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Une catastrophe qui se prépare
Fin des détachements aux fédérations nationales sportives
Publié dans La Presse de Tunisie le 03 - 09 - 2018

Solution imparfaite, boiteuse, qui ne répond pas à certains critères administratifs. Le problème est d'une extrême importance. Il l'est, parce que tout simplement priver ces fédérations de ces hommes et femmes qui détiennent tous les rouages administratifs ou techniques depuis des décades serait un véritable séisme duquel aucune fédération ne pourra se relever. On aurait dû se renseigner sur les éventuelles conséquences de cette fin de détachement, des techniciens et administratifs du domaine sportif, qui brisera les reins de toutes les fédérations nationales sportives
Depuis toujours, depuis les premières fédérations nationales sportives mises en place, le département des Sports a détaché, auprès de ces organismes qui s'occupent des sports, des fonctionnaires ou des techniciens spécialisés pour les assister et contribuer à la mise en place des programmes d'action relatifs à l'expansion et à la promotion de ces disciplines.
Bien entendu, le département des Sports se charge de payer ce personnel, et comme le travail exigé par ces administratifs et ces techniciens dépasse de loin les horaires légaux, les fédérations leur servent des compléments de salaire.
Solution imparfaite, boiteuse, qui ne répond pas à certains critères administratifs ou pour d'autres raisons, que seuls ceux qui ont décidé de mettre un terme à ces détachements connaissent, le problème est d'une extrême importance. Il l'est, parce que tout simplement priver ces fédérations de ces hommes et femmes qui détiennent tous les rouages administratifs ou techniques depuis des décades serait un véritable séisme duquel aucune fédération ne pourra se relever.
Une décision prise du temps de Mohamed Kraiem avait interdit aux enseignants d'éducation physique et sportive, opérant au sein des lycées et collèges, d'entraîner au sein des clubs. C'était soi-disant pour permettre aux entraîneurs qui sortent des Ecoles de formation de travailler. Cette décision porta un très grand préjudice, que nous traînons jusqu'à nos jours, au niveau de toutes les disciplines sportives.
La raison est très simple. Elle tient dans le fait que ces enseignants qui entraînaient les clubs civils effectuaient auprès des établissements une prospection directe minutieuse et agissaient pour que les meilleurs filles ou garçons puissent poursuivre leur formation au sein des clubs civils dont ils étaient responsables. Ceux qui ont vécu ces plus belles périodes du sport national avec ce merveilleux cordon ombilical qui liait les sports civils et les sports scolaires n'oublieront jamais le coup d'arrêt qui avait figé bien des disciplines une fois la décision ministérielle appliquée.
Les enseignants, forcément désintéressés, ne pouvaient plus assurer ce suivi des meilleurs éléments et bien des disciplines continuent aujourd'hui à en souffrir.
De nos jours, le sport civil et les sports scolaires et universitaires sont chacun dans son coin et à notre connaissance, il n'y a presque pas de travail en commun.
C'est dire que le domaine des sports, que nous considérons plus que stratégique pour notre pays, ne doit pas être pris à la légère. Si cette décision de fin de détachement est appliquée, ce sera tout simplement une catastrophe annoncée pour la gestion du sport national.
Nous savons que le président du Comité olympique est intervenu pour expliquer l'importance de cette question auprès de ceux qui ont émis cette décision, obéissant sans doute à des impératifs administratifs incontestables.
Mais ces services auraient dû se renseigner sur les éventuelles conséquences de cette fin de détachement, des techniciens et administratifs du domaine sportif, qui brisera les reins de toutes les fédérations nationales sportives, à part le football qui pourra s'en sortir, étant donné qu'il a les moyens de se payer des agents non détachés, mais qu'il sera dans l'obligation de former.
De toutes les façons, on ne forme pas un secrétaire administratif de fédération en un an. Il en faudra beaucoup plus avec tous les aléas que cela suppose. Il faudra prévoir des budgets conséquents alors que ces fédérations quémandent à chaque début de saison de quoi fonctionner.
Ce personnel détaché fait tout, et étant donné que les autres membres des fédérations sont tous des amateurs bénévoles, tout pèse sur les épaules de ces hommes et femmes qui s'occupent et synchronisent toutes les activités techniques et administratives du pays. Leur détachement s'assimile à une subvention de fonctionnement que l'Etat leur fournit pour pouvoir encadrer toute cette jeunesse. Il peut être assimilé à un redéploiement de techniciens et d'administratifs qui n'auront rien à faire ailleurs, et qui seront quand même payés.
Il est sans doute possible que l'on veuille mettre un terme à ces détachements consentis à d'autres départements, de personnes qui ont bénéficié de cet avantage pour faire n'importe quoi et non pour s'adonner à des tâches bien précises. Mais au niveau des fédérations nationales sportives, et au cas où on ne reviendrait pas sur cette décision en l'aménageant pour les besoins de la cause, il faudrait mettre des années pour former un autre personnel et... le payer en conséquence.
Les subventions qu'accorde le MJS à ces fédérations ne suffiraient même pas pour les payer. Que dire pour encadrer des milliers de jeunes et préparer les différentes Equipes Nationales, programmer les mises à niveau et les recyclages, etc.
Nous avons appris que les délais ont été prorogés à fin 2020, mais il faudrait trouver la bonne formule afin d'éviter de couper ce cordon ombilical. Un gestionnaire, administratif ou technique, de la « chose sportive » n'a rien à voir avec le reste du personnel qu'on envisagerait de recruter par offre d'emploi.


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