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S'ils ne viennent pas de Mars, les jihadistes tunisiens nous conduisent en enfer!
Publié dans WMC actualités le 13 - 05 - 2013

Depuis et face à la déliquescence de l'autorité de l'Etat, l'œuvre de ces «groupuscules» venus «de la planète Mars», comme les qualifiait Hamadi Jebali, s'intensifie.

Rached Ghannouchi, chef du parti Ennahdha, parlait d'eux en disant «nos jeunes». Il estimait à une époque pas si lointaine qu'ils n'avaient pas d'avenir en Tunisie. Pourtant, la mouvance salafiste qui ne représente qu'un «phénomène passager», selon celui qui les connaît probablement au mieux, est en train de prendre la Tunisie en otage.
Tiraillées, les populations appellent à des batailles rangées pour défendre leurs intérêts et biens face à la passivité puis aux difficultés plus récentes de la machine sécuritaire nationale chancelante ou se résignent et courbent l'échine, comme témoignait récemment la journaliste Oum Zyed sur les ondes d'une radio nationale: «Les groupes armés ne sont pas seulement à Mont Chaambi. J'ai été contactée par des habitants de la région de Sidi Bouzid qui me disent que des personnes terrorisées sont sur le point de quitter leurs villages ou maisons dans les montagnes autour car menacés par les djihadistes sur place qui veulent vider la région où ils ont déjà installés leurs camps..."
Un air de déjà vu? Le scénario et les méthodes sont celles qui ont fait leurs preuves en Algérie, il y a 20 ans. Le mot est lâché! Au lendemain des élections et à la naissance des premières tensions, les plus anti-islamistes s'empressaient de hurler: la Tunisie s'“algérise“, s'“iranise“ ou se «“somalise“… Y sommes-nous déjà?
Si la confrontation est encore évitable -mais pour combien de temps encore-, entre les populations, il n'en reste pas moins vrai que durant le week-end dernier différentes altercations ont opposé les forces de l'ordre aux salafistes-jihadistes après les multiples interdictions de levée de leur étendard, la mise en place de leur tente de prêches ou encore de leurs meetings non autorisés.
Du côté des Tunisiens, ces derniers vivent de plus en plus dans la tourmente, et selon les derniers sondages, 59% d'entre eux estiment que la menace terroriste est élevée et 56% des sondés pensent que la cause en est le manque de réactivité de l'Etat et de son laxisme face à cette menace. La hantise d'éventuelles explosions qui, pour le moment, se multiplient dans des zones cernées mais en aucun cas dans des zones urbaines, amplifie.
Bien loin encore du scénario algérien, la Tunisie est cependant bel et bien sur la corde raide. Dans l'appréhension du retour des jihadistes tunisiens partis en Syrie, nous observons la ferveur qui enflamme les jeunes qui démultiplient les tentes de prédilection, les prêches violentes, les appels à l'application de la «chariaâ», la création d'une police parallèle…
Sahbi Jouini, responsable juridique de l'Union des syndicats des forces de l'ordre, tire la sonnette d'alarme, affirmant que la police salafiste n'est pas un mythe: «Elle existe et des rondes sont même effectuées au rond-point Fahs-Zaghouan. Elles sont apparues à Sejoumi et à Sidi Hassine. Ces “agents“ portent même des dorsaux avec “Police salafiste“ marqué dessus».
Au lendemain du 14 janvier, le mouvement salafiste-jihadiste s'est infiltré dangereusement et rapidement dans tous les recoins du pays pour prêcher, aider, convaincre, intimider… Ses partisans se revendiquent depuis et principalement d'«Ansar al Charia», fondée par d'anciens combattants d'Afghanistan proches d'Al Qaïda dont Abou Iyadh, condamné à 43 ans de prison et relaxé en mars 2012.
A cette hantise des Tunisiens s'ajoute aussi leur incompréhension de ce qui se passe autour d'eux. Envahis dans la rue et débordés par leur quotidien difficile, ils ne peuvent compter sur la communication de leur gouvernement, notamment dans l'affaire du Mont Chaambi pour comprendre et se rassurer.
Par des informations contradictoires, des déclarations alarmistes ou sombrant dans le déni, la communication du gouvernement et de celui de la présidence de la République dévoilent l'amateurisme dans lequel pataugent les gouvernants actuels du pays.
Neuf jours pour que le président de la République se prononce sur la question, 12 jours pour que Rached Ghannouchi, chef du principal parti au pouvoir, n'en fasse autant. Il faut reconnaître que toute la classe politique nationale est laxiste dans son traitement de ce sujet qui dérange et qui risque de tout emporter dans son sillage.
Ceci étant dit, comment un gouvernement censé protéger ses citoyens peut-il rassurer quand on écoute les propos saccadés et quasi hystériques d'un président de la République en visite sur les lieux des attentats? Comment interpréter les images de l'armée nationale dans la débâcle, avec des morts, des blessés, des pieds amputés et du sang en boucle comme s'il s'agissait d'une guerre conventionnelle, alors que l'affaire oppose un Etat et une armée -sur le pied de guerre depuis le début des incidents du 17 décembre 2010- à une bande de jihadistes terroristes? Ne peut-on voir le résultat des efforts de l'Etat qui a pu «reprendre le contrôle de la situation sécuritaire suite aux arrestations survenues tout au long de l'année 2012 et après que l'Etat a pu mettre au jour la structure organisationnelle de ces réseaux?», pour reprendre les propos de Ali Laarayedh, chef du gouvernement tunisien. Ne peut-on prendre exemple sur les Algériens, bien plus expérimentés dans la lutte contre le terrorisme, qui n'ont fait aucune déclaration officielle avant la fin de la prise d'otage d'In Amenas?


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