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Entre mécontentement et satisfaction
LEGISLATIVES 2014 - Les partis politiques s'expriment
Publié dans La Presse de Tunisie le 27 - 10 - 2014

Les Tunisiens ont voté hier aux législatives, avec un taux de participation avoisinant les 60% pour 65% des bureaux de vote. (Au moment où nous mettions sous presse). Certains politiques ont qualifié cette journée «d'historique» tandis que d'autres se sont focalisés sur le taux pratiquement faible de participation des jeunes ainsi que les nombreux dépassements.
Nous avons approché des candidats et des dirigeants de partis qui ont commenté et évalué ces élections du 26 octobre 2014.
Pour Bochra Belhaj Hmida, candidate de Nida Tounès dans la circonscription de Tunis 2 : «Cette journée a été calme et sereine, mais marquée par moins d'enthousiasme en comparaison avec les élections de 2011». La candidate constate, par ailleurs, «la désaffection des jeunes qui ne se sont pas retrouvés ni dans le paysage politique, ni dans le discours des partis, fond et forme confondus».
Que de dépassements !
De son côté, Riadh Ben Fadhl, directeur de la campagne du Front populaire, ne cache pas son mécontentement en raison des nombreux dépassements qui ont jalonné cette journée électorale, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays. Et il n'hésite pas à les énumérer : «A l'intérieur du pays et dans le bureau de Bab Souika, par exemple, un de nos camarades a eu la mauvaise surprise de voir que quelqu'un d'autre a signé devant son nom et à sa place, ce qui ne peut se faire sans la complicité de l'un des assesseurs de ce bureau de vote».
Ajoutant que : «L'Isie a complètement failli au niveau du système informatique, notamment concernant les électeurs inscrits qui n'ont pas trouvé leur nom. Beaucoup de partis se sont permis de violer la loi électorale en faisant de la propagande partisane devant les bureaux de vote : certains observateurs munis de badges et arborant des tee-shirts de leur propre parti ont agi de façon à influencer le vote des citoyens. On les a même vu en grande discussion avec des directeurs de bureaux de vote. Au Kef, à Kesra, des personnes âgées sont entrées avec les bulletins de vote en bonne et due forme, portant le tampon de l'Isie dans les quatre coins du dos de la feuille. Donc, il s'agit le plus probablement de faits commis par certains observateurs partisans.
A Ben Arous, le parti Al Joumhouri a fait du tractage devant le bureau de vote de Hay Ennasr. A Sfax 2, au bureau de Hay El Habib, Nida Tounès et Ennahdha n'ont pas hésité à faire de la propagande partisane. A Bizerte, à l'école de la rue de Grèce, le directeur du bureau a chassé les observateurs. Dans la circonscription de La Manouba, le directeur du bureau d'Al Habib de Tébourba a quitté son poste et a été remplacé par un partisan d'Ennahdha, etc.
A l'extérieur du pays, les électeurs soit n'ont pas trouvé leur nom alors qu'ils sont inscrits, soit ils ont été promenés d'un bureau de vote à l'autre. Exemple : en Italie, notre camarade, tête de liste du Front populaire, a été expédié de Ravenne à Gênes, 400 km plus loin. Un autre camarade a été expédié du bureau de Sicile à Milan. En France, à Lyon et à Toulouse, c'était aussi la pagaille. Bref, nous avons relevé toutes ces infractions que nous avons consignées avec beaucoup de minutie afin de déposer plainte auprès du Tribunal administratif».
«Historique !»
Au-delà des dépassements et autres infractions, certains hommes politiques et autres partisans considèrent que ces élections législatives sont «historiques». Car, tel que le souligne, ici, Mohamed Bennour, porte-parole d'Ettakatol, «il s'agit d'une victoire de la démocratie, puisque c'est la première fois dans l'histoire du monde arabo-musulman, que des élections sont organisées sans que les résultats soient connus d'avance. Voilà un acquis à renforcer et à défendre par toutes les forces démocratiques».
Et d'ajouter : «Certainement qu'il y a eu des dépassements, mais il est du devoir des patriotes de propager la culture démocratique et le respect de l'autre et de l'adversaire. Il y a eu également des provocations condamnables, mais l'essentiel c'est qu'il y ait, après l'annonce des résultats, de bons perdants et de bons gagnants et qu'on ne tombe pas dans la provocation. Et là la responsabilité des partis qui l'emporteront est immense en ce sens qu'ils doivent rassembler les Tunisiens et non les diviser.
Maintenant, si l'UPL remporte des sièges à l'Assemblée des députés du peuple, je dis que c'est une offense aux Tunisiens d'autant que l'origine de la fortune de son président est inconnue».
Désaffection des jeunes
Ce qui a frappé Mohamed Hamdi, candidat de l'Alliance démocratique dans la circonscription de Médenine, c'est la désaffection des jeunes pour ces élections législatives : «C'est un indicateur négatif, les jeunes n'ont pas participé en masse car ils semblent bien désabusés».
Férida Laâbidi, candidate d'Ennahdha dans la circonscription de Kairouan, est, elle, satisfaite de l'atmosphère dans laquelle se sont déroulées les législatives, estimant que «l'ambiance et les conditions sont acceptables, malgré les infractions enregistrées, notamment les tentatives d'influence des électeurs et certaines agressions constatées, sans compter, du côté de l'Isie, l'ouverture tardive de certains bureaux».
Et de saluer la société civile et les observateurs nationaux «qui ont fait un travail remarquable», selon elle. Et de saluer également le peuple qu'elle juge «responsable et à la hauteur de l'événement».
Mohamed Abbou, secrétaire général du Courant démocratique, est clair : «Au-delà des enjeux électoraux, ces législatives représentent le passage de l'étape de la transition à celle de la stabilité dans un cadre démocratique. Mais pourvu que les différentes parties qui seront au pouvoir accomplissent leur devoir et qu'une opposition sérieuse fasse le sien, cela au service de la Tunisie sans retomber dans les batailles et tiraillements qui ont marqué les trois années précédentes».
Concernant les abstentionnistes, entre autres les jeunes, qui n'ont pas accompli leur droit et devoir de vote, Mohamed Abbou commente: «Que ceux qui ont déserté les urnes nous épargnent dorénavant leurs critiques surtout qu'ils avaient l'occasion de choisir et d'agir».
Enfin, quant aux résultats des élections, la majorité des interrogés affirment qu'ils les accepteront. Mohamed Bennour, d'Ettakatol, précise : «Nous attendons les rapports des ONG et des observateurs qui ont surveillé les élections, en fonction desquels nous fixerons notre position».
Férida Laâbidi, d'Ennahdha, souligne : «Si les dépassements constatés n'influent pas sur les résultats, nous les accepteront sans problème».
Mohamed Abbou relève que «quelles que soient les conditions et malgré les infractions de la campagne électorale, dont notamment l'argent sale, et l'absence de contrôle par l'Isie, qui devrait éliminer les listes en question, nous n'émettons pas de doutes sur l'ensemble des élections. Notre souhait c'est de passer à l'étape de la construction et de l'édification de la Tunisie».


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