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Bonne écoute et bon courage Madame la ministre !
Le diagnostic du sport tunisien sera-t-il à la mesure des attentes ?
Publié dans La Presse de Tunisie le 12 - 11 - 2018

Ce ne sont là que quelques dossiers urgents. Ils ne sont en rien exhaustifs. Les soucis qui animent et hantent les esprits de toutes les parties prenantes de ce sport, vous les trouverez ci-contre. Ils vous en diront davantage. Il y a des urgences et il faudrait savoir leur accorder l'intérêt qu'elles méritent.
Bonne écoute et bon courage Madame la ministre !
Si nos souvenirs sont bons, c'est la seconde fois qu'un médecin est au chevet du sport national. De toutes les façons, notre pauvre sport a bel et bien besoin d'un… médecin, car depuis quelques années déjà, faute d'oreilles attentives, il a fini par perdre beaucoup de sa superbe et de son prestige. Il est mal géré. Il est bien malade. Il est mal soigné.
Les fédérations se morfondent dans d'inextricables problèmes de gestion, de leurs calendriers nationaux et internationaux. Les larges coupes effectuées pour économie, les conséquences d'un dinar en perdition, ont gravement altéré la qualité de la formation et de la préparation de l'élite. Faute de moyens conséquents, de ressources régulières et stables, les clubs sont en pleine crise existentielle. Et pourtant, ils continuent à avoir les mêmes réflexes que les clubs amateurs, en exigeant (menaces à l'appui) des subventions de fonctionnement pour couvrir leur mauvaise gestion. Les dirigeants ne sont plus ces éducateurs qui contribuaient à la formation des générations montantes. Quelques-uns pourraient être confondus avec les trublions qui provoquent des émeutes dans nos stades. Les pratiquants, quant à eux, commencent à perdre leurs dernières illusions. Le public ? Disons que chaque semaine, ce public détruit l'image que le ministère du Tourisme essaie de donner de la Tunisie. Que reste-t-il pour que le sport et la jeunesse, deux secteurs que nous considérons intimement liés, puissent accomplir la tâche qui leur est dévolue ? Pas grand-chose, et ce sport tunisien qui constituait pour bien des pays frères et amis un exemple, s'est rétracté dans sa coquille. Pour attendre des jours meilleurs. Avec ce changement, ces jours meilleurs sont-ils là ? Peut-être.
L'art d'écouter
Toujours est-il que ce qui plaide en faveur de la nouvelle ministre, c'est qu'elle soit médecin de profession et un médecin ne prend jamais de décision sans avoir écouté, patiemment écouté son patient et, si sa conviction n'est pas profonde, il demande des analyses, des radios, consulte ses confrères, avant de décider.
Les analyses sont faites par des laboratoires. C'est le rôle que jouent les techniciens, les formateurs, les pédagogues et les hommes de terrain. Ils ont l'expérience et sont en mesure d'émettre des avis et suggestions à même de débloquer le dossier d'un patient (une des disciplines sportives en question). La vérité du terrain n'a rien à voir avec l'ambiance feutrée des bureaux.
Les radios, c'est l'état général d'une discipline, d'un secteur, d'une infrastructure à l'heure H et, pour le savoir, il faudrait absolument savoir agir en fonction des priorités et des urgences.
Les confrères, ce sont ces techniciens que les écoles tunisiennes ont formés et qui ont fini, pour un grand nombre, par jeter l'éponge. Nombre d'entre eux sont allés chez nos concurrents pour les faire profiter de leur savoir. Ils auront à former d'autres jeunes, nos futurs adversaires, que nous retrouverons sur notre chemin au niveau international.
C'est la volonté qui manque le plus
Bien sûr, étant donné l'énormité de la tâche, la multiplicité des problèmes et l'absence d'une véritable volonté d'aller au fond des dossiers, le professionnalisme n'est pas des moindres, ce qui reste comme temps pour remettre les choses à leur véritable place, il serait difficile de croire que nous puissions tout bouleverser en quelques mois.
Néanmoins, le fait d'écouter pourrait redéfinir les priorités, faire le point au niveau des atouts que nous possédons et réapprécier les attributions et les prérogatives, tout en faisant appel à des compétences totalement dévouées au sport tunisien qui, dégoûtées, se sont retirées ou qui n'ont pas été sollicitées pour une raison ou une autre. Nous savons à l'avance qu'il n'y aura pas de révolution, mais remettre ce sport en ordre de marche et appeler chaque intervenant à retourner à la place qui devrait être la sienne serait déjà un acquis de taille.
Il serait inutile de revenir sur les nombreux dossiers qui ont émaillé la scène sportive ces dernières années. Certes, la situation générale du pays était (et l'est encore), exceptionnelle, mais il y a de ces priorités que personne ne saurait nier sans se ridiculiser. Ce professionnalisme marron, qui ronge nos clubs en les soumettant à des crises successives, en les surchargeant de dettes impossibles, est une priorité. Le fait de se saisir de ce dossier pourrait être une des priorités, car chaque jour de perdu assombrit davantage une situation absolument désespérée. La FTF et les autres fédérations d'ailleurs semblent se complaire dans ce magma qui semble les arranger. Elles ne font rien pour résoudre une fois pour toutes ce dossier, car il arrange surtout ceux qui y trouvent un moyen d'entretenir leur aura et d'affirmer leur pouvoir. Suivez notre regard !
Une image altérée
Les jeunes représentants et représentantes de toutes les disciplines sportives ont souffert de ces agissements et l'image du sport national en a été fortement altérée. Les motifs et les excuses évoqués (même si elles sont prouvées) ont surtout démontré l'absence totale d'humanisme et de pédagogie, sous couvert d'entorses aux règlements en vigueur, de questions administratives qui auraient dû être résolues en amont par un service entièrement attaché à la préparation de cette élite. De toutes les façons, quelles que soient les explications données, on ne peut se permettre, pour des raisons administratives, de laisser des jeunes livrés à eux-mêmes en pays étrangers, sans ressources ni repères, obligés d'emprunter chez leurs camarades ou de quémander des délais pour paiement de leurs pensions ou de leurs entraîneurs. Quelle idée a-t-on donné de la façon dont la Tunisie prépare son élite ?
Indépendamment de cet aspect, il y les problèmes que vit notre sport ployant sous les dettes, geignant sous l'absence de gestion financière et administrative, bloqué par l'insuffisance de ressources propres, un sport qui vit au-dessus de ses moyens et qui se trouve à l'étroit au sein d'une infrastructure qui s'effiloche de jour en jour. A ce propos, le monde a beaucoup changé et nous sommes à la traîne en ce qui concerne l'utilisation des matériaux, ce qui se répercute sur les coûts et les choix.
La rue menace
On ne construit plus un stade, une piscine, une salle pour faire plaisir à une région, mais pour conforter les activités sportives, les spécificités de cette région, les penchants de toute une jeunesse. On ne construit pas par exemple une piscine dans une région où on n'a même pas de l'eau potable de manière régulière. Il y a des installations qui ne sont plus opérationnelles mais qui ont le mérite d'exister et qui ne demandent qu'à être remises à niveau pour reprendre du service sans beaucoup de dépenses et en un temps réduit.
Et ce sport scolaire qui, de socle, de creuset incontournable pour le sport national est devenu un corps presque inerte qui tombe de jour en jour dans l'oubli ? Des milliers de jeunes, filles et garçons, passent sans doute à côté d'une grande carrière sportive. Faute d'encadrement et de motivation, c'est la rue qui les absorbe avec tous les dangers que cela représente.
Et ce sport pour tous, qui demeure un slogan faute de moyens. En effet, tant que cette activité demeure liée à des «actions» ponctuelles et non régulières pour mobiliser de plus en plus la masse des Tunisiens et Tunisiennes, on ne peut considérer ce secteur d'activités comme remplissant parfaitement son rôle. Pourtant, tous les ministères ont intérêt pour que le «sport pour tous» remplisse son rôle au service du citoyen. Lorsqu'un corps sain est au service de la communauté, c'est la santé, l'éducation nationale, la défense, les affaires sociales, etc. qui en tirent parti. A combien se monte le budget de cette fédération, théoriquement chargée d'organiser à sa façon le troisième milieu des Tunisiens, qui vit de subsides et de dons ?
Tous les pays qui dominent de nos jours la scène sportive internationale ont accordé en priorité leur attention au sport de masse, pour en dégager l'élite et en tirer les bénéfices une fois à la tête d'un «peuple de sportifs».
Ce ne sont là que quelques dossiers urgents. Ils ne sont en rien exhaustifs. Les soucis qui animent et hantent les esprits de toutes les parties prenantes de ce sport, vous les trouverez ci-contre. Ils vous en diront davantage. Il y a des urgences et il faudrait savoir leur accorder l'intérêt qu'elles méritent.
Bonne écoute et bon courage Madame la ministre !


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