d'élèves ayant rempli la condition relative à la moyenne d'accès est estimé à 179 pour une capacité d'accueil de 230. Idem pour le collège pilote de Sfax où les effectifs admis s'élèvent à 189 pour une capacité ordinaire d'accueil de 275, sachant que même dans le cas improbable de compromis avec le ministère de l'Education, cet effectif devra rester sensiblement le même en raison de la capacité d'accueil réduite des nouveaux locaux dans lesquels l'établissement est appelé à emménager au début de la prochaine année scolaire.
Or, vu l'intransigeance qualifiée de « légitime et amplement justifiée du ministre de l'Education » par une majorité d'enseignants, dépités par la dégringolade incessante du niveau des apprenants dans nos institutions scolaires publiques, les appels à prendre des mesures exceptionnelles au profit des candidats aux établissements pilotes semblent voués à l'échec.
Certains observateurs avertis saluent d'ailleurs cette inflexibilité de « bon aloi », de nature à sauver notre système éducatif de la médiocrité dans laquelle il s'est enfoncé et tirer le niveau de notre enseignement vers le haut : « L'admission des élèves ayant obtenu des moyennes situées entre 14 et 14,99 et peut-être inférieures à 14, dans les établissements pilotes, va inévitablement priver les établissements ordinaires d'éléments assez brillants et les condamner à végéter encore plus pour de longues années», explique un éducateur chevronné.
Les parents font pression
D'un autre côté, les parents des élèves dont les moyennes sont situées dans cette fourchette et qu'ils jugent éligibles à l'accès aux établissements pilotes sont en train de s'adonner à différentes formes de pression pour amener le ministre à réviser sa décision. De quoi susciter la réaction indignée d'un professeur retraité : « C'est tout à fait contraire au bon sens. Ces gens sont-ils conscients des répercussions sur la psychologie et le moral d'un enfant incapable de soutenir la concurrence avec des camarades autrement mieux armés ? Ce sera le pot de terre contre le pot de fer à l'issue parfois dramatique pour le maillon faible qui risquera de traîner pour longtemps les séquelles de cette « bataille » inégale et perdue d'avance. A moins que les enseignants ne consentent à sacrifier l'élite, ce qui, paraît-il, n'est pas encore le cas dans les établissements pilotes de Sfax.
L'Otef appelle à une session de rattrapage exceptionnelle
Les réclamations des parents trouvent un écho favorable auprès de l'Organisation tunisienne de l'éducation et de la famille, l'Association tunisienne de la qualité de l'enseignement et la Fédération générale de l'enseignement qui se rangent de leur côté, appelant à une mesure exceptionnelle permettant aux élèves lauréats au concours d'entrée aux collèges et lycées pilotes l'accès à ces établissements, ou à une session de rattrapage exceptionnelle au début de septembre prochain. Argument massue : « La préservation de l'intérêt majeur des élèves » En effet, les deux organisations citées ont publié un communiqué commun dont voici le contenu:
« Etant convaincus du caractère crucial de la mise en place d'un système éducatif national hautement performant, répondant aux aspirations de nos enfants quant à un avenir meilleur et un environnement culturel plus à même d'assurer la réussite individuelle et la prospérité collective, vu notre attachement à la réalisation des exigences de la qualité de l'enseignement en matière d'évaluation minutieuse et équitable qui récompense les apprenants distingués et stimule l'émulation chez leurs camarades les incitant à travailler davantage en vue de raffermir leurs connaissances et de développer leurs aptitudes en vue d'atteindre les meilleurs niveaux. Compte tenu des résultats en deçà des niveaux espérés aux concours d'accès aux collèges et lycées pilotes, à la fin de l'année scolaire, ayant abouti à une situation susceptible d'affecter la rentabilité de ces institutions et l'intérêt supérieur des apprenants,
Nous :
-Réitérons notre attachement à la qualité de l'éducation en tant qu'option stratégique et incontournable, de nature à doter nos enfants du savoir et des aptitudes requis et à garantir la qualité et la conformité du produit de notre système éducatif aux standards nationaux et internationaux.
-Exprimons notre ferme conviction que la mise en place d'un système d'évaluation efficient est un fondement essentiel de la qualité de l'enseignement, permettant à l'Ecole de la République de continuer à jouer son rôle sur les plans cognitif, développemental, culturel et humain dans les meilleures conditions,
-Soutenons l'œuvre du ministère de l'Education d'assurer un niveau élevé aux élèves des collèges et des lycées pilotes
-Appelons tous les intéressés, compte tenu de la situation exceptionnelle résultant de la baisse notable des résultats des deux concours mentionnés, à prendre une mesure exceptionnelle à même de permettre aux élèves distingués d'accéder aux collèges et lycées pilotes, ou d'organiser une session spéciale de rattrapage au début du mois de septembre prochain, à l'instar de la session ordonnée par le leader Bourguiba, que Dieu lui accorde Sa Miséricorde, dans des circonstances similaires en 1986 »
De quoi jeter du baume sur le cœur des parents pour qui l'intérêt de leur progéniture prime sur tout, mais en même temps de quoi susciter aussi des commentaires amusés mais résolument critiques de la part de gens opposés à cet appel.
A ce propos, M.S, ingénieur de son état, se dit outré par l'excès de populisme, voire l‘hypocrisie choquante des communiqués émanant desdites organisations : «Des élucubrations ridicules ! Les communiqués, truffés de d'acrobaties linguistiques, de fausses professions de foi, de sentencieuses itératives mais non moins fallacieuses réaffirmations d'attachement à la qualité de l'enseignement, suintant l'incohérence et la démagogie, n'ont pour but que de gagner en popularité. Pour le moins aberrant!»
Adhérant à son tour à la demande conjointe de l'Organisation tunisienne de l'éducation et de la famille et de l'Association tunisienne de la qualité de l'enseignement, la Fédération Générale de l'Enseignement Secondaire a, le mardi 17 juillet courant, appelé le ministère de l'Education à revenir sur sa décision, qu'elle qualifie d'«abusive et inéquitable».
Dans un communiqué afférent à la question, la fédération a affirmé que cette requête vise à «défendre les intérêts des éducateurs qui risqueraient de se retrouver en surnombre, et à défendre le droit des élèves à être admis dans les établissements pilotes selon les moyennes obtenues et non en fonction de la capacité d'accueil réelle de ces institutions ».
La fédération a appelé à ne pas pénaliser les élèves brillants « en leur faisant payer les frais de l'incapacité du ministère à organiser un concours dûment élaboré, et de l'abus qui en a découlé dans l'évaluation de leurs acquis et compétences réels ». Il y a là de quoi s'étonner de la part d'une organisation syndicale qui, de l'avis d'un bon nombre d'observateurs, se montre mue plus par des considérations corporatistes que par la défense de l'avenir de notre système éducatif et de l'intérêt général de l'enseignement public et de son image, ternie, froissée et durement éprouvée par des choix inadéquats et des politiques éducatives saugrenues. « Pousser l'incohérence à ce point-là ! On rêve ou quoi ? La fédération appelle clairement à bafouer la loi, car elle appelle à appliquer à des concours des mesures propres à des examens ! », rouspète le cadre d'une banque et ancien élève du lycée pilote de Sfax.
Ces mêmes observateurs ne cachent pas leur stupéfaction de voir, depuis la révolution, les projets sérieux de réformes susciter l'opposition farouche de ceux-là mêmes qui sont censés leur apporter leur soutien inconditionnel : « La tendance est donc est d'avoir un seul principe, celui de ne pas en avoir ! Sinon comment expliquer ces flèches décochées contre une décision salvatrice, dûment fondée et impérative, émanant du ministère de l'Education. D'ailleurs, au lieu de dénigrer les épreuves des concours d'accès aux établissements pilotes ne valait-il pas mieux voir dans leurs résultats l'image réelle des niveaux des candidats ? », tonne A. B, un spécialiste en communication.
C'est à ce propos l'avis du ministre de l'Education, Hatem Ben Salem, qui explique l'écart entre les moyennes obtenues au cours de l'année scolaire et celles obtenues dans les concours d'accès aux établissements pilotes comme une conséquence inéluctable des cours particuliers qui conduisent inévitablement les enseignants à faire preuve de complaisance et à gonfler les notes.


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