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Les terroristes sont impardonnables
Opinions
Publié dans La Presse de Tunisie le 23 - 07 - 2014


Par Abdessattar LATRECH
En l'an de grâce 1935, Paul Misraki avait écrit et composé une chansonnette intitulée «Tout va très bien Madame la Marquise». Qui a été interprétée et enregistrée par l'orchestre de Ray Ventura, l'oncle de Sacha Distel. Quatre-vingts ans plus tard, ce bijou demeure d'actualité. Car si le majordome de Madame la Marquise la rassure en lui débitant un chapelet de RAS, il lui glisse néanmoins une longue liste de catas ! Et c'est un peu ce qui se passe chez nous, sur le sol béni de notre patrie. Où tout part à vau-l'eau, alors que certaines parties essayent de nous faire croire le contraire. Et qu'en remettant les clés de La Kasbah à Mehdi Jomâa, ils ont laissé le pays en bonne santé... Alors que le Triangle du Vaudeville (lisez la Troïka) l'a placé au cœur d'une nouvelle version du Triangle des Bermudes ! En plein désarroi, au bord du gouffre, et sur le point d'imploser.
Toutefois, il importe de reconnaître que ces «Troïkistes» sont machiavéliques, et qu'ils ont tracé une ligne de conduite basée sur la ruse, et non l'intelligence.
Certes, ils ont pris le pouvoir par la voie des urnes en exploitant la misère d'une certaine frange de la population. Et en distribuant des liasses de dinars à tous ceux qui voteraient pour eux. Mais, au fait, d'où provenait cette manne satanique ? Qui leur a donné tout cet argent qui aurait dû aller dans les caisses du Trésor, et non dans les poches des apparatchiks ? Des cousins, des neveux, des gendres, etc.
Mais passe pour cet argent sale et puant, car ce qu'ils ont ensuite fait est horrible ! Et ne correspond point à l'image du Tunisien normal, qui se veut être avant-gardiste, proche de ce creuset de la science, de la culture et des arts qu'est l'Europe.
Et c'est à partir de ces lieux sacrés que sont les mosquées qu'ils ont séparé en deux les citoyens tunisiens. D'une part, ceux qui adhéreront à leur cause et qui iront sans escale au Paradis, et puis les autres incroyants qui seront punis sur terre, derechef, sans attendre de pointer en enfer !!! Sur ce chapitre précis, les prêcheurs ont eu la partie facile. Pour ne pas dire davantage. De la sorte, ils ont pu enrôler en toute quiétude ces centaines d'écervelés pour les envoyer combattre en Syrie et dans les environs. Alors que ce jihad n'a aucun sens ! Ni aucune justification. Non, non, il se pourrait qu'il y en ait une...
Oui, les rescapés de ces «moudjahidine» pourraient à leur retour — s'ils parviennent à dribbler les balles des forces loyalistes — constituer une force de frappe surentraînée dans la guérilla pour s'opposer à l'armée tunisienne !!!
A mon humble avis, il ne faut en aucun cas pardonner ces mercenaires. Ni croire en leur repentir, tant il est vrai qu'un loup ne se transformera pas aussi facilement, comme on veut nous le faire croire, en une brebis repentante.
Pire que cela, les autorités connaissent l'identité des recruteurs qui évoluent à visage découvert. Les ont-ils arrêtés ? Est-ce que les prêcheurs ont été inquiétés ? Non, bien sûr que non ! Parce qu'ils sont couverts par qui vous devinez. En prévision des jours à venir, et c'est ce proche avenir qui compte le plus pour le leader de cette infamante Troïka de piètre acabit.
En effet, nous ne saurons oublier que c'est la Troïka qui a fait le lit du terrorisme en Tunisie ! Depuis Ben Ali, qui a sauvé la tête de Ghannouchi, mais qui s'est ensuite rattrapé en massacrant le groupe de Soliman. De retour sur le sol natal après des vacances dorées en Angleterre, Ghannouchi a, au vu et au su de toute la planète, fait l'éloge de ces islamistes qui entendent bouleverser le mode de vie des Tunisiens. Tenez, même les innommables phalanges de la pseudo Ligue de protection de la révolution ont été conviées avec les honneurs dans les salons du palais présidentiel... Comme il convient de souligner que c'est bien grâce à la mansuétude du ministre de l'Intérieur, Ali Laârayedh, que Abou Iyadh court toujours. Tout cela nous a amenés au point où nous en sommes !
Avec une nouvelle tuerie sauvage qui a coûté la vie à quinze valeureux soldats, et plusieurs blessés graves. Est-ce au nom de l'Islam que ces terroristes ont liquidé autant de musulmans ? Ou bien pour servir la cause de certains bâtards sans foi ni loi ? Des utopistes qui n'ont aucun sens de la réalité dans laquelle nous vivons.
Le Tunisien croit en des lendemains meilleurs, même si le quotidien est plutôt obsur, voire morose. C'est pour cela qu'il a tourné le dos à ces magouilleurs, obnubilés par des images du passé. Un passé à jamais révolu !
Des mesures s'imposent
Dimanche dernier, Mehdi Jomâa a pris d'importantes mesures pour contrer la déferlante terroriste qui nous menace. C'est bien, mais il faudrait faire plus que cela pour nous épargner une nouvelle coulée de sang.
D'abord en muselant quelques députés sans vergogne qui veulent donner un double sens au terme si évident de terroriste. Non messieurs-dames, le terroriste est un tueur qui frappe aveuglément, sans discernement. Il faut donc l'abattre avant qu'il me, ou vous, tue ! Sans chercher à connaître les causes qui l'ont amené à embrasser cette spécialité.
Le terroriste est un assassin qui ne mérite en aucun cas de respirer l'air qui m'entoure. Tout comme celui qui l'assiste en le logeant.
Ces «assistants», qui ont fêté à leur manière révoltante le massacre de nos soldats, eux aussi méritent avant toute chose d'être déchus de la nationalité tunisienne. Ils n'en sont pas dignes ! Et j'espère bien qu'ils seront lourdement châtiés sans pitié.
Avant de clore ce douloureux chapitre j'aimerais évoquer la question du niqab intégral. Ce mode d'accoutrement importé qui ne sied guère à nos coutumes représente un danger réel. Car on ne sait point qui se cache en dessous. A preuve, Abou Iyadh a fui de la mosquée El Fath grâce à ce voile fantômatique. Le niqab est si dangereux qu'on ferait bien de l'interdire. Au cas où...
Malgré tous ces avatars, je crois en la Tunisie de demain. Mais que ceux qui ne sont pas de cet avis n'ont qu'à aller vivre sous d'autres cieux. C'est alors à ce prix qu'ils connaîtront la vérité. Qu'ils s'apercevront trop tard de l'abîme dans lequel ils ont plongé, sans espoir de retour. Un retour que je ne souhaite pas, car ils vivront un calvaire sans fin ! Rien qu'au souvenir des balles qu'ils ont tirées dans le dos des Tunisiens. Cela est impardonnable!


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