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Est-ce, toujours, une priorité ?
Transport public
Publié dans La Presse de Tunisie le 08 - 09 - 2018

Le transport public est, à n'en point douter, une des priorités absolues. Ce qui est fait, actuellement, n'est pas suffisant. Pis encore, les contre-performances s'accumulent pour nous en donner une image à laquelle le Tunisien n'était pas habitué. Pour preuve, ces nombreux dysfonctionnements et désagréments enregistrés, par-ci, par-là, dans les différents secteurs (transport terrestre, aérien, maritime, ferroviaire...). Les grands projets, eux aussi, sont soit retardés, soit bloqués, soit reportés à plusieurs reprises.
Si on passe en revue les réalisations au niveau de l'un des plus grands projets jamais réalisés en Tunisie, force est de constater que le rythme de travail n'est pas au top. Depuis près de 20 ans que ce programme de réseau ferroviaire rapide a été engagé, on en est encore aux débuts. Le RFR fait du surplace. Des annonces à répétition sur la mise en exploitation de la première ligne ont été faites. Mais, à chaque fois, la date préconisée a été modifiée. Le dernier rendez-vous est fixé pour avril 2019. Or, d'autres dates avaient été retenues (juillet 2017, octobre 2018... ). Ces promesses en l'air ont échaudé les habitants des zones concernées qui ne croient plus dans ces déclarations contradictoires.
En effet, ils ne comprennent pas pourquoi les autorités sont restées tellement impuissantes devant les obstacles érigés par des parties que ce projet dérange. Cette impuissance s'affiche, clairement, au plan de la juridiction. Les affaires portées devant la justice mettent trop de temps, comme s'il s'agissait d'une affaire ordinaire. Pourtant, tout le monde sait qu'il est question de l'intérêt de centaines de milliers de citoyens. Cela est d'autant plus incompréhensible que notre pays est dans une situation où l'état d'urgence est en vigueur. Pourquoi ne pas l'appliquer dans ce cas d'espèce ?
Le projet du RFR revêt un intérêt général et, par conséquent, doit bénéficier de cette priorité absolue. Même l'échéance du mois d'avril doit être avancée. La fin de cette année pourrait, même, être privilégiée. Pourquoi pas ?
Certains responsables s'en tiennent à des explications qui leur semblent logiques. Mais ils ne savent pas que les usagers n'en peuvent plus. Leur calvaire n'a que trop duré. Ils savent, pertinemment, que les retards successifs sont dus à l'imbrication de plusieurs intérêts et que, derrière, il y a des lobbies qui ne veulent pas qu'un tel projet devienne réalité. L'Etat doit s'impliquer de toutes ses forces et exercer pleinement son autorité sans faillir. L'état d'urgence (dans lequel vit le pays) lui permet d'être plus incisif et plus efficient. Autrement, les futurs usagers n'admettraient pas ces reports inexpliqués.
D'ailleurs, personne ne peut croire que ce sont les lobbies qui font la loi. L'intérêt de millions d'utilisateurs des lignes du RFR passe avant tout.
Et la SNCFT ?
Le ministère du Transport devrait en être plus conscient que tout autre. De son côté, le ministère de l'Equipement gagnerait à mieux s'engager dans le processus. À notre sens, il n'est plus question de continuer au même rythme comme s'il s'agissait de réaliser un projet sans grande valeur.
Le volet de la SNCFT, pour sa part, mérite, également, qu'on s'y intéresse davantage. Un tel fleuron est livré, depuis quelque temps, à une dérive que l'on ne s'explique pas. Des manquements flagrants sont enregistrés, quasi quotidiennement. Les habitués des lignes de la SNCFT sont confrontés aux désagréments les plus divers en passant par des incidents qui frôlent la catastrophe. Du jamais vu dans cette grande société nationale.
Le Tunisien ne peut pas s'empêcher de souffrir de voir que les nombreuses perturbations causées au cours de ces derniers mois ou ces dernières années sont le fruit d'un travail de sape soutenu par des parties qui veulent mener cette institution à la faillite.
Après lui avoir volé le marché des phosphates (prolifération des camions privés pour le transport de ces minerais), on fait tout pour saboter ce qui en reste. Dans le Sud, une bande d'individus bloque, impunément, la ligne 13 desservant Gafsa et Tozeur via Sfax. Aucune réaction ! C'est comme si derrière ces gens il y a une force occulte. L'inertie constatée face à ces comportements est troublante.
Les accidents de trains de voyageurs ou de marchandises ne se comptent plus. Les dégâts sont énormes, empêchant la compagnie d'investir dans de nouveaux projets et d'améliorer ses prestations. L'atmosphère sociale n'est pas au plus beau. Une pression continue est exercée sur les responsables à tel point que le travail est perturbé, voire freiné.
On est peiné de voir à quel point la situation se dégrade. Tout semble échapper aux autorités (si autorité, il y a). L'acharnement contre cette société nationale n'est pas à démontrer. Sur le terrain, rien de palpable. Le trafic reste, souvent, perturbé (pannes, retards, grèves, blocage des voies...).
Le projet du métro de Sfax encore au stade d'études
Les autres opérateurs de transport public ne sont pas mieux lotis. Les sociétés régionales font face à des défis de plus en plus importants et s'en sortent avec le moins de dégâts possibles. Le projet du métro de Sfax en est encore au stade des études. Or, les projections parlent d'un probable démarrage des travaux fin 2019. L'exploitation de la première ligne de 13.5 km devrait se faire en 2022. Les Sfaxiens restent, néanmoins, sceptiques.
L'autre métro dont les travaux traînent en longueur concerne l'extension de la ligne 6. Celle-ci arrive jusqu'à El Mourouj IV. Il est prévu que la future extension parvienne jusqu'à El Mourouj VI. Soit un peu plus de 2.5 km. La fin du projet était programmée pour, au plus tard, 2017. Rien n'a été fait. Les usagers de cette ligne doivent patienter encore et encore. Aucun responsable ne serait capable de leur indiquer une échéance crédible.
À travers ce passage en revue succinct, on mesure à quel point le secteur du transport reste loin des préoccupations des autorités compétentes. Le traitement des problèmes liés à son évolution n'est pas au niveau des attentes des Tunisiens. Les autres parties (syndicats, associations, organisations civiles, usagers...) ont un comportement, généralement, contre-productif. Le rôle des syndicats se limite aux revendications salariales (qui cachent, souvent, des agendas suspects). La société civile, quant à elle, contribue beaucoup plus à soutenir les actions de blocage des voies qu'à un travail de sensibilisation.
En un mot, c'est le tunnel pour le secteur du transport.


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