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"Le Pakistan dans la tourmente ! "
Mémoire du temps présent
Publié dans Le Temps le 22 - 04 - 2010

Le Pakistan vient de tourner la page du régime d'exception établi depuis une dizaine d'années, pour causes de troubles latents et coups d'Etat successifs, pour revenir au Système de la démocratie parlementaire hérité de la présence coloniale britannique en 1947. Est-ce le bon choix, et le bon moment ?
En fait la doctrine classique et les politistes estiment majoritairement que le Régime parlementaire est le plus "démocratique" des systèmes parce qu'il donne une certaine ascendance au législatif sur l'exécutif. Dans ce système c'est la majorité parlementaire qui désigne le Chef du gouvernement, et donc ceux qui ont en charge le pouvoir exécutif. La magistrature suprême que ce soit en Monarchie ou en République se voit doter d'une autre vocation : celle d'assurer la souveraineté et la pérennité de l'Etat, sa continuité, et de sauvegarder les institutions et leur bon fonctionnement.
Depuis le "bill of rights" de 1689, la Grande Bretagne constitue la référence cardinale de ce système qui s'est propagé un peu partout en Europe Occidentale.
Mais ce système peut présenter des inconvénients majeurs surtout en période de guerres ou de crises graves parce que fragile. Il évolue sous la pression des événements vers le renforcement des prérogatives de l'exécutif et s'achemine inexorablement vers un système plus présidentialiste. Cela a été spécialement le cas de la 4ème République en France qui a évolué après la libération, avec le général De Gaulle, vers la 5e République, avec un système mixte mais qui donne la prééminence au Président de la République élu au suffrage universel direct.
Le seul système parlementaire classique qui a résisté à cette évolution en temps de guerre à notre connaissance, a été celui de la Grande Bretagne !
En fait la démocratie depuis la nuit des temps n'aime pas la rue ! Elle ne peut pas fleurir dans les périodes et les espaces insurrectionnels. A cet égard, l'Histoire universelle nous enseigne depuis les grecs que les peuples s'accommodent des pouvoirs "forts" au détriment de la liberté à condition que ces systèmes assurent la quiétude générale et la "Sûreté".
Celle-ci est même élevée au grade d'un droit fondamental de l'Homme par la déclaration française de 1789.
C'est dire qu'une démocratie qui n'assure pas l'intégrité physique des citoyens et qui ne protège par leur vie de famille, leur propriété... en un mot leur "sûreté" ne peut avoir d'avenir.
Les institutions sont essentielles à la démocratie à condition qu'elles puissent fonctionner selon les vocations pour lesquelles elles ont été créées. Le pouvoir pakistanais actuel contrôle-t-il ses institutions bien qu'elles soient démocratiques ! Difficile à croire ! Depuis qu'il a accepté de faire du pays "une base" de lutte contre le terrorisme voisin. (L'Afghanistan), sa souveraineté ne lui appartient plus ! Sartre disait bien : "L'enfer c'est les autres" et bien au Pakistan, cet "autre", les grandes puissances ont fait de lui un enfer et son pouvoir de décision a été confisqué par ses "alliés" du moment.
Du coup le Pakistan est en pleine guerre civile et même la démocratie n'y peut rien ! A moins de se libérer de la tutelle des super-pouvoirs, de reprendre le contrôle de ses frontières et de refuser de continuer à servir de base à une guerre qui n'est pas la sienne !
Encore une fois le bon conseil de Machiavel à son Prince : "Ne t'associe jamais à un plus puissant que toi... Ses intérêts ne sont pas forcément les tiens..."
Dommage pour le Pakistan : C'était une belle démocratie !


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