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Le compte à rebours...
Drapeau salafiste sur l'horloge
Publié dans Le Temps le 27 - 03 - 2012

Des salafistes sont sortis par milliers, dimanche dernier, pour manifester en pleine avenue Bourguiba, appelant à combattre les laïcs traités de « chiens qui ont renié leur origine et leur religion ». Cela invite à réfléchir sur le sort du pays, après la Révolution, où tous les Tunisiens ont été pourtant unanimes à en finir avec le pourvoir absolu et la dictature.
Cette solidarité grâce à laquelle tout le peuple s'est ligué contre le régime Ben Ali, s'est hélas peu à peu effritée après la Révolution, laissant la place à des troubles de différentes natures et surtout à une dérive sécuritaire, notoire et de plus en plus grave. Car ces Salafistes purs et durs ne ratent aucune occasion pour intervenir publiquement et s'adonner à des actes de provocations diverses qui pourraient aboutir à des catastrophes.
Insultes, agressions, et harcèlement, sont les procédés de ces gens qui s'arrogent le monopole de l'Islam en se permettant de traiter tous ceux qui ne partagent pas leurs idées, de mécréants « Kafirs »
C'est ce qui s'est produit au cours de cette manifestation du dimanche dernier, au cours de laquelle, certains barbus, scandaient Allah Akbar, comme à l'époque du Jihad contre les païens de Kouraïch, pendant que d'autres s'occupaient à planter le drapeau noir au sommet de l'horloge à la place du 14 janvier.
Que représente justement ce drapeau pour les Tunisiens ? Rien car le drapeau national est le seul emblème de la Tunisie, où la vocation islamique est mise en évidence à travers l'étoile et le croissant .Alors que le drapeau noir est la reproduction de la bannière des musulmans d'Arabie, à l'aube de l'Islam. Or bien de l'eau a coulé sous les ponts depuis. Les conquêtes islamiques ont abouti à la constitution de plusieurs pays musulmans, avec des particularités propres à chacun d'eux. il en va de même pour les régimes politiques, fondés sur les préceptes de l'Islam avec des nuances intervenues selon l'époque et la conjoncture dans chaque pays.
Laïcité et incroyance
Un régime laïc ne contrevient pas aux préceptes de l'Islam, religion de tolérance et de liberté du culte. Il est énoncé dans le Saint Coran à la Sourate 2 : Point de contrainte en matière de religion. La laïcité préconisant la séparation du temporel et du spirituel, c'est-à-dire de la religion et de la politique, s'inspire de ce commandement énoncé à la Sourate précitée, dans des pays fondamentalement musulmans. Ce fut cette pratique qui était suivie par le Prophète Mohamed, afin de n'exclure personne. Juifs et chrétiens avaient leur place, voire leur mot à dire à l'aube de l'Islam, que ce soit du vivant du Prophète ou même à l'époque des Califes qui lui avaient succédé.
Les divisions entre sectes intervenues pour des raisons politiques,ont généré la discorde,, dont les conséquences ont été fatales pour tous les musulmans.
Traiter quelqu'un de mécréant est en lui-même un grave péché selon le Prophète.
Salafisme et islamophobie
Les Salafistes purs et durs ne font que tourner en rond, avec la même rengaine et la même chanson. Pour eux les laïcs ne sont que les suppôts de Satan qu'il faut combattre par tous les moyens. Et la liberté d'opinion ? Ils s'en balancent, pourvu qu'ils sèment le trouble, et nourrissent davantage la discorde en cherchant tout ce qui peut diviser le peuple, en clans et sectes de colorations diverses. Pourtant cela n'a rien à avoir avec les fondements de l'Islam, fondés sur cette idée unificatrice consistant essentiellement à croire en un seul Dieu, et à suivre les préceptes de l'Islam, transmis aux fidèles par son Prophète Mohamed, à travers sa Sainte Parole : Le Coran.
C'est cette attitude qui a généré une islamophobie mal placée, à travers le monde entier, notamment de la part de ceux qui cherchent à profiter de la situation, pour mieux exercer leur hégémonie et exploiter les plus faibles.
L'attitude des Salafistes ne fait que leur prêter le flanc, et générer des troubles qui ne profitent à personne.
Que font les autorités pour y remédier ?
Pour sa part Moncef Marzouki, a parlé d'un projet de loi, faisant un délit de toute diffamation par laquelle on traite quelqu'un de mécréant.
Alors que Ali Lâarayedh appréhende un affrontement avec ceux parmi les Salafistes car le modèle qu'ils utilisent constitue un danger, selon son interview, accordée au journal le Monde, la semaine dernière.
Est-ce à dire que, pour sortir de l'auberge, on en a encore pour un bon bout de temps ?


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