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Alternative entrepreneuriat : Des microprojets à forte valeur ajoutée, quelle valeur ajoutée?
Publié dans WMC actualités le 28 - 01 - 2012

La question fondamentale à poser, et à résoudre, est la suivante: Quel type de valeur ajoutée un jeune de 22 ans pourra-t-il créer, sans grands équipements et sans grands moyens financiers? La question trouve sa réponse dans les conditions de l'environnement de la consommation mondiale aujourd'hui.
1. L'artisanal
Aujourd'hui, le monde se détourne de plus en plus de l'industriel, pour aller vers l'artisanal. La poupée artisanale se vend beaucoup plus chère que la poupée industrielle; pareil pour le tapis, la lampe de chevet, etc. Je propose de nous tourner vers des microprojets qui vendent des produits très différenciés, fabriqués de manière artisanale. Ce qui ne nécessite pas grands équipements ou frais d'établissement dans le jargon comptable, mais juste du savoir-faire, et souvent un amour du produit…
2. Le bio et le naturel
Aujourd'hui, le monde se détourne du chimique, pour aller vers le biologique et le naturel. Les labels éco et bio fleurissent et deviennent le must pour une nouvelle clientèle, qui exige du produit qu'il respecte la terre d'abord, et qu'il respecte le corps et la santé du consommateur ensuite. Les additifs chimiques sont tellement présents dans tous nos produits de consommation quotidienne, notamment dans l'alimentation et la cosmétique, que la tendance bio et écolo est en train de transformer le marché… Voilà un créneau de marché, une niche dans la quelle le jeune de 22 ans pourrait trouver sa piste. Les labels ne sont pas une chose inaccessible, il faut satisfaire certaines conditions, voilà tout.
3. Le commerce équitable
Aujourd'hui, une bonne partie des consommateurs, conscients des injustices et de la dérégulation qui fait perdre les plus vulnérables, du système capitaliste. En dehors des altermondialistes et des durs, une bonne frange des consommateurs européens est préoccupée par l'équité. Le commerce équitable, voilà un autre critère de segmentation, et qui permet de vendre un produit pile dans les besoins et les attentes de cette catégorie de consommateurs. Le commerce équitable implique une distribution plus équitable des recettes, entre producteurs et intermédiaires. Le commerce équitable est une nouvelle arme marketing, très puissante, et qui permet de vendre cher, de garantir des marges confortables, car le prix payé par le consommateur final sera équitablement distribué entre producteur, la femme de la bourgade de l'Asie centrale qui a fait une poupée de crochet à la main, et le distributeur qui va vendre cela en France et ailleurs.
4. La différenciation extrême et L'empreinte culturelle
Enfin, aujourd'hui, finie l'ère de la standardisation. Le consommateur veut un produit très différencié, presque du sur mesure, d'où les grandes enseignes qui font des séries limitées, au lieu du produit standard et qui est vendu aux quatre coins de la planète. Des enseignes proposent d'impliquer le consommateur dans le produit, dans les cosmétiques par exemple (un lait de corps à créer pour soi par exemple), ou ailleurs. Le principe étant toujours le même, une consommation personnalisée.
Dans ce sens, l'empreinte culturelle du produit devient une arme concurrentielle puissante. Car l'empreinte culturelle incarne au mieux le désir de différenciation du consommateur? du savon d'Alep, à la brosse de cheveux en corme d'Asie centrale, à la peau l'agneau de Mongolie, au tissage indien…le consommateur se sent dépaysé des linéaires des grandes surfaces avec les mêmes produits des majors multinationaux présents d'ailleurs partout dans le monde, mais en plus, il se sent lui-même. Il acquiert une identité sur mesure, à travers une personnalisation à souhait, de tout ce qu'il consomme, tous les objets présents dans son appartement…jusqu'à son frigo.
Une piste d'avenir…
Des microprojets, à forte valeur ajoutée, car axés sur le biologique et le naturel au lieu du tout chimique, sur l'artisanal au lieu de l'industriel, avec le commerce équitable et l'empreinte culturelle tunisienne, comme critères de positionnement marketing. Voilà à mon avis une piste d'avenir pour les jeunes de 22 ans, avec des licences ou pas, avec de l'énergie et du talent, avec des compétences souvent cachées et qui ne demandent qu'à gagner en visibilité, avec des savoir-faire hérités de nos différentes régions, et en voie de disparition malheureusement…
Une infinité de projets sont possibles dans ce sens… dans la mode, la décoration, l'univers enfant et la puériculture, la beauté et la cosmétique et même la parapharmacie, le linge de maison, la tapisserie, la vaisselle et l'univers de la cuisine, l'habillement et le prêt-à-porter, les accessoires homme/femme, le meuble et ameublement… jusqu'à l'alimentaire, et bien d'autres domaines.
Un gisement extraordinaire de possibilités qui ne demandent que de la bonne volonté et du souffle de la part de nos jeunes. Et je suis triste de constater autant de projets à forte valeur ajoutée culturelle, notamment, montés par des Européens, qui nous achètent nos produits pour une poignée de dinars, et les revendent à des dizaines d'euros, après avoir ajouté la touche qu'il faut, l'emballage qu'il faut, la marque, le label, etc. Des petites variations du produit mais qui lui donnent une valeur perçue, symbolique et même affective, très intéressante. Ce qui justifie les prix et les marges ultraconfortables.


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