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Une affaire d'escroquerie à la Ponzi
Publié dans La Presse de Tunisie le 22 - 06 - 2013

Un vaste mouvement de foule a été observé, hier, devant la BCT et les locaux de la société où les clients de la société «Yosr Développement» ont réclamé la restitution de leur argent épargné chez la société, suite à des rumeurs indiquant la fuite de son président Adel Dridi. Ils ont réclamé également des explications sur le sort réservé à leurs fonds déposés auprès de cette société de crédits, qui varient entre mille et 300 mille dinars.
L'atmosphère était extrêmement tendue, empreinte de désolation et d'amertume, tant les épargnants floués, qui ont placé toutes leurs économies, étaient sur leurs nerfs.
L'affaire de ladite société suscite depuis hier une polémique qui remet en question la situation juridique et financière de la société et sa conformité aux lois ainsi que son immatriculation fiscale. Il s'agit d'un système, celui de «la pyramide de Ponzi», fondé sur des offres alléchantes qui consistent à placer de l'argent pour le voir proliférer. Un système frauduleux qui revient à attirer les investisseurs en leur promettant des taux d'intérêt gigantesques grâce à un capital apporté par les derniers arrivants. Cela fonctionne tant que la croissance des nouveaux arrivants est exponentielle, mais dès que le flux commence à ralentir, il y a problème et le fond n'est plus en mesure de servir les taux d'intérêt.
C'est un système fondé sur l'escroquerie, le propriétaire de la société n'est ni un intermédiaire en Bourse, ni un banquier, ni un assureur , il ne s'agit même pas d'essaimage ou d'autres formes d'entrepreneuriat.
Selon l'avis de l'économiste Zouhair El Kadhi, «Yosr Développement est une affaire d'escroquerie à la Ponzi. L'escroquerie n'est pas un phénomène nouveau dans l'histoire. Les plus connues sont celles de Charles Ponzi en 1920 et de Bernard Madoff en 2008. Cette fois-ci, c'est en Tunisie que l'affaire se passe et toujours avec la même méthode. Pire encore, plusieurs alertes ont été lancées: la BCT a publié un communiqué, les médias ont même alerté les gens et les autorités sur cette affaire. De plus, le dirigeant de «Yosr Développement» avait même été arrêté, interrogé, puis relaxé. A vrai dire, tous les ingrédients d'une affaire d'escroquerie y sont».
El Kadhi poursuit : «Les gens envoûtés par ses promesses et rassurés par sa capacité initiale à livrer les sommes qu'il devait, continuaient à affluer à tel point que la plupart n'ont pas demandé leurs «intérêts», mais au contraire ont continué à investir, quitte à s'endetter pour cela».
La méthode «Pyramide» consiste, en effet, à servir un rendement à un investisseur A directement grâce à l'investissement de B. Chaque dinar récolté était en réalité un dinar supplémentaire de dette et, pour pouvoir rembourser les investisseurs, il fallait toujours plus de participants à la base du «jeu», d'où le terme de pyramide. Seul le promoteur de l'opération et les premiers investisseurs sont gagnants. La base de la «Pyramide», c'est-à-dire les derniers arrivés, ne revoient pas leurs fonds. Les ressorts du mécanisme sont également et toujours semblables.
«Mécanismes semblables à des promesses de gains exceptionnels soutenus par une communication efficace et un motif de gain crédible (mais en réalité fallacieux) et à une source de financement extérieure au système lui-même, car celui-ci ne crée pas de richesse.
Au fait, la question qui demeure en suspens est : pourquoi ce phénomène se répète-t-il ? C'est un peu le reflet de la naïveté humaine parce que cette affaire était largement débattue et aurait dû amener les gens à retirer leur argent avant qu'il ne soit trop tard. Mais certains ne voulaient pas croire que la fête allait cesser», ajoute El Kadhi


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