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A chacun ses arguments
ANC — Présentation de projets de Constitution
Publié dans La Presse de Tunisie le 29 - 02 - 2012

Séance plénière, tout au long de la journée d'hier, à l'Assemblée nationale constituante au Palais du Bardo.
A l'ordre du jour : la présentation par les chefs des groupements parlementaires représentant les différents partis politiques présents à l'ANC de leurs projets de Constitution.
Quelles sont les attentes qu'avaient les constituants de cette journée un peu particulière qui leur a permis de découvrir ce que leurs collègues se préparent à proposer? S'y sont-ils retrouvés ?
Comment réagissent-ils à la crise qui vient d'opposer l'Ugtt à Ennahdha et quelles solutions préconisent-ils pour que soit réinstauré le dialogue entre les deux protagonistes ?
A ces deux questions posées par La Presse, la plupart des constituants interrogés relèvent «qu'ils n'ont pas été surpris par les propositions avancées par Ennahdha à propos de l'adoption de la chariaâ en tant que source principale de législation, qu'ils s'opposent catégoriquement à ce que l'Ugtt soit attaquée injustement et ils appellent au retour d'un dialogue sérieux et profond entre la centrale syndicale et le gouvernement, au service des intérêts supérieurs des Tunisiens».
Une Constitution qui garantit la liberté à tous
Pour le constituant d'Al Aridha, Jedidi Sebouii, «le mouvement Ennahdha, dont le chef du groupe parlementaire a été le premier à prendre la parole et qui a parlé pendant près de 35 minutes, il ne nous a pas du tout surpris dans la mesure où nous l'avons toujours considéré comme un parti politique au même titre que les autres alors que ceux qui ont voté Ennahdha croyaient avoir choisi la doctrine islamique. Et Ennahdha nous a servi son discours coutumier appelant à ce que la chariaâ soit tenue pour source principale dans laquelle puisera le législateur tunisien».
Qu'en pensent la Pétition et ses constituants ? «Contrairement à Ennahdha, nous considérons que c'est la religion islamique et non la Chariaâ qui doit être élevée au rang de source principale de l'action de légiférer.
Notre ambition est que la prochaine Constitution traduise réellement les aspirations du peuple, réalise les objectifs de la révolution et soit une Constitution consensuelle, une Constitution pour tous les Tunisiens, une Constitution qui offre la liberté aux islamistes et à ceux qui ne partagent pas leurs orientations.
Quant à la guéguerre Ugtt-Ennahdha, je suis convaincu que l'escalade choisie par le gouvernement dont les membres multiplient les déclarations les plus invraisemblables révèle un manque d'expérience et de tact et démontre qu'Ennahdha a encore beaucoup à apprendre en traitant avec des organisations aussi importantes que l'Ugtt».
Membre de la commission constituante des institutions constitutionnelles et constituant élu sur les listes du CPR, Naceur Brahmi nous confie qu'il ne s'est pas retrouvé dans ce que le chef du groupe parlementaire d'Ettakatol a proposé. «Rien d'intéressant ne peut être retenu de son speech. Les autres interventions n'ont pas été appréciées par le constituant dans la mesure où elles ont porté sur des généralités communément partagées dans lesquelles il n'y a vraiment pas de substance ou de nouveauté. Cependant, l'intervention d'Ennahdha, et comme prévu, a mis l'accent sur la nécessité de puiser dans la Chariaâ pour légiférer. Pour le CPR l'idée développée par le secrétaire général Abderraouf Ayadi est que la Constitution à rédiger doit répondre aux aspirations et aux attentes de ceux qui ont fait la révolution et principalement la garantie des droits imprescriptibles à la dignité, à la liberté et à une vie politique développée digne des sacrifices des martyrs de la révolution».
Qu'en pense-t-il, lui, l'ancien cadre syndicaliste qui militait au sein du syndicat général de l'enseignement supérieur ?
«Cette crise, souligne-t-il, ne saurait être comprise en dehors des surenchères politiques qui marquent ces derniers temps le paysage politique national et elle ne résulte pas uniquement d'un différend sur des revendications soi-disant matérielles des ouvriers municipaux. A mon sens, il n'y a pas de plus logique que de soutenir des ouvriers lésés dans leurs droits légitimes et la révision de leurs primes ainsi que le respect des conventions et accords signés avec l'ancien gouvernement.
Mais une grève de quatre jours dans un secteur dont dépend la vie quotidienne des citoyens est peut-être assez exagérée parce qu'elle verse dans l'instrumentalisation politique.
En tant qu'ancien syndicaliste, je ne peux qu'appeler à faire prévaloir la voix de la raison et du dialogue et à préserver les intérêts supérieurs du pays. Ma conviction est qu'on ne peut avancer dans une ambiance de discorde et de confrontation».
Trois références à respecter
Cheikh Sadok Chourou, constituant nahdhaoui et membre de la commission constituante du préambule, des principes fondamentaux et de l'amendement de la Constitution, pense que «la séance plénière d'aujourd'hui (mardi 28 février 2012) constitue un signal fort à l'adresse de l'opinion publique pour lui indiquer que la Constituante est entrée dans le vif du sujet, à savoir l'élaboration de la future Constitution. L'on peut dire que les échanges d'aujourd'hui, entre les chefs des groupes parlementaires, constituent un bon démarrage puisque l'on a enregistré des points de rencontre et des points de désaccord entre les différents courants représentés au sein de l'Assemblée et ces questions ou divergences seront approfondies dans les réunions des commissions.
Pour ce qui est de la question relative à la chariaâ en tant que source principale pour légiférer, nous sommes d'avis à Ennahdha qu'il faut démarrer notre action à partir des trois référentiels suivants : le référentiel islamique de manière à ce que la chariaâ soit la source principale, le référentiel moderniste adoptant les valeurs universelles qui ne contredisent pas la religion islamique et le référentiel relatif à la pensée réformiste tunisienne».
Pour ce qui est de la crise Ennahdha-Ugtt, Cheikh Chourou fait part de sa conviction «que l'Ugtt constitue un partenaire essentiel dans la stabilité du pays et qu'il devrait y avoir des relations de coopération entre la centrale syndicale et le gouvernement».
«A mon sens, il n'y a aucune raison pour qu'il y ait conflit entre l'Ugtt et Ennahdha et la crise qui les a opposées n'avait pas de raison d'être».


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