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La crise est aussi dans les assiettes
50% de recettes en moins pour la restauration dite festive
Publié dans Le Temps le 26 - 01 - 2010

Crise économique oblige, les Tunisiens vont de moins en moins aux restos. Si la restauration rapide s'en sort, les consommateurs boudent, en revanche, ce qu'on appelle la restauration festive, le soir, le week-end, et peut-être même le midi. C'est que les restos sont -ils devenus trop chers pour nos Tunisiens ?
Les Tunisiens sortent moins. Les plus fortes réductions budgétaires concernent les sorties au restaurant, auxquelles 50% des consommateurs disent consacrer un budget moins important qu'avant. Le constat est du même ordre pour les sorties dans les bistrots et dans les discothèques.

Avec la crise, certains Tunisiens peinent à joindre les deux bouts. Plusieurs renoncent aux petits extras dont la restauration. Ils montrent bien plus sensibles aux prix. Ils réduisent leur thermostat. Ils vont moins aux restos. Sami, un habitué des restos chic est obligé à renoncer à ses habitudes " C'est la crise. J'ai diminué ma fréquentation dans les restos. Ma bourse ne me permet plus de sortir qu'une fois tous les quinze jours. C'est dur mais il faut être réaliste dans la vie surtout que j'aie une grande famille à nourrir. Cela me coûte beaucoup de fric. " Mehdi cadre dans une société ajoute " Je préfère rester chez moi que d'aller dans un resto en cette période glaciale. On nous propose toujours les mêmes mets. Les menus sont parfois inabordables. La note est souvent salée ". Il est vrai que certains adeptes de la bonne bouffe ont moins d'argent en ce moment (c'est ce qu'on appelle la baisse du pouvoir d'achat) et ils ne peuvent plus réserver un grand budget pour aller le week end au resto. Crise oblige, ils se replient dans leur foyer. La bulle domestique voit même se développer de nouveaux usages comme la restauration à la maison. " Un kg de daurade me revient 15à 20 dinars chez moi alors que je dois payer le triple voire plus dans un restaurant " estime Ali qui préfère passer le week end chez lui avec ses amis. Ceci n'empêche pas que les bons vivants ne reculent pas pour passer de bons moments dans les restos et déguster les bons poissons et les fruits de mer
La montée de la restauration rapide
La sortie au restaurant s'inscrit comme une activité de loisirs à part entière : expérience culinaire et d'ambiance, découverte, partage. De nos jours, la crise économique touche de plein fouet les restaurants avec souvent une baisse de chiffre d'affaire " En ce temps maussade nous dit un chef de cuisine à Hammamet, nos restos ne sont pas complets. Il est vrai que plusieurs habitués qui nous visitent deux fois par semaine ne viennent que le week end. C'est cher pour certaines bourses." Pour d'autres, ils continuent à recevoir leurs clients fidèles. C'est le cas d'un restaurateur à Hammamet Sud qui paraît donc épargné. " Pour le moment, je ne ressens rien de particulier dans mon activité. Peut-être que ça viendra plus tard. " Selon lui, son entreprise est bien accrochée au marché. " Nous proposons des menus dans toutes les gammes de prix, c'est comme ça que je fonctionne depuis des années. J'ai des clients qui ont beaucoup de moyens et d'autres qui en ont un peu moins. Mais ils viennent toujours. " Il est vrai que les gérants de restaurants rivalisent d'inventivité pour résister et garder leur clientèle qui diminue comme peau de chagrin à défaut d'en trouver de nouveaux. Dans certains restaurants, les cartes présentent des menus à prix réduits. " Une situation qui n'est pas fort reluisante. déclare un gérant de Tunis. Et dans ces conditions, j'étais obligé de diminuer mon effectif en attendant le retour de l'activité " Un son de cloche partagé par beaucoup de gérants de restaurants qui sont inquiétés par les conséquences de la crise. Les consommateurs, en ces temps de baisse du pouvoir d'achat, délaissent les restaurants traditionnels de moyen gamme (service à table) pour privilégier les chaînes de restauration rapide: les fast-food, les croissanteries, les bistrots ou encore les pizzerias où les produits sont à emporter. Cette crise économique s'avère, une aubaine pour la restauration rapide qui va pouvoir mettre en exergue les prix de ses menus. Seif boude le restaurant classique pour aller le soir dans une pizzeria " Je privilégie les formules de restauration à petit prix dit-il. Je mange bien et à un prix abordable. Avec quatre enfants, je n'en ai plu "

Les restos low cost !
Les restaurants essaient d'imaginer plusieurs formules pour maintenir leurs commerces en activité. Ils ont plutôt intérêt à mieux soigner leur cuisine. Des plats mieux garnis, des produits de meilleure qualité, un effort de présentation. La solution passe par le système de soldes ou de promo. A Yasmine Hammamet, un business est en train de tirer son épingle du jeu en temps de crise : les restos low cost. A bas prix : un menu à 10 à 12 dinars !Le concept fonctionne bien. Ce menu anti- crise comporte une entrée, un plat principal, et un dessert. Des plats qui varient "selon l'humeur du chef", mais qui laissent toujours plusieurs options au client. " La crise a cassé notre rythme habituel. Elle ne nous a pas non plus ôté le sourire, c'est sûr " nous précise le gérant du resto. On a plus de clients, mais ils consomment un peu moins. "Ces contre-performances ont débuté avec la crise, forçant certains restaurants à multiplier les menus "anti-crise" moins chers que les menus traditionnels. Des mentions soldes sont aussi apparues sur les façades de certains restaurants, une première pour le secteur. Des happy hours sont proposés dans certains restos pour la consommation des boissons. Bref, tous les moyens sont bons pour relancer la machine et booster les ventes en cette période froide. Pour avoir des clients, il faut certes travailler, innover et s'adapter à la conjoncture. Malgré cette crise, de nouvelles enseignes sont en train de s'ouvrir. La conjoncture actuelle n'explique pas tout et ce n'est pas une excuse pour que les assiettes de nos restaurants restent vides sans leurs clients.


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