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Les radars répressifs
Publié dans Business News le 10 - 05 - 2010

Souriez, vous êtes flashés ! C'est nouveau, la Tunisie ressemble aux pays les plus développés, nous avons les radars automatiques sur nos routes et nous allons bientôt être pris en photo à notre insu !
Le prix de cette photo là, bien qu'elle soit numérique et indésirable, sera lourd et les receveurs des Finances se feront un plaisir de nous la voir payer. C'est une taxe du développement. Nous voulions voir la Tunisie développée, eh bien voilà nous serons servis et bien servis. Voilà ce que c'est que le développement. Dans notre jargon populaire, on dit « chedd mchoumek… ». Maintenant avec le développement qu'on va nous servir à toutes les sauces, on va pouvoir regretter les bonnes vieilles 404 roulant à 40 à l'heure qu'on ne pouvait doubler ou encore votre voisin de café qui vous jetait sur le visage sa bouffée de Hallouzi.
Ce qui est regrettable, c'est que cette question de développement n'est valable que pour les simples et pauvres citoyens que nous sommes. L'administration, elle, ne voit le développement qu'en sonnantes et trébuchantes que va débourser le Tunisien dans ses caisses.
De quoi s'interroger si notre chère administration est là pour le service du citoyen ou pour son propre service.
Comme vous l'avez remarqué, les radars automatiques étaient installés depuis plus de deux ans. C'est-à-dire deux ans avant que le texte de loi légiférant cet automatisme « radarisé » ne voie le jour. En d'autres termes, on a préparé le paillasson avant la mosquée, comme le dit notre autre cher dicton.
L'administration, impatiente de piocher dans nos poches, s'est empressée d'aller acquérir ces radars à un moment où l'euro avait une valeur plus élevée qu'aujourd'hui, sans vérifier au préalable si la loi l'autorisait à utiliser cette technologie. Heureusement que la Tunisie était un pays de droit, avant qu'il ne soit un pays développé ! Un « radar pas automatique » a réussi à freiner la vitesse vertigineuse de ceux qui voulaient faire fonctionner le radar automatique alors que la loi ne le leur permettait pas.
Il se trouve cependant que la loi, aujourd'hui, le permet. Et cette loi est passée en application sans que le pauvre citoyen n'en soit informé à l'avance. Il est vrai que nul n'est censé ignorer la loi, y compris les nouvelles parmi elles, mais n'empêche.
Quand on se veut une administration développée d'un pays développé, on se doit d'informer les pauvres citoyens de l'existence d'une nouvelle loi.
Quand on se veut une administration développée d'un pays développé, on se doit de bien communiquer là-dessus avec des spots explicatifs et descriptifs.
Quand on se veut une administration développée d'un pays développé, on se doit de privilégier le dissuasif au répressif.
Regardez ce qui s'est passé avec la loi anti-tabac. Des spots à gogo, des conférences de presse, un calendrier et tout le tralala. Le ministère de la Santé n'a pas lésiné les moyens et bien que le résultat final est en deçà de ce qu'on a vu dans des pays développés lorsqu'ils ont mis en place leur nouvelle loi, force est de reconnaître qu'il y avait de la volonté d'informer et de communiquer.
Mais pour ce qui est du radar, rien de rien ! On n'avait droit qu'à des rumeurs.
Et si l'on a évité les débats et les conférences de presse, c'est que la nouvelle loi autorisant les radars automatiques a l'air de tout sauf de vouloir servir le citoyen. Au contraire, elle donne l'impression (j'espère que ce n'est qu'une impression) de vouloir piéger le citoyen.
Exemple : la nouvelle loi nous interdit, en tant que conducteurs, d'embarquer des appareils détecteurs des positionnements de radars. Pourtant, si l'on embarque ces appareils, force est de remarquer que l'on réduirait la vitesse dans ces endroits-là, ce qui est (logiquement) le but de toute administration développée et de la nouvelle loi. Eh bien chez nous, c'est interdit et c'est comme ça !
Autre exemple, si elle voulait dissuasive et non répressive, on aura crié sur tous les toits de la mise en application de cette nouvelle loi !
Conséquence de toutes ces absences, les radars automatiques ont flashé 12300 véhicules en l'espace de 14 jours. Chiffre effarant que le ministre des Finances, qui l'a communiqué, a cru bon d'aller le vérifier de nouveau avant de le confirmer définitivement aux journalistes. Je m'interroge si la Mercedes Classe E du ministre ne figure pas dans le lot des 12 300 d'ailleurs.
S'il y avait une bonne communication avant la mise en route de ces radars, il est certain que nous n'en serions pas arrivés là.
Le même ministre a indiqué qu'on a mis en place un numéro (81 100 700) renvoyant vers un centre d'appels et d'information sur les pénalités routières. On aurait franchement souhaité un site internet (plus pratique et rapide et moins encombré et onéreux pour tout le monde) qui nous informe sur nos PV, mais aussi sur nos droits et nos recours !
Mais non ! L'administration préfère les pénalités et les procès verbaux aux conférences de presse et débats et discussions.
Dès lors, la question qui s'impose est de savoir si la priorité de l'administration est de sévir ou d'inculquer aux citoyens le sens du civisme et du respect du vivre-ensemble ?
Une meilleure communication et une sensibilisation moderne et dissuasive auraient fait le meilleur effet auprès des conducteurs et le chiffre des personnes flashées aurait certainement été moins effarant.
Surtout, il aura dénoté d'un total respect de l'administration tunisienne à ses citoyens !


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