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Et si on passait des paroles aux actes ?
conseils municipaux
Publié dans La Presse de Tunisie le 13 - 09 - 2018

Certains conseils municipaux ont réalisé un mauvais démarrage.
Plus de trois mois après le scrutin du 6 mai dernier, le constat est clair et net : les nouveaux conseils municipaux tardent à décoller. Certes, trois petits mois peuvent s'avérer insuffisants pour juger et jauger un mandat encore à ses premiers balbutiements. Certes aussi, il est communément admis que les débuts sont difficiles. En somme, on peut toujours évoquer des circonstances atténuantes. N'empêche que l'inquiétude s'installe dès lors que l'on se contente de bonnes intentions sans passer à l'action. Et malheureusement, c'est le cas de le dire pour les nouvelles équipes municipales dont la majorité, a-t-on constaté, continue, après bientôt quatre mois de leur intronisation, à cafouiller, piétiner, tergiverser et faire du surplace, jouant ainsi les… prolongations en matière de promesses abondamment martelées tout au long de la dernière campagne électorale.
L'impératif de… bouger
jusqu'à présent, la quasi-totalité de ces conseils municipaux ont, oserons-nous écrire, réalisé un mauvais départ, en axant leur action, non sur les dossiers urgents, mais sur des visites sur le terrain hélas sans lendemain. Des visites fortement médiatisées sur… les réseaux sociaux (facebook en tête) au cours desquelles des maires ont été filmés (ou ont… demandé à être filmés) en train d'amadouer un habitant en colère, ou de prêter main-forte à un employé municipal chargé du nettoyage des chaussées. «Depuis qu'on les a élus, ils ne font que ça, mais point d'actes», tempête un habitant du Kram qui parle de «fanfaronnade de mauvais goût». Pour un citoyen résidant à l'Ariana, «ce qu'on voit sur facebook, c'est franchement de la poudre aux yeux, rien de réellement concret n'ayant été fait sur le plan pratique», avant de s'interroger laconiquement : «Faudra-t-il attendre la fin de… leur mandat pour voir nos édiles municipaux sortir de leur torpeur et répondre aux attentes de ceux qui leur ont fait confiance aux urnes?». Autant dire que l'impatience des citoyens s'est transformée en anxiété. C'est d'autant plus vrai qu'ils ne voient pratiquement rien venir. En effet, tant de chantiers d'une extrême urgence, tels que l'environnement, la voirie et les phénomènes des constructions anarchiques et du commerce parallèle n'ont pas encore été ouverts. D'autres dossiers non moins importants inhérents au développement local, tardent à sortir des tiroirs des oubliettes. Pire, dans certains conseils municipaux, des commissions sommeillent toujours, des recommandations issues de réunions avec la population sont restées lettre morte, sans le moindre début d'exécution, alors que dans des municipalités de renommée, le premier «raid» lancé en... grande pompe contre les étals anarchiques s'est avéré un feu de paille, ces étals n'ayant pas tardé à... réélire domicile, là où ils étaient implantés, au dam des habitants et des observateurs qui, impressionnés par l'ampleur et la rigueur avec lesquelles ont été conduites ces opérations «coup de poing» spectaculaires, ont faussement cru que le miracle a eu enfin lieu! Face à cette triste réalité, des questions inévitables surgissent : pourquoi les nouveaux conseils municipaux somnolent-ils encore? Manquent-ils, par hasard, de compétences capables de faire bouger les choses? Sont-ils handicapés par les luttes des clans qui font rage en ce moment dans plusieurs d'entre eux? Souffrent-ils d'un manque de coordination entre les différentes structures qui en dépendent ? Ont-ils placé, lors de l'opération de répartition des tâches, l'homme qu'il faut à la place qu'il faut? Y a-t-il, comme l'affirment certaines indiscrétions, au sein de nombreux conseils des courants paralysants qui empêchent, d'une manière ou d'une autre, l'avancement des réformes, soit par concurrence entre partis politiques, soit par déception consécutive à la privation d'un poste de responsabilité tant désiré avant les élections? De toutes les façons, nous demeurons persuadés que, quelle que soit la véracité des raisons invoquées, tous les nouveaux conseils municipaux du pays sont plutôt «condamnés» à bouger urgemment pour satisfaire l'impératif de l'obligation de résultat pour lequel ils ont été élus. Et ce n'est pas leur demander le ciel, d'autant plus que, d'une part, la nouvelle loi leur attribue des pouvoirs locaux plus étendus par rapport au passé, et que, d'autre part, ils n'ont pas à se plaindre sur le plan financier, grâce aux «largesses» du ministère de tutelle et à l'augmentation des recettes émanant des différentes taxes municipales.


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