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Aveux extraordinaires
Opinions
Publié dans La Presse de Tunisie le 29 - 09 - 2014


Par Khaled El MANOUBI(*)
«Témoignage» de Hédi Baccouche diffusé par une télévision du Golfe le 31 août 2014. a) Selon le «témoin», le président Chirac considérait que «Ben Ali est une créature américaine». Et quels personnages trouve Baccouche pour tenter de contredire cette affirmation? Lui-même d'abord comme héros de l'indépendance nationale et un ministre algérien le considérant, toujours lui Baccouche, comme garant de cette pureté nationale! Sauf que lui-même a été prêté par Bourguiba à Ben Ali. b) L'autre comparse empruntée de l'affaire, Habib Ammar, a rapidement été dessaisi du ministère de l'intérieur. Et dans sa résidence devenue surveillée, il dira à Baccouche, rapporte celui-ci: «C'est déjà mon tour, ce sera bientôt le tien». c) Autres interventions étrangères. Pour Baccouche, il y a des laïcs dans le gouvernement et ailleurs. Sauf que les adeptes de la laïcité ou de la sécularisation sont d'abord des démocrates, ce qu'un Mohamed Charfi par exemple n'était pas. Pour la même raison, il n'était pas à gauche, tout comme notre Baccouche. Toujours est-il que ce dernier admet «qu'à travers eux et sous couvert des droits de l'Homme, les puissances étrangères faisaient des ingérences», non pour faire progresser ces droits mais au contraire pour les faire reculer afin de mieux apprivoiser nos dictateurs et, à travers eux, les intérêts du peuple. d) La politique est le seul domaine de la vie et de la nature où les apparences trompeuses peuvent compter à condition, tout de même, de sauver les apparences. Or Ben Ali n'a épousé Leïla Trabelsi qu'en 1992 et Baccouche est formel quant à la cohabitation d'un président encore marié avec sa maîtresse dans une résidence présidentielle et même dans une nouvelle résidence aménagée avec les deniers publics! Interloqué, le journaliste qui interroge Baccouche voit ce dernier -dont le devoir consistait alors à tancer son président- justifier l'injustifiable sous prétexte que ça s'est fait ailleurs dans le monde!. e) Baccouche avoue qu'il n'est point homme d'Etat mais une comparse à l'action alors inavouable: après avoir promis formellement à Rached Ghannouchi la reconnaissance du parti Ennahdha en 1988, Ben Ali, dit-il, renonce sans raison à cette reconnaissance début 1989. Conclusion: Baccouche, la comparse, comme son maître Ben Ali, n'a aucune parole politique. f) Retour de Baccouche à la litanie chimérique de l'entourage («bitana») qui aurait rendu maléfique et Bourguiba et Ben Ali. A cet égard, évocation de l'accusation de socialiste faite notamment par Kamel Letaïef pour se débarrasser de Baccouche. Ici c'est Ben Ali qui agit en connaissance de cause et non la «bitana». Du reste, l'accusation est on ne peut plus exacte parce qu'elle est fausse. Nouira n'a-t-il pas mis à ses côtés le Baccouche traité par lui de socialiste? Mais celui-ci n'est pas plus socialiste que Ben Salah qu'il a relayé. Bas fonds de la politique où les rôles sont faux tout comme la fameuse «ouverture» de Ben Ali. Dans ces jeux de rôles de la déjà ancienne bande des quatre, ne pas oublier que les Américains ont nécessairement tout dévoilé au seul Ben Ali et non, par conséquent, à Letaïef ou à quiconque. Du reste ce dernier a déclaré qu'il a été mis dans le secret par Ben Ali quelques jours avant le 7 novembre et qu'il a été chargé d'en informer les Algériens. Lesquels étaient mis dans le coup par les Américains bien avant.....
Dans son témoignage diffusé le 07 septembre 2014, Hédi Baccouche confirme le rôle de comparse (de Ben Ali )de Kamel Letaïef: «Il ne s'est fait ni beaucoup d'argent -comme les proches de Ben Ali- ni devenu ministre». Surtout, il contrevient à la vérité: bien que se sachant simple comparse prêtée, il ose affirmer qu'il n'a jamais désespéré, 21 années durant, d'être rappelé...par Ben Ali! Lequel l'a constamment et soigneusement ménagé pour, dit-il, mieux le mettre sous l'éteignoir. Et il ose, dès les premières heures du 15 janvier 2011, pouvoir jouer un rôle avec la révolution populaire en compagnie d'une nouvelle bande des quatre, à savoir les plus hauts dignitaires du régime de Ben Ali: Mohamed Ghannouchi, Foued Mebaza, Hamed Karoui et lui-même! Il ose même affirmer de façon péremptoire que le modèle de développement de Ben Ali- celui-ci il a fait presque 5% de croissance-est insuffisant, alors que Mebazaâ, en tandem avec Essebsi, a fait passer la croissance de +4% à, tenez vous bien, -5%(négative)par voie de sabotage caractérisé (voir notre article du journal La Presse du 3 février 2014)!Enfin, Baccouche reconnaît qu'il a falsifié les élections législatives même s'il y incrimine en parti les «bureaux de vote locaux et régionaux» alors que le système est intégralement contrôlé et verrouillé. Ces élections ont tout de même rapporté à Ennahdha 18% des suffrages mais sans le moindre député compte tenu du mode de scrutin. Dans l'ultime séance diffusée le 14 août 2014 par une télévision du Golfe des «témoignages « de Hédi Baccouche, celui-ci étale sa frénésie contre-révolutionnaire. Qu'on en juge. Il a cru, du 15 au 21 janvier 2011, servir de mentor pour Mebazaâ et Mohamed Ghannouchi en préconisant lui, « le tombeur »-il est vrai prêté- de Bourguiba, et de ressusciter le parti de Bourguiba sous la présidence de Mustapha Filali et d'organiser des élections présidentielles dans les deux mois afin de court-circuiter la révolution. Filali est vite rappelé à l'ordre par le « maître à penser » de Baccouche, à savoir Ben Salah, lequel préconise une instance de protection de la révolution présidée par Mestiri-le 3ème dans l'ordre de succession pour Bourguiba après Nouira et Mzali-.Baccouche et Ben Salah déchanteront lorsque le peuple de la Kasbah 2 imposera l'élection d'une Constituante. Aujourd'hui, et pour Baccouche, la Constitution déjà votée n'existe plus avec la formation du gouvernement Mehdi Jomâa. Il agite les épouvantails largement imaginaires de la banqueroute et du terrorisme pour stopper la transition démocratique. Baccouche reconnaît tout de même implicitement le sabotage perpétré par des administratifs de l'ancien régime. L'enregistrement de l'émission a probablement été fait avant l'adoption de la loi électorale car Baccouche appelle de ses vœux non un scrutin de liste mais un scrutin individuel «plus démocratique(!?)»: les hommes de l'ancien régime étaient bien sous les feux de la rampe des décennies durant alors que les hommes du peuple étaient, au propre comme au figuré, à l'ombre. La démocratie naissante appelle la proportionnelle(de listes) pour mieux associer les différentes sensibilités et pour assurer la prépondérance du politique véritable parce qu' issu réellement de la vision du peuple.
(*) Ancien doyen et professeur émérite d'économie politique.


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