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Une bavure policière ou un acte délibéré de torture ?
Affaire Hamza Belhaj Mohamed
Publié dans Le Temps le 22 - 08 - 2013

Lors du sit-in du Bardo, un jeune a été pris en chasse par un véhicule de police, qui l'a renversé, avant de rouler sur ses jambes par un mouvement de va et vient à plusieurs reprises. Son avocat, Me Ghazi Mrabet qui relata les faits lors d'une intervention à une radio de la place, a précisé que les jambes de Hamza Belhaj Mohamed qui se trouvait sur le trottoir, a eu les jambes carrément écrasées.
Il a ajouté qu'il a déposé plainte hier contre le ministère de l'Intérieur, pour crime de torture, sur la base de l'article 101 du code pénal.
`La répression dans tous ses états
La préservation de la sécurité publique a été toujours le prétexte à l'usage de la répression, que ce soit durant le régime colonial, ou à l'avènement de l'indépendance, que ce soit sous Bourguiba ou sous Ben Ali.
La torture a toujours été le moyen le plus usité que ce soit par la police ou dans les institutions pénitentiaires, à l'égard de ceux qui sont censés être hors la loi, et qui enfreignent les règlements d'une manière générale.
Qui sont-ils justement ? Eh bien cela va des de droits communs, jusqu'à ceux qui protestent pour défendre une cause quelconque telle que la liberté d'expression par exemple.
De toutes les manières, les organisations de défense des droits de l'Homme dénoncent l'usage de la torture, pour tous les détenus qu'ils soient pour des délits de droits commun ou des actes considérés en tant que crime.
Ils rejettent l'idée de répression par la torture, même pour le criminel le plus abject.
D'ailleurs le problème de la torture est strictement lié avec celui de la peine de mort. Celle-ci est en effet considérée comme une torture, et c'est ce qui explique que la plupart des organisations de défense de droits de l'Homme sont pour son abolition de manière définitive.
La torture a-t-elle disparu
depuis la Révolution ?
A l'heure où, depuis que le vent du printemps arabe a soufflé sur le pays, toutes ces organisations se déploient sans cesse, pour lutter contre la torture sous toutes ses formes, celle-ci semble revenir en force, surtout avec la dérive sécuritaire qui a favorisé des actes de terrorisme et des crimes politiques.
Les associations de défense des droits de l'Homme, avaient commencé par attirer l'attention des élus de l'ANC les magistrats et les ministère de la Justice et de l'intérieur sur cette question aussi préoccupante que fondamentale pour la préservation des droits humains et la consolidations de la Justice transitionnelle.
Outre le fait qu'elle ait encore cours dans certains établissements pénitentiaires, maisons d'arrêt ou locaux de police, elle devient d'un usage de plus en plus courant notamment depuis les derniers évènements du mont Chaâmbi.
Des policiers sur le qui-vive
Les agents de l'ordre sont également des citoyens à part entière qui ont le droit à la vie, et par conséquent ils ont tout le droit de se protéger contre toute éventualité de déstabilisation, surtout en pareil conjoncture où des organisations parallèles se sont érigées en justiciers au nom de soi disant défense de la Révolution. D'autant plus que les sit-inners du Bardo ont requis l'autorisation du ministère de l'Intérieur, pour ce mouvement de protestation pacifique, et le ministère a répondu favorablement à leur demande en les assurant de sa protection.
S'est-il rétracté, ou a-t-il changé d'avis à la dernière minute, pour donner l'ordre à la police de traquer les sit-inners ?
Dans la négative et s'il s'avère que cet acte a été contraire à ses instructions, il faut chercher par quel effet magique il s'est transformé.
En tout état de cause et sur le plan juridique, cela engage pleinement la responsabilité du ministère de l'Intérieur, qui sera dans l'obligation de réparer le dommage subi par la victime tant sur le plan matériel que moral.
Au-delà du problème de réparation, il important d'endiguer le flot de cette violence qui a prolifère à tous les niveaux, aussi bien parmi les délinquants que certains parmi les forces de l'ordre, et constituent une infime minorité.
Comme l'a précisé l'avocat de la victime, l'image de la Tunisie n'est pas celle de l'Egypte, ils doivent être poursuivis, afin de redonner confiance aux citoyens. C'est également à nous tous de nous déployer en conjuguant les efforts pour lutter contre toute forme de répression basée sur un manque de tolérance, afin de vivre dans l'union, la solidarité et la tolérance en dépit de nos différences.
«Vivre est une torture puisque vivre sépare » cette citation tirée de l'œuvre du prix Nobel français Albert Camus, « Les Justes », une pièce théâtrale sur les actes de terrorisme des groupes socialistes en Russie, antérieurement à la révolution de 1917, est fondée sur cette idée maîtresse que tout engagement politique mène au terrorisme, et revêt de ce fait un caractère destructeur.


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