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Conjoncture économique internationale pour les débuts de l'année 2010
Publié dans L'expert le 29 - 04 - 2010

● La Banque mondiale prend en compte le poids des pays «en développement et en transition» dans l'économie mondiale et relève leurs droits de vote dans l'institution
● Légère hausse de la prévision de croissance du produit intérieur brut (PIB) mondial pour 2010, portant désormais sur +4,2% contre +3,9% anticipé en janvier

L'optimisme sur la reprise de la croissance mondiale tend à se généraliser et ce en dépit de la persistance de certaines zones d'ombre. A cet effet, les pays riches et ceux émergents réunis le 23 avril courant à Washington dans le cadre du G20 se sont félicités de la reprise plus rapide qu'espérée de l'économie mondiale. Ils ont toutefois évité tout excès de confiance, échaudés, il est vrai, par les graves difficultés financières de la Grèce. Egalement, les pays du G20 sont restés divisés sur la meilleure façon d'obtenir le remboursement des coûts engendrés par le sauvetage pendant la crise des établissements financiers.




De toute évidence, la régulation financière a dominé le sommet du G20 et a étalé au grand jour les divergences de vues des grands argentiers de la planète sur le sujet. De son coté, le Fonds Monétaire International (FMI) a confirmé le 21 avril courant son optimisme sur l'évolution de la conjoncture économique mondiale, affirmant que l'économie mondiale est sortie de la récession plus vite que prévu. Opportunément, l'Institution de Bretton Woods a dans ses "Perspectives économiques mondiales" revu en légère hausse sa prévision de croissance du produit intérieur brut (PIB) mondial pour 2010, tablant désormais sur +4,2% contre +3,9% anticipé en janvier. Le Fonds a néanmoins souligné que les efforts consentis par les gouvernements pour faire redémarrer l'activité a creusé les déficits publics, ce qui fait planer de nouvelles menaces. Du coté de la Banque mondiale, l'actualité est marquée par la décision des 186 Etats membres de l'institution monétaire annoncée le 25 avril courant d'augmenter son capital de 5,1 milliards de dollars, et sur un transfert de 3,13% des voix aux pays en développement, principalement émergents, essentiellement la Chine dont les droits de vote passent de 2,77% à 4,42%, se hissant à la troisième place des pays les plus représentés, après les Etats-Unis (15,85%) et le Japon (6,84%). Au plan énergétique, l'actualité continue d'enregistrer la poursuite du trend haussier des cours pétroliers qui se situent désormais à un palier supérieur à 80 dollars le baril.


G20: Constat de désaccord sur la régulation financière
La régulation financière a dominé la conjoncture monétaire et a été au centre de la réunion le 23 avril courant à Washington des ministres des Finances du Groupe des Vingt (G20) qui réunit pays riches et pays émergents. Cette rencontre a en particulier étalé au grand jour les divergences de vues des grands argentiers de la planète sur le sujet. Même si, dans leur communiqué final, ils ont réaffirmé leur «engagement à mettre en œuvre pleinement» la réforme de la régulation financière décidée par les chefs d'Etat du G20 à Londres et à Pittsburgh l'an dernier. Reste à savoir sous quelle forme. Saisis d'un rapport intérimaire élaboré, à la demande des chefs d'Etat, par le FMI sur les meilleurs moyens d'imposer au secteur bancaire une contribution à la stabilité financière mondiale, les ministres ont fait part de leur désaccord sur les solutions proposées. L'idée du FMI d'instaurer deux taxes n'a pas convaincu. Loin s'en faut. «Nous attendons le rapport définitif du FMI sur les différentes options que les pays ont adoptées ou envisagent sur la façon dont le secteur financier pourrait contribuer de manière juste et substantielle à la couverture des charges liées aux interventions publiques permettant de restaurer le système bancaire», indique le communiqué final. Ce rapport final devrait être prêt pour la prochaine réunion des ministres des Finances, début juin à Pusan en Corée, avant qu'il ne soit soumis aux chefs d'Etat lors de leur sommet de Toronto, fin juin. Trouver un consensus ne sera guère aisé.

Le Canada hausse le ton
Le Canada a mené la fronde contre le principe même d'imposer à ses banques une quelconque taxe sous prétexte que la santé financière des établissements canadiens n'avait pas du tout été affectée par la crise financière. Les banques canadiennes n'ont pas eu besoin de plan de soutien pendant la crise et ne devraient pas être punies par une nouvelle taxe, a précisé le ministre des Finances canadien dont le pays préside cette année le G7. Il a reçu le soutien de ses homologues australien, brésilien, argentin, suisse et japonais. «Je préfère freiner le risque en exigeant plus de fonds propres, ce qui est une manière de pénaliser les banques. La crise n'est pas venue de nos systèmes financiers», a ainsi déclaré le ministre brésilien. Pour sa part, le secrétaire au Trésor américain a indiqué clairement que les Etats-Unis iraient de l'avant et imposeraient des taxes sur les banques, même en l'absence de coordination internationale, ajoutant que d'autres pays adopteraient des mesures similaires. Le 24 avril courant, à l'issue du Comité monétaire et financier international, le directeur général du FMI a insisté sur le fait que la taxation reste une option. Certains pays peuvent préférer une forte régulation passant par exemple par des exigences en matière de fonds propres ou de capital, d'autres peuvent préférer des règles dans ce domaine moins contraignantes mais assorties de taxe, a-t-il expliqué. En tout état de cause, la taxation se doit d'être cohérente, pas nécessairement uniforme et universelle, entre les pays du G20 afin d'éviter la délocalisation des banques dans un pays plus laxiste, insiste le FMI. Si les ministres du G20 n'ont pas repris à leur compte l'idée de taxe, ils ont en revanche mis l'accent sur la nécessité de mettre en place des standards communs en matière de capitaux propres. En clair, renforcer les exigences en matière de capital et faire en sorte de diminuer les prises de risques excessives et l'effet de levier des établissements financiers. Les banquiers centraux ne cachent pas d'ailleurs que l'instauration d'une taxe sur les banques «mal taillée» annihilerait les travaux en cours au sein du Comité de Bâle.

Bâle 3 fait son chemin
A leurs yeux, il est préférable d'agir sur le montant des capitaux propres à constituer selon les activités de marchés concernées pour diminuer les prises de risques excessives. De nouvelles règles élaborées par le Comité dites «Bâle 3» ont leur préférence. Elles devront ainsi être déterminées d'ici la fin de l'année et mises en place progressivement d'ici la fin de l'année 2012 si la conjoncture économique le permet. Il s'agit de ne pas mettre en danger une reprise économique qui reste fragile. «Nous devons d'abord et avant tout finaliser la consolidation de l'architecture de Bâle», a indiqué de son côté le président du Conseil de stabilité financière. S'agissant de l'encadrement de la rémunération des opérateurs de marché, les ministres du G20 ont salué les travaux du Conseil de stabilité financière. Un rapport sur le sujet sera élaboré pour le premier trimestre de l'an prochain. La question est de savoir si la rémunération des «traders »se doit d'être encadrée de manière réglementaire, ce que les Européens privilégient, ou si le sujet doit être intégré dans le champ de surveillance des autorités de supervision bancaire comme le prônent les Etats-Unis.

La reprise, la monnaie chinoise et la Grèce à l'ordre du jour
Au passage, les ministres des Finances du G20 se sont félicités de la reprise plus rapide qu'espérée de l'économie mondiale, tout en voulant éviter tout excès de confiance, échaudés par les graves difficultés financières de la Grèce. Le G20 est en revanche resté divisé sur la meilleure façon d'obtenir le remboursement des coûts engendrés par le sauvetage pendant la crise des établissements financiers, dont les prises de risque excessives ont plongé l'économie mondiale dans la plus grave récession depuis la Seconde Guerre mondiale. Ils ont également botté en touche sur le dossier épineux de la monnaie chinoise que plusieurs pays, au premier rang desquels les Etats-Unis, jugent sous-évaluée. Plusieurs représentants du G20 ont déclaré que la question des changes n'avait pas été abordée lors des débats. En outre, même si la Grèce ne figurait pas officiellement à l'ordre du jour de la réunion, elle a alimenté les conversations pendant les débats et en dehors. Les délégués du G20 ont apporté leur soutien au mécanisme d'aide mis en place pour Athènes d'un montant pouvant aller jusqu'à 45 milliards d'euros, ce qui représenterait un sauvetage sans précédent. Les ministres des Finances ont assuré qu'ils ne permettraient pas que des problèmes de dette menacent l'Union européenne ou l'économie mondiale.

FMI: Relèvement des prévisions de la croissance mondiale
Confirmant son optimisme sur l'évolution de la conjoncture économique mondiale, le Fonds monétaire international (FMI) a affirmé le 21 avril courant que l'économie mondiale est sortie de la récession plus vite que prévu. Il a néanmoins souligné que les efforts consentis par les gouvernements pour faire redémarrer l'activité a creusé les déficits publics, ce qui fait planer des nouvelles menaces. Opportunément, l'Institution de Bretton Woods a, dans ses "Perspectives économiques mondiales", revu en légère hausse sa prévision de croissance du produit intérieur brut (PIB) mondial pour 2010, tablant désormais sur +4,2% contre +3,9% anticipé en janvier. La prévision de +4,3% pour 2011 est inchangée. Les pays émergents vont tirer la croissance, avec un PIB en hausse de 6,3% cette année et de 6,5% en 2011. Parmi les pays qui connaîtront les plus fortes croissances figurent la Chine, avec une hausse de 10% de son PIB cette année et 9,9% en 2011, mais aussi le Brésil, l'Inde, ou encore l'Indonésie. Les pays développés, plombés par des ratios d'endettement proches de ceux enregistrés pendant la Seconde Guerre mondiale, devraient connaître une progression plus limitée, de respectivement 2,3% et 2,4% de leur PIB.La reprise semble plus rapide aux Etats-Unis qu'en Europe ou au Japon, principalement en raison d'aides gouvernementales bien plus conséquentes. Si le FMI encourage vivement les pays à adopter "dans l'urgence" des mesures visant à réduire leurs dettes, l'organisme mondial préconise dans le même temps de maintenir les aides en 2010 pour soutenir une reprise qui reste fragile et un marché de l'emploi dégradé. Le retrait de ces mesures d'aide ne ferait d'ailleurs économiser aux gouvernements que l'équivalent d'un 1,5% du PIB. Or, pour revenir aux ratios d'endettement d'avant crise, il serait probablement nécessaire d'augmenter dans le même temps les impôts et de réduire les dépenses sociales.

La locomotive américaine
Si le FMI a révisé à la hausse ses prévisions pour les Etats-Unis, à +3,1% pour 2010 puis +2,6% pour 2011, les incertitudes "restent élevées" en raison de l'arrêt progressif des aides gouvernementales et d'une consommation en berne. Le taux de chômage devrait s'établir à 9,4% cette année, puis reculer progressivement, à 8,3% en 2011. S'agissant de la zone euro, le FMI a maintenu sa prévision d'une hausse de 1,0% du PIB en 2010, tout en revoyant à la baisse, de 1,6% à 1,5%, celle de 2011. Seule l'économie grecque devrait rester dans le rouge et continue de faire peser une incertitude sur l'ensemble de la zone euro. "A court terme, le principal risque serait que, si elle n'est pas contrôlée, l'inquiétude des marchés concernant les liquidités et la solvabilité de la Grèce, se transforme en crise de la dette généralisée, et conduisent à une propagation des difficultés" apprend-on dans le rapport du FMI. Le FMI a par ailleurs salué le plan d'aide mis en place conjointement par la Commission européenne, les pays de l'Union et la Banque centrale européenne, pour éviter qu'une instabilité financière de la Grèce ne se propage à toute la zone euro. Le FMI estime que la consolidation budgétaire doit être une priorité pour de nombreux pays, avant même d'envisager de relever les taux d'intérêts exceptionnellement bas. Sans mentionner clairement la Chine, l'institution mondiale a souligné que certains états, craignant de déstabiliser leur économie, refusent d'apprécier leur monnaie, ce qui pourtant soutiendrait la demande intérieure et réduirait des excédents budgétaires excessifs.

USA: Le revers républicain
L'actualité brûlante américaine est marquée par le revers des républicains à la politique de leur président américain Barack Obama en votant en bloc le 26 avril courant contre l'ouverture des débats sur la réforme de Wall Street. En particulier, le président s'est dit, "profondément déçu" du geste des républicains. Avec 57 voix contre et 41 favorables à l'ouverture des débats, le sujet ne sera donc pas discuté en séance plénière, la Chambre requérant un minimum de 60 voix pour lancer les discussions. Une déception à la hauteur des ambitions de cette réforme, la plus profonde depuis la grande dépression des années 1930, selon certains analystes. La loi prévoit en effet d'importantes mesures de surveillance qui concerneraient les hedge funds et autres produits dérivés. Au moment où l'affaire Goldman Sachs secoue l'Amérique, Barack Obama a rappelé que "les Américains ne peuvent se permettre cela (repousser les échéances)", accusant certains républicains de retarder les débats pour "poursuivre les discussions derrière des portes closes, où les lobbyistes de l'industrie financière peuvent amoindrir la réforme ou bien la tuer". Le président Obama a encouragé le Sénat à "se remettre au travail et à placer l'intérêt du pays devant celui des partis".

Banque mondiale: augmentation du capital
Du coté de la Banque mondiale, l'actualité est marquée par la décision des 186 Etats membres de l'institution monétaire annoncée le 25 avril courant d'augmenter son capital de 5,1 milliards de dollars, et sur un transfert de 3,13% des voix aux pays en développement, principalement des émergents. L'accord permet une augmentation de capital en deux volets: une augmentation dite 'générale' de 3,5 milliards de dollars à laquelle participeront tous les pays, et une autre dite 'sélective' d'environ 1,6 milliard de dollars à laquelle contribueront les pays qui doivent voir leurs droits de vote augmentés. Cette augmentation permet, conformément à l'engagement antérieur de la Banque mondiale, un transfert de 3,13% des droits de vote vers les pays dits 'en développement et en transition', dont bénéficieront essentiellement des pays émergents. Parmi les grands gagnants de cette révolution, la question de ces transferts de voix fait l'objet de débats depuis plusieurs années, la Chine, dont les droits de vote passant de 2,77% à 4,42%, se hisse à la troisième place des pays les plus représentés, après les Etats-Unis (15,85%) et le Japon (6,84%, contre 7,62% auparavant). «Cela représente un pas important vers un rééquilibrage entre pays en développement et avancés» a réagit le ministre des Finances chinois Xie Xuren, cité par l'agence officielle Chine Nouvelle. D'autres grands gagnants sont le Brésil (2,06% à 2,24%) et l'Inde (2,77% à 2,91%). 'C'est un grand jour pour le multilatéralisme', a indiqué le président de la Banque mondiale Robert Zoellick, qui s'est félicité d'un 'ensemble de réformes historiques'.

Eurostat: le déficit public de la Zone euro à 6,3% du PIB
Dans la Zone euro, le déficit public revient au devant de l'actualité et a atteint 6,3% de son Produit intérieur brut (PIB) en 2009 contre 2% en 2008, selon les chiffres communiqués le 22 avril courant par l'agence européenne de la statistique, Eurostat. En Grèce, la situation est pire que prévue, avec un déficit égal à 13,6% du PIB contre des prévisions de 12,9%, alors que les fonctionnaires grecs étaient à nouveau en grève. Crise financière oblige, au-delà de la zone euro, le déficit est passé de 2,3% à 6,8% du PIB en 2009 pour l'ensemble de l'Union européenne, selon Eurostat. La dette publique a, elle, atteint 78,7% du PIB pour les 16 pays de la zone euro, contre 69,4% l'année précédente. Elle est passée de 61,6% à 73,6% pour les Vingt-Sept. Au total, "aucun Etat membre n'a enregistré un excédent public en 2009", note Eurostat, précisant que "25 Etats-membres ont enregistré une détérioration de leur solde public en 2009 par rapport à 2008, et deux (Estonie et Malte) une amélioration". Dans le détail, c'est l'Irlande qui affiche le plus lourd déficit de l'UE, avec un trou équivalent à 14,3% du PIB. Viennent ensuite la Grèce (13,6%), le Royaume-Uni (11,5%) et l'Espagne (11,2%). En France, le déficit a atteint (7,5%). Les meilleurs élèves sont la Suède (0,5%), le Luxembourg (0,7%) et l'Estonie (1,7%), les seuls avec le Danemark (2,7%) et la Finlande (2,2%) à respecter le seuil des 3% fixé par Bruxelles. En termes de dette publique, "12 Etats membres ont affiché un ratio supérieur à 60% du PIB en 2009", au premier rang desquels l'Italie (115,8%), selon Eurostat.

L'Industrie et les services au rendez vous
En revanche, les premiers résultats des enquêtes Markit ont montré le 24 avril courant que la croissance du secteur manufacturier de la zone euro a enregistré en avril sa croissance la plus élevée depuis juin 2006, tandis que l'activité dans les services s'est accélérée à son rythme le plus rapide depuis 30 mois. L'indice PMI de l'industrie manufacturière, calculé sur la base des réponses des directeurs d'achats de près de 2.000 entreprises de la zone euro, a atteint 57,5 en première estimation en avril contre 56,6 en mars, alors que les économistes interrogés l'anticipaient à 56,8 seulement. Le sous-indice de la production a atteint 61,3, un plus haut depuis juin 2000, contre 59,8 en mars. L'indice équivalent pour les services est ressorti à 55,5 contre 54,1 le mois dernier et un consensus de 54,3. Il reste pour le huitième mois consécutif au-dessus du seuil de 50 séparant expansion et contraction de l'activité et atteint son niveau le plus élevé depuis octobre 2007. L'indice composite, qui regroupe les deux secteurs, a progressé à 57,3 contre 55,9 en mars et 56,1 attendu. Il s'agit de son plus haut niveau depuis août 2007.

Pétrole: les cours du pétrole en nette hausse
Au plan énergétique, la conjoncture a enregistré la poursuite de l'accès à la hausse des cours du pétrole. A titre d'illustration, les prix du baril se situent actuellement au-dessus des 85 dollars, le bond des ventes de logements neufs aux Etats-Unis, conjugué au recul du dollar, ayant atténué les inquiétudes suscitées par la crise grecque. Le contrat juin sur le brut léger américain a fini le 23 avril courant sur une progression de 1,42 dollar, soit 1,7%, à 85,12 dollars le baril. Au même moment, le Brent prenait 1,58 dollar (1,84%) à 87,25 dollars. "La très bonne statistique des ventes de logements neufs a été favorable au brut", explique Robert Yawger, vice-président à MF Global (New York). Les ventes de logements neufs ont fortement rebondi en mars aux Etats-Unis pour atteindre leur niveau le plus élevé en huit mois en volume, selon le département du Commerce. Les ventes ont bondi de 26,9%, le rythme le plus élevé depuis avril 1963, à 411.000 unités annuelles contre 324.000 en février, mettant ainsi fin à quatre mois d'affilée de baisse. Les cours ont également été soutenus par la progression de la demande en Chine et en Inde et par la décision de la Grèce d'enclencher le mécanisme d'aide de l'Union européenne et du Fonds monétaire international même si des interrogations persistent sur sa situation à plus long terme.


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