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L'opposition s'indigne
Crise politique, Ali Laârayedh tient mordicus au 23 octobre
Publié dans Le Temps le 28 - 08 - 2013

« Ennahdha ne peut pas tenir longtemps », affirme Jilani Hammami, porte parole du parti des Travailleurs
« Ali Lâarayedh doit concerter avant de prendre des positions », rappelle Mohamed Bennour, porte-parole d'Ettakatol
« Démissionner ne veut point dire cesser de travailler », précise Mohsen Marzouk, dirigeant à Nida Tounès
« Je doute beaucoup qu'Ennahdha veuille parvenir sincèrement à des élections», prévient Dr. Faouzi Charfi, dirigeant à Al-Massar.
Au moment où les concertations se poursuivent entre partis politiques et l'Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), et où chacun y va de sa propre analyse, les initiatives ne manquent pas pour trouver une sortie de crise, le chef du Gouvernement Ali Laârayedh a tenu une conférence de presse hier, où il a annoncé que l'organisation Ansar Chariâa est désormais classée organisation terroriste et que sur le plan politique son Gouvernement ne démissionnera pas. Ainsi, il s'estime être en son droit et devoir à assumer et continuer d'exercer ses pleins pouvoirs jusqu'à ce que l'Assemblée Nationale Constituante (ANC) achève son action (adoption de la Constitution, du Code électoral et installation de l'ISIE). Un autre gouvernement « d'élections », dirigera le pays par la suite. C'est l'objet du dialogue national. Les réactions immédiates d'indignation et de refus de l'opposition ne se sont pas faites attendre. Même à Ettakatol, membre de la Troïka au pouvoir, on a mal apprécié l'intervention d'Ali Laârayedh.
Jilani Hammami, porte-parole du parti des Travailleurs et un des dirigeants du Front populaire a exprimé au Temps son « rejet de la position d'Ali Laârayedh. Ennahdha veut servir ses intérêts et non sortir de la crise. Ils ne vont pas lâcher. Ils veulent tout juste améliorer les conditions du dialogue et gagner du temps. C'est un temps qu'ils veulent gagner sur le compte du pays ». Par ailleurs, Jilani Hammami a la certitude qu'Ennahdha ne puisse tenir le coup encore longtemps.
De son côté Mohsen Marzouk, dirigeant à Nida Tounès, précise au Temps que « l'autisme d'Ali Laârayedh continue. Il se cramponne à son poste. Le désir de se maintenir l'emporte sur le désir d'être efficace. Puisqu'il a annoncé qu'Ansa Chariâa est une organisation terroriste, que va-t-il faire des dirigeants d'Ennahdha qui entretenaient de bonnes relations avec des membres d'Ansar Chariâa ? Sur le plan politique, les Nahdhaouis refusent d'admettre que l'UGTT, l'UTICA et la majorité des membres de la classe politique y compris Ettakatol, tombent tous d'accord pour que ce Gouvernement démissionne pour se convertir en un Gouvernement de gestion des affaires courantes. Démissionner ne veut point dire cesser de travailler. Ils ne se sont rappelés du terrorisme que lorsqu'ils doivent partir.
La manière avec laquelle, ils vont démissionner n'est pas l'essentiel. C'est une formalité. Le plus important est la gravité de la crise actuelle. Le sit-in du Bardo se poursuivra. Ce sit-in les a poussés à carburer et, entre autres, à reconnaître qu'Ansar Chariâa est une organisation terroriste ».
Mohamed Bennour, porte-parole d'Ettakatol, pense qu'Ali Lâarayedh n'a rien apporté de neuf. Il déclare au Temps qu'Ansar Chariâa, nous savons bien qu'elle est une organisation terroriste. « On aurait aimé une grande campagne avec un commandement unifié de lutte contre le terrorisme. Il fallait fixer un délai pour que les membres de cette organisation se rendent à la police. Sur le plan politique, la crise ne pourrait être résolue par une position unilatérale du Gouvernement. Le Gouvernement doit se concerter avec l'UGTT. Ali Lâarayedh doit concerter avant de prendre des positions. Je ne crois pas que sa conférence de presse puisse apaiser la tension et apporter la solution nécessaire ».
Dr. Faouzi Charfi, dirigeant à Al-Massar, précise que « le discours d'Ali Laârayedh conforte l'idée que les avancées censées être acquises par les déclarations de Rached Ghannouchi, ne sont pas évidentes. C'est pour gagner du temps, en misant sur l'essoufflement des mouvements de protestation populaire.
Ali Laârayedh voudrait récupérer toutes les activités de l'ANC et donner l'illusion d'un Gouvernement. Un Gouvernement pour les élections est une innovation insolite. Nous voulons un Gouvernement de Salut National pour sauver le pays et assurer de la sorte un environnement électoral favorable à l'organisation des élections transparentes, loyales et libres. Pour arriver à assurer cet environnement, il est nécessaire de dissoudre les Ligues de Protection de la Révolution et revenir sur les nominations partisanes du moins dans les ministères ayant rapport avec les élections. Ils veulent un Gouvernement qui n'aura pas le temps de faire le nécessaire pour réussir les élections. Ce sont des manœuvres. Nous sommes attachés à la démission préalable du Gouvernement. Le double langage d'Ennahdha est dans ses habitudes. Est-ce que ça traduit une hétérogénéité au sein de ce parti ? Ces manœuvres de politique politicienne ne font pas avancer les choses. Il faut reconnaître ses erreurs. Je doute beaucoup qu'Ennahdha veuille parvenir sincèrement à des élections. Ils ne lâchent rien. Nous réitérons notre attachement à l'initiative de l'UGTT ».


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