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Les élections législatives et présidentielles dans un an
Consensus au sein de la Constituante
Publié dans La Presse de Tunisie le 23 - 03 - 2012

Il semble que les choses sont en train de se décanter sur la voie de la mise en œuvre d'une feuille de route, avec un échéancier bien défini, dans l'objectif de parvenir à un consensus propre à éclairer la voie à suivre au cours des prochains mois.
Aussi, une source informée et digne de foi souligne-t-elle qu'un consensus s'est dégagé autour de quatre questions importantes suscitant l'intérêt et le suivi des observateurs, des analystes politiques tunisiens et étrangers et de l'ensemble des citoyens qui suivent l'évolution de la vie politique nationale.
Il s'agit d'un engagement ferme de la part des forces politiques représentées au sein de l'Assemblée nationale constituante à ce que la rédaction de la Constitution soit parachevée avant fin 2012, ce qui revient à dire que le délai d'une année sur lequel ont convenu, avant les élections du 23 octobre 2011 plusieurs partis politiques, sera respecté.
Ensuite, les élections législatives et présidentielles qui interviendront deux ou trois mois après l'adoption de la future Constitution se tiendront durant la période allant du 20 mars au 9 avril 2013, avec une préférence de principe pour la journée du 20 mars pour sa portée symbolique évidente. L'on apprend aussi, dans ce même ordre d'idées, qu'un large consensus impliquant Ettakatol, le CPR et la «Kotla Dimocratia» s'est dégagé autour du choix du régime présidentiel aménagé, à l'exception d'Ennahdha qui demeure toujours attachée au régime parlementaire.
D'autre part, «l'article premier de la Constitution de 1959 sera maintenu tel quel», ajoute notre source. «La formulation de cet article suscite la satisfaction de plusieurs forces politiques représentées au sein de la Constituante. Et même au sein du mouvement Ennahdha, il y a des constituants qui sont pour le maintien de cet article», précise encore notre source. Le cas échéant, ledit article pourrait être enrichi en lui adjoignant expressément le caractère civil de l'Etat tunisien.
Quatrième volet sur lequel convergent les opinions de l'ensemble des forces politiques présentes sur la scène nationale qu'elles soient représentée au sein de la Constituante ou non : la reconduction de l'Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) qui est appelée à reprendre ses travaux, dans les plus brefs délais, sous la présidence de Kamel Jendoubi qui à déjà fait ses preuves en tant qu'architecte des premières élections libres, transparentes et honnêtes, dans l'histoire de la Tunisie, tenues un certain dimanche 23 octobre 2011.
Et l'on convient, également que l'Isie doit se mettre dès à présent à l'œuvre au vu de la date retenue pour les prochaines élections présidentielles et législatives, l'Instance étant appelée à commencer par l'actualisation des listes électorales, dans les plus brefs délais.
Pour ce qui est de la réforme des médias, l'on penche vers la mise en place de la Haute instance de la communication audiovisuelle dont la création a été proposée par l'Inric (dont la mission peut être considérée comme étant achevée) et pour l'application effective des décrets 115 et 116 déjà élaborés par l'Inric et que le gouvernement tarde à mettre en application.
Eviter les erreurs du 23 octobre 2011
Maintenant que l'échéance politique en vue de la migration définitive de la Tunisie vers la démocratie, que doit faire l'Union européenne pour concrétiser, effectivement, les promesses qu'elle ne cesse de nous faire miroiter depuis le déclenchement de la révolution du 14 janvier ?
«Nous avons besoin d'une aide financière directe et d'un soutien urgent. Ils voulaient la démocratie. Nous l'avons aujourd'hui après avoir réussi à élire une Assemblée constituante, à choisir librement le président de la République et à installer un gouvernement qui bénéficie de la confiance de l'Assemblée nationale constituante.
Qu'est-ce qu'ils attendent pour nous aider ? Nous avons appelé au rééchelonnement des dettes tunisiennes, à leur suppression purement et simplement ou à leur reconversion en aides au développement. Nous attendons toujours la réponse de nos partenaires», relève encore notre source.
Qu'en est-il de la montée du salafisme qui commence à inquiéter sérieusement les Tunisiens et quelle réaction face au phénomène de la fusion des partis, et plus particulièrement, face à l'initiative de Béji Caïd Essebsi qui devrait aboutir à la naissance d'un grand parti bourguibiste de centre ?
Pour la source informée qui nous a entretenus, à la faveur d'une rencontre, qui a groupé, hier soir, le président de la Constituante avec une délégation de journalistes étrangers venus tâter le pouls de la vie politique et voir où en sont les choses, «les salafistes ont l'impératif d'agir dans la clarté et dans le respect de la loi en vigueur. C'est vrai que la répression qu'ils ont subie durant la période Ben Ali les a rendus invisibles mais ils sont appelés à s'adapter à la nouvelle donne et à s'intégrer dans le nouveau paysage politique national avec ses différentes composantes».
Quant à la fusion des partis, «elle nous permettra d'éviter l'émiettement des listes et les hésitations des électeurs qui étaient divisés le 23 octobre 2011 devant les milliers des candidats qui se battaient pour gagner leur confiance».
1.600 listes étaient en lice, rappelle-t-on, lors des dernières élections. Raison qui explique, selon de nombreux observateurs, que 1,5 million d'électeurs ne se sont pas rendus aux urnes le jour des élections, faute de visibilité dans cet échiquier politique éclaté.


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