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Difficile, mais si belle...
L'année 2011 tire sa révérence
Publié dans La Presse de Tunisie le 31 - 12 - 2011


• Nous lui adresserons un adieu joyeux
L'an 2011 tire sa révérence. Et les Tunisiens se préparent à faire leurs adieux à l'année de la révolution avec son lot de répression et de douleurs, mais également ses joies et son euphorie de la liberté retrouvée.
Ponctuée de grèves, de sit-in ou de barrages de routes, l'année 2011, qui a mis au grand jour les maux qui traumatisent depuis belle lurette la société tunisienne, aura été inéluctablement aussi celle de la vigueur démocratique. Certes, le moment n'est pas aux bilans et aux testaments car des tout petits aux plus grands, nos oreilles entendent une même musique. Seul le rythme diffère : où vas-tu passer la fête de fin d'année ? Comment vas-tu passer le réveillon ?
En effet, malgré les effets insoupçonnés d'une récession économique qui pousse bien des consommateurs à réviser leur budget et à resserrer les cordons de leur bourse et à mettre, théoriquement, une croix sur les loisirs, un grand nombre de citoyens, pour ne pas dire tous les Tunisiens, ont inséré dans leur agenda une place de choix à la fête de fin d'année.
A tout seigneur, tout honneur et tous âges confondus, les Tunisiens dérouleront, ce soir, le tapis rouge devant ce sacro-saint invité qui, régulier comme un métronome, narguera de nouveau les adeptes du grand somme, par l'animation qui l'accompagne.
Qu'importe la pénurie de gaz, de lait ou d'autres produits de base, on les voit, ces concitoyens, déambuler, sacs à la main, le long des grandes artères, dans les grandes surfaces et ailleurs, effectuant toute sorte d'achats, faisant la queue devant les pâtisseries, les boulangeries et les parfumeries pour emporter dans leurs emplettes le précieux butin qu'ils prendront un plaisir énorme à dilapider le temps d'une soirée. C'est qu'à pareille occasion et en dépit de l'humeur maussade qui plane sur le pays, il est impossible de se retenir et de lutter contre les pulsions de la fête et de la joie et de goûter aux délices préparées pour la circonstance.
Car, plusieurs jours auparavant, une grande somme d'énergie a été dépensée pour apporter le plus grand soin à la fabrication de gâteaux, à exposer finement des gadgets et toutes sortes de produits pouvant faire l'objet d'un beau cadeau.
L'effort consenti pour proposer aux connaisseurs et aux fins gourmets une palette de saveurs et de formes parfumées en une véritable symphonie de couleurs et de leur offrir la possibilité de déguster ces créations sucrées et salées qui égayent et régalent les convives à pareille occasion, n'est pas du moindre.
Ainsi, barbus, femmes voilées, portant le niqab ou celles décrites par notre cher président de safirat, se bousculent et jouent des coudes pour acheter des pâtisseries qu'ils vont consommer goulûment en famille pendant la soirée.
Car même ceux qui ont laissé pousser leur barbe, une fois qu'ils auront fini leurs ablutions et terminé leurs prières, magnifieront à leur façon la St Sylvestre. Peu orthodoxe pour des musulmans de célébrer une fête chrétienne dites-vous? Que nenni ! C'est tout simplement une succession ni ambivalente ni choquante pour un pays trois fois millénaire.
Ainsi, amants, tourtereaux, amoureux, fiancés ou simplement amis, leurs cœurs battront la chamade et les âmes vibreront comme le reste des peuples de la planète, pour échanger les vœux chaque année à date fixe... le 31 décembre ! Certes, d'aucuns estiment que, la St Sylvestre n'est qu'une mégafête commerciale où cadeaux, fleurs et dessous prennent le dessus, il n'empêche que pour d'autres, elle demeure une occasion obligée de s'arrêter et se dire ces mots doux qu'on ne se dit jamais assez, car on n'en trouve plus l'occasion.
Peu importe par ces moments la couleur ou la tendance. Les citoyens n'ont pas envie de contempler cette nuit, les majors de la politique s'affronter pour maîtriser le terrain. La Constitution, malgré son importance, ne sera pas l'objet de leur débat. Ben Jaâfar, Jebali et Marzouki ne seront évoqués que pour meubler des discussions trempées dans l'humour et la dérision. De même pour les revendications sociales qui perdront de leur superbe et des rivalités syndicales qui s'estomperont.
Car quand les frontières de la nuit du dernier jour de l'année tombent, elles proposent une nouvelle dynamique urbaine, plus festive, plus créative par les décorations de vitrines et l'éclairage adaptée à l'ambiance de la fête. Comme par enchantement, nos villes qui «sommeillent» dans leur bulle royale tout au long du reste de l'année se transforment en destinations festives capables de rivaliser avec les plus grandes villes réputées pour leur attrait ludique.
Même les sit-inneurs qui dorment toujours à la belle étoile ou sous leurs tentes de fortune goûteront à la joie de la fête. SMS, courriers et même des coups de téléphone, sans parler des visites de soutien, tout est bon pour conforter la « résistance » et lui apporter un peu de chaleur par un mercure à la baisse.
Au bout du compte, notre Président n'a-t-il pas demandé une « trêve » de six mois ? La nuit du 31 décembre sera certainement l'occasion tant espérée pour un top départ du nouveau pacte social et politique sollicité par Marzouki. C'est son vœu pour les six premiers mois de 2012, mais c'est aussi celui de pans entiers de la société. Il ne s'agit nullement d'un adieu aux armes, mais le Tunisien voudrait tellement aborder la nouvelle année avec plus de stabilité et par une note d'optimisme. De Gaulle ne disait-il pas «pessimistes et optimistes meurent de la même façon, mais vivent différemment». Et notre vœu pour le peuple tunisien est de vivre différemment avec optimisme. Si le 14 janvier, la révolution était le cadeau de Bouazizi au peuple tunisien, cette trêve sera peut-être un autre cadeau du début de la nouvelle année administrative. Bonne année 2012.


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