Calendrier fiscal avril 2026 : toutes les dates à ne pas manquer !    Secousse sismique enregistrée à sidi bouzid    Horaires et diffusion : le face-à-face Tunisie – Canada en direct    À partir du 2 avril 2026 : les Tunisiens devront payer jusqu'à 15 000$ pour leur visa B1/B2    Entrée Sud : Le ministre annonce une accélération du rythme pour une livraison finale fin 2026    Banque centrale : taux maintenu à 7 % malgré la pression mondiale    Pierre Le Run, nouveau Directeur général de l'Union Internationale de Banques    Intempéries en Tunisie : vigilance maximale sur les routes    Mardi et mercredi : conditions extrêmes sur le nord et le centre    Remise de lettres de créance de M. Nabil Assaf, nouveau Représentant de la FAO en Tunisie    La scène musicale tunisienne en deuil : Décès du violoniste Amine Boudidah    L'Université de Gafsa et l'Ecole Normale Supérieure de Ouargla signent une convention de coopération    Forum des créatrices arabes 2026 à Sousse : la traduction au cœur des débats littéraires féminins    Hommage au Doyen Sadok Belaïd: Témoignage et dialogue entre Philippe Noiret, Bertrand Blier, Louis de Funès et Raymond Devos    Samsung Galaxy S26 Ultra embarque un nouveau codec vidéo pour réaliser des contenus de qualité professionnelle    Dhafer L'Abidine remporte le prix du meilleur réalisateur au Festival de Manchester pour son film Sophia    Watania Sports : diffusion expérimentale en marge des célébrations du 60e anniversaire de la Télévision tunisienne    Météo en Tunisie : nuages passagers, pluies abondantes attenues au nord    Titre    Quand se joue la demi-finale aller entre l'EST et Sundowns ?    Pionnière de l'océanographie tunisienne, la Professeure Founoun Chakroun est décédée    Mohamed Salah Ben Aïssa - Hommage à un maître; quelques vérités pour l'histoire    Tunisie : victoire convaincante pour les débuts de Lamouchi    Engrais: la guerre au Moyen Orient met à nu la fragilité de la Tunisie    La nouvelle direction de l'UGTT, conduite par Slaheddine Selmi, appelle à la reprise du dialogue social    L'effet Jaouadi ou le triomphe de l'excellence opérationnelle    Ce n'est plus la loi de la jungle, c'est pire, c'est la loi de Trump !    Salon des patients sous le thème 'Parlons santé, prévention, nutrition et bien-être' du 3 au 5 Avril 2026 à la Cité de la Culture de Tunis    LG Electronics confirme son leadership mondial sur le marché des téléviseurs OLED pour la 13e année consécutive    JAZZIT Festival 2026 : le festival de Jazz à Tunis de retour pour des moments musicaux intenses    Météo en Tunisie : temps nuageux, températures en baisse    Cette nuit, la France change d'heure : ce qui va concrètement changer    Décès de la journaliste Frida Dahmani : une grande figure de la presse tunisienne s'éteint    Décès de Frida Dahmani, correspondante de Jeune Afrique    Guerre en Iran et dans la région: éléments de décryptage    Le champion du monde tunisien Ahmed Jaouadi remporte la médaille d'or avec un nouveau record au championnat des universités américaines    Saison Méditerranée 2026 : Louis Logodin annonce une programmation culturelle franco-tunisienne    La Société des Transports de Tunis organise des sorties culturelles pour les écoles primaires    Le fenugrec ou helba: Une graine ancestrale aux vertus multiples    Mahmoud El May - Choc énergétique global : l'entrée dans une stagflation durable    Décès du journaliste Jamal Rayyan, figure historique d'Al Jazeera Arabic    "Monsieur Day", In memoriam    Abdelkader Mâalej: L'angliciste des services de l'information    Abdelaziz Kacem, en préface du livre d'Omar S'habou: Gabriem ou la tentation de l'Absolu    Secousse tellurique en Tunisie, au gouvernorat de Gabès ressentie par les habitants    Ahmed Jaouadi et Ahmed Hafnaoui brillent aux Championnats SEC : la natation tunisienne au sommet aux USA    La sélection tunisienne de judo senior remporte 11 médailles au tournoi international Tunis African Open    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Désalafisation non-stop des mosquées
Sécurité
Publié dans La Presse de Tunisie le 30 - 03 - 2014

Quelque 60 mosquées ne sont plus aux mains des salafistes. Cap maintenant sur le reste...
Les incidents qui ont émaillé le prêche de vendredi dernier dans une mosquée de Kairouan constituent sans doute un message fort aux salafistes, à savoir que leur «cavalier seul» dans les mosquées du pays commence à faiblir considérablement, sous les coups de boutoir des forces de sécurité intérieure. Celles-ci, jusqu'ici sur la défensive sous la Troïka qui «refusait» bizarrement cette confrontation, ont été enfin sommées de réagir, quitte à user de la force, dans le cadre d'une stratégie fraîchement élaborée, et visant la désalafisation des mosquées. Stratégie loin d'être improvisée et qui a été rendue inévitable par les dangers sans cesse croissants menaçant ces lieux de prière qu' Ansar Echaria a transformés, la passivité politique aidant, en chasse gardée où tout est permis : avalanche d'attaques acerbes contre les laïcs, dénigrement des agents de l'ordre, incitation à la haine, recrutement des partisans, organisation de convois de jihadistes à destination de la Syrie et de la Libye et... stockage d'armes, soit dans la pure tradition des terroristes et conformément à leur imagination cynique.
Soulagement
Aujourd'hui, heureusement, le laxisme (du pouvoir) l'a cédé à une superbe prise de conscience. Certes, celle-ci est venue tardivement, c'est-à-dire après trois ans d'impuissance frisant la complaisance. Toujours est-il que mieux vaut tard que jamais.
En effet, depuis l'avènement du gouvernement Mehdi Jomâa, c'est à un bras de fer «prometteur» que nous assistons, puisque, mine de rien, et selon des sources policières bien informées, quelque 60 mosquées ne sont plus aux mains des salafistes. Ceux-ci en ont été délogés, soit dans les règles de l'art et avec le consentement de leurs occupants, soit par la force. Toujours selon les mêmes sources, nos policiers, dans ce jeu du chat et de la souris, n'ont eu recours aux bombes lacrymogènes qu'en de rares occasions.
Sinon, le ministère des Affaires religieuses a réussi, sans fracas, à «imposer» ses imams, en remplacement des imams salafistes qui faisaient bruyamment campagne pour l'islam radical. Cette opération coup de poing, d'une ampleur sans précédent dans l'histoire de nos mosquées, a été d'autant plus salutaire qu'elle a suscité un profond soupir de soulagement auprès de la population pratiquante.
«Dieu merci, les mosquées retrouvent enfin leur quiétude», jubile A.M., 52 ans, non sans regretter d'avoir été poussé depuis deux ans à faire ses prières à domicile, «de crainte de subir le cynisme des salafistes qui régnaient en maîtres absolus sur la mosquée du quartier».
Pour S.M., 48 ans, «si j'avais boudé les prières à la mosquée, c'est tout simplement parce que je cherchais à sauver ma peau face à ces terroristes qui nous ont rendu la vie dure, soit parce qu'on n'a ni leur barbe, ni leur tenue afghane, soit parce qu'on n'assistait pas à leurs violents cours du soir. Bref, c'était la terreur au temps de leur règne. Pourvu qu'ils ne reviennent pas un jour».
Au suivant
Non, ils ne reviendront pas, oserions-nous répondre, non par euphorie, mais bel et bien en connaissance de cause. En effet, il est réconfortant de constater que la population, visiblement galvanisée par les derniers coups de filet policiers, ne tolère plus de présence de salafistes dans les mosquées. «Quitte à leur empoisonner l'existence», jure un anti-Abou Iyadh, sous le couvert de l'anonymat.
De surcroît, l'Etat semble fermement décidé à poursuivre, par tous les moyens, l'application de la stratégie de désalafisation des mosquées. Celle-ci, pilotée par les ministères de l'Intérieur, des Affaires religieuses et de la Justice et chapeautée par le chef du gouvernement en personne, tente maintenant de relever le défi, l'audacieux défi d'assainir le reste des mosquées encore sous domination salafiste et dont le nombre avoisine les 149, selon un dernier recensement officiel. Or, pour certaines sources sécuritaires, «ce chiffre est à réviser à la hausse, étant donné l'existence de centaines de mosquées non encore recensées et qui seraient des fiefs terroristes».
De toute façon, loin des jeux arithmétiques, une chose est certaine : l'Etat est embarqué, à corps perdu, dans cette formidable campagne d'assainissement des mosquées qui, nous en sommes persuadés, continuera de faire mouche.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.