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Prix Nobel de la Paix 2011-quelle déception !
Publié dans Leaders le 18 - 10 - 2011

Le jury du Prix Nobel de la Paix pour 2011 a décerné ce prix à deux dames libériennes dont l'une, Ellen Johnson Sirleaf, actuelle présidente du Libéria et l'autre qui a prôné, pendant le guerre civile dans ce pays, la grève du sexe et à une militante yéménite, jusqu'ici, une illustre inconnue. Il a passé outre la Tunisie, pays qui a déclenché le printemps arabe.
En tant qu'ancien Président de l'Association d'amitié Tunisie-Suède pendant plus de dix ans, je ne saurais laisser passer sous silence une telle décision si injuste à l'égard de mon pays, déclencheur de la première Révolution du XXIème siècle, une Révolution qui a secoué le monde arabe et s'est propagée comme une traînée de poudre en Egypte, au Yémen, au Bahrain, en Libye et maintenant en Syrie. Ses ondes libératrices dépassent même le monde arabe pour inspirer les militants des droits de l'homme et les masses assoiffées de liberté et de justice dans le monde entier, y compris à Wall Street.
Je voudrais ici poser deux questions : Comment est-il possible qu'un Comité composé de « sages » et de personnes supposées être bien informées et objectives a-t-il pu commettre une telle erreur de jugement ? Pourquoi le silence de nos amis suédois ?
A la première question, il est légitime de penser que les membres du jury du Prix n'étaient pas si mal informés sur un des événements les plus importants de ce début du siècle. Certes, la Révolution tunisienne n'a pas eu de leader, à la différence de Lech Walesa en Pologne durant les années 80. Mais un symbole comme Mohamed Bouzizi, auquel un monument a été levé à San Francisco en Californie, méritait d'être retenu et honoré. Est-il possible que les membres de ce Comité aient vu un danger dans le tsunami politique et économique tunisien ? Un danger à leurs intérêts et à ceux de leurs amis ? Un danger que le monde arabe se réveille ? Et défende lui aussi ses intérêts ? Donc ce n'est par ignorance que les membres du Comité ont dénié le Prix à son candidat naturel, la Tunisie.
A la deuxième question, je n'ai pas de réponse mais une amertume. Qu'un pays aussi attaché aux droits de l'homme et aux libertés publiques que la Suède ne réagisse pas à cette absurdité me laisse personnellement sidéré et déçu. Est-il possible que les éléments d'extrême-droite exercent dorénavant davantage de pressions sur l'opinion publique suédoise, et plus généralement scandinave, pour faire taire nos amis ? Est-il possible qu'étant européens, les suédois ne voient plus les grands mouvements qui soulèvent le reste du monde, même ceux qui se produisent aux portes de l'Europe comme en Tunisie ?
Le grand risque pour les promoteurs du Prix Nobel de la Paix c'est que des décisions comme celle de 2011 ne lui fassent perdre sa crédibilité et le grand symbole qu'il devait représenter aux yeux du monde. Quand des hommes, des femmes et des enfants sont en train de tomber sous les balles de régimes aussi répressifs et sanguinaires que le sont l'ancien régime libyen et l'actuel syrien, sans soutien moral des défenseurs des droits de l'homme et des libertés comme le jury de ce Prix est supposé l'être, cela est déconcertant et déroutant.
Faire tomber des dictatures de fer comme la dictature tunisienne qui, pendant des décennies, a opprimé, torturé, verrouillé, spolié et subjugué n'était pas chose facile ni ordinaire. Ne pas le reconnaître et le saluer est une démission impardonnable. Il faut espérer, qu'à l'avenir, les membres du jury de ce Prix se rattraperont pour reconnaître leur erreur et se racheter devant l'histoire. Ne pas dénoncer cette faute morale, ce manque de lucidité, ce manquement aux droits élémentaires de l'humanité serait inacceptable. Je ne sais pas si l'Association d'amitié Tunisie-Suède continue d'exister et de mener des activités mais en tant qu'ami de longue date de ce pays merveilleux qu'est la Suède, pays de Dag Hammarskjöld et de Gunnar Myrdal, je ne peux pas me taire et laisser cette erreur de jugement passer sans conséquence.


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