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Un désert qui n'est plus désertique !
Troisième épisode de la révolution tunisienne :


Par Mohamed Hédi FERCHICHI*
Si vous disposez d'un petit local de trois pièces, jamais vous n'aurez l'idée d'en négliger une pour vous contenter de deux seulement. Il en est de même pour notre petit territoire.
Le clan mafieux qui l'avait domestiqué jusqu'au 14 janvier 2011 l'a exploité au maximum, mais malheureusement, pour son propre intérêt.
Aujourd'hui que le pays, semble-t-il, nous est revenu, nous avons le devoir d'exploiter de façon rationnelle et pragmatique le moindre coin.
Sachant que plus de 33% de la superficie de notre territoire est occupé par le désert, il est tout à fait légitime de se poser une question :" Qu'est-ce qu'on a fait de cette fameuse portion ?".
La réponse est toute simple : Absolument rien !
Quelques touristes viennent profiter des dunes de sable et prendre des photos souvenirs du coucher du soleil à Chott Jerid.
Quelques princes arabes viennent passer une ou deux semaines par an pour se détendre et pratiquer la chasse de toutes les espèces sans distinction.
Le plus grand exploit qu'on ait pu tirer du désert sont ces compagnies pétrolières qui s'y installent provisoirement pour des missions de prospection et exploitation des gisements pétroliers.
Les énergies fossiles : jusqu'à quand et à quel prix ?
Le pétrole : ce terme qui est devenu synonyme d'argent et de pauvreté, de pouvoir et de soumission, de chantage politique et de génocides, de confort exagéré et de pollution suffocante…
Les experts et les stratèges affirment que les ressources en matière d'énergies fossiles sont de moins en moins abondantes, car elles s'épuisent davantage sans se renouveler.
Auparavant, l'eau, vu son caractère vital, était à l'origine des conflits entre les tribus. La politique internationale de nos jours est devenue quasi dépendante du pouvoir à manipuler les ressources pétrolières.
En plus des coûts d'exploitation, l'inconvénient majeur de cette forme d'énergie est la pollution. Depuis la phase d'extraction du pétrole qui s'accompagne de dégagements gazeux qu'il fallait brûler, en passant par le transport et le risque des marées noires et jusqu'à la sortie de l'échappement d'un véhicule par exemple, la pollution est omniprésente.
Si les grandes puissances s'intéressent assez peu à l'environnement car leurs intérêts économiques et politiques l'emportent, ceci ne peut que nous inciter à adhérer à toutes les formes d'énergie préservant la planète, d'autant plus qu'on n'est pas un pays pétrolier.
Les énergies nucléaires : une bombe à retardement !
Quand on en parle, l'exemple le plus récent qui saute à notre mémoire est celui de la centrale de Fukushima au Japon mais aussi celle de Tchernobyl en 1989.
Les accidents ne sont pas fréquents car les mesures de sécurité sont trop serrées mais quand ils arrivent ils sont catastrophiques.
Les inconvénients d'un tel investissement résident dans le coût de l'installation mais aussi dans le traitement des déchets nucléaires.
Quand on réalise que les radiations, de par leurs pouvoirs pénétrants, attaquent même les gênes et n'excluent aucune espèce vivante, on est plus que jamais motivé pour éviter un tel sort à l'humanité ou du moins à notre territoire.
L'énergie solaire : parfaite solution mais qui s'y engage ?
Le bon Dieu a bien arrangé les choses pour nous, il a fait du soleil la source qui alimente la vie sous toutes ses formes. La terre reçoit chaque jour du soleil, 10 000 fois plus d'énergie qu'elle n'en consomme. Cette richesse naturelle, gratuite, abondante et inépuisable n'attend que la bonne décision pour en extraire autant d'énergie photovoltaïque que nos investissements le permettent.
Voilà qu'une initiative dénommée DII (Desertec Industrial Initiative) fut fondée en octobre 2009, par treize parmi les grandes entreprises laissant la porte ouverte aux éventuels signataires. DII agit comme Sarl régie par le droit allemand et a pour objectif de collaborer avec les pays de la zone Mena (Middle East and North Africa) pour produire et transporter de l'électricité "verte" vers l'Europe avec un plan d'action visant à satisfaire une bonne partie des besoins de la zone Mena et 15% des besoins européens en matière d'électricité d'ici l'an 2050.
Une bonne nouvelle a été annoncée: DII a installé un bureau à Tunis. Sommes nous capables de saisir l'occasion pour faire de ce bureau une piste de décollage vers l'exploitation du désert et du soleil ?
Bien que je sois un peu sceptique au fond de moi-même, étant donné que le système déchu nous a habitués à ce que l'initiative ait très peu de chance de germer sur notre terre. Mais je trouve, en même temps, beaucoup de raisons d'être optimiste notamment la conscience de nos futurs parlementaires, la pertinence de nos économistes et l'engagement du gouvernement issu des prochaines élections.
Voir le rêve se réaliser, est le souci de tout citoyen passionné de concrétiser le mariage des grains de sable aux rayons du soleil pour donner un nouveau né qu'est l'électricité verte exportée vers l'Europe dans un emballage portant la mention "Ecolo".
Si les terres agricoles étaient si longtemps abandonnées, mal exploitées ou ravagées par les tonnes de béton, c'est une occasion pour compenser au désert ce qui a été perdu ailleurs.
L'Egypte a pu exporter à destination de la France et d'autres pays, et à des prix très concurrentiels, des pommes de terre cultivées dans le désert égyptien.
Qu'est ce qui nous empêche de faire de même et mieux encore: optimiser la hauteur des panneaux photovoltaïques de façon à ce que la zone préservée du soleil et du vent soit cultivée.
Quant aux ressources hydrauliques, je ne peux que me souvenir d'un dossier intitulé : "Le Sud tunisien flotte sur un océan d'eau douce" publié, il y a quelques années, par un magazine célèbre.


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