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Tunisie : BCE balaie la théorie de complot et maintient qu'il ira jusqu'au bout de son initiative
Publié dans Business News le 12 - 03 - 2012

« Oui, j'ai lancé une initiative. Oui, je continuerai à servir mon pays, la Tunisie, tant que je serai en mesure de le faire et tant que j'en serai convaincu. Non, je ne demanderai à personne et à aucune partie l'autorisation pour agir dans ce sens ».
Ce sont là les propres termes de Béji Caïd Essebsi qu'il a prononcés au début et à la fin de la rencontre organisée, dimanche soir 11 mars 2012, par la chaîne de télévision Nessma lors d'un plateau spécial auxquels étaient conviés quatre hauts responsables du même bord, à savoir l'ancien chef du gouvernement et trois de ses ministres, Taïeb Baccouche, Lazhar Akremi et Ridha Belhaj.
D'entrée, donc, les téléspectateurs savaient qu'ils n'assistaient pas à un débat entre invités de tendances différentes, mais bel et bien à une rencontre qui offrait l'opportunité à un groupe de personnalités de présenter leurs visions de la chose publique et, en quelque sorte, de se défendre face aux accusations dont l'ancien gouvernement transitoire fait l'objet, depuis un certain temps, de la part de l'actuel gouvernement, aussi provisoire.
Les invités ont eu, ainsi, l'occasion d'expliciter leurs conceptions et leurs visions de la seconde étape transitoire en Tunisie post-révolutionnaire. Ils ont parlé de la situation économique et sociale, de l'éducation et de l'enseignement, de la justice transitionnelle, des grèves et des sit-in, des prochaines élections, de la religion et de l'Islam, des opérations de diversion et, bien entendu, de cette fameuse théorie de complot, sans oublier la « triste » déclaration de Rafik Abdessalem qui a dit dans une émission sur une autre chaîne télévisée : « Que reste t-il à Béji Caïd Essebsi comme âge virtuel ? ».
Concernant ce dernier point, une unanimité s'est faite sur le plateau pour condamner vigoureusement les propos du ministre des Affaires étrangères que tous les présents dénommaient « Rafik Abdessalem Bouchlaka ». Lesquels propos ont été jugés « indignes » d'un ministre tout en insistant sur le fait que la question de la vie ou de la mort est de l'unique volonté de Dieu. Il était visible que les propos du ministre des AE n'ont pas été digérés par personne et, encore moins, par Béji Caïd Essebsi qui a cité le cas d'Indira Gandhi et Bourguiba.
Quant à « l'héritage lourd » laissé à l'actuel gouvernement qui estime que c'est un legs « prémédité », l'ancien Premier ministre pense le contraire et énumère les points positifs réalisés par son cabinet dans une situation encore beaucoup plus difficile que celle prévalant dans l'état actuel des choses, et ce aussi bien au niveau des grèves, des sit-in, des routes coupées, des dérapages sécuritaires et des « dégage » lancés à tout bout de champ.
Taïeb Baccouche est allé jusqu'à proposer une comparaison, jour par jour et mois par mois, voire réclamer des face-à-face télévisés en direct entre les ministres de l'ancien gouvernement et ceux de l'actuelle équipe au pouvoir.
Ridha Belhaj est intervenu sur des questions techniques et pointilleuses touchant à la promulgation des décrets, à l'amendement introduit concernant la loi sur la prescription des crimes de torture et sur l'amnistie générale.
A ce propos et répondant à une question sur les accusations quant à son implication, à travers ses ordres, dans des actes de torture contre les Yousséfistes, M. Caïd Essebsi les a niées en bloc et catégoriquement tout en précisant qu'il est venu au ministère de l'Intérieur en 1963, soit un an après le procès contre les auteurs dudit complot de 1962. Plus encore, toute cette affaire n'a pas été traitée par le ministère de l'Intérieur où il y avait Driss Guiga, mais par l'armée et le Tribunal militaire.
Pour ce qui est des augmentations salariales, des accords signés avec l'UGTT et des promotions accordées, Ridha Belhaj et Taïeb Baccouche ont indiqué qu'une grande manipulation est en train de se faire pour induire l'opinion publique en erreur, car les chiffres sont là et toutes les décisions prises dans ce cadre l'ont été sur les bases de calculs concrets et faisables avec des prévisions budgétaires bien précises.
A propos de son initiative, Béji Caïd Essebsi a indiqué qu'il l'a lancée pour servir la Tunisie et parce qu'il tient au succès du gouvernement actuel, duquel succès, découlerait la réussite de tout un peuple qui a consenti les plus gros sacrifices pour la dignité, la liberté et la démocratie.
« Si je propose la mise au point d'une feuille de route claire pour la période à venir, si je réclame l'annonce de dates précises pour les prochaines échéances dont notamment celles des élections définitives, si j'appelle à un rassemblement vaste capable d'assurer et assumer l'alternative… tout cela s'inscrit dans le fil droit du respect du processus démocratique », a expliqué M . Caïd Essebsi.
Or, renchérit-il, c'est à partir de ce moment que les critiques ont fusé de toutes parts. Et après les louanges, les flèches acerbes et autres accusations gratuites n'ont pas arrêté de pleuvoir de la part des membres du gouvernement provisoire et, plus précisément, de son chef, Hamadi Jebali, ainsi que d'autres personnalités dont il a cité Ahmed Ben Salah et Tahar Belkhoja, sans oublier le président provisoire de la République, Moncef Marzouki, qui m'a traité de « kafer ». Même s'il s'est rétracté par la suite en indiquant qu'il ne voulait pas dire « apostasie au sens propre du terme. « Mais apparemment, pour si Marzouki, tous les termes ont un sens particulier», ajoute BCE.
Cet épisode a conduit les présents à parler de cette fameuse théorie de complot, tournée en dérision par Béji Caïd Essebsi dans son style humoristique fin, mais fort expressif. Tous les présents sont d'accord que ces accusations sont ni fondées, ni argumentées, ni étayées, ni logiques, ni raisonnables.
Au lieu de cela, un appel a été lancé par les quatre personnalités du gouvernement provisoire à M. Jebali pour qu'il s'attelle à la tâche, pour qu'il dise au peuple la vérité et la réalité des choses et de lui annoncer une feuille de route claire avec un échéancier précis des différentes étapes à savoir, et en premier lieu, la tenue des prochaines élections avec la constitution de l'Instance indépendante desdites élections, l'élaborations de la constitution, la définition du prochain système politique, la réalisation de la justice transitionnelle, de préférence du type appliqué par Mandela en Afrique du Sud.
La Tunisie a besoin de traiter les problèmes urgent d'abord intéressant la proximité et les préoccupations du commun des citoyens qui aspirent à l'emploi, à l'amélioration de leur pouvoir d'achat, à leur sécurité, à la préservation de l'emploi, assurent les présents sur le plateau.
Or, au contraire, on assiste à l'émergence de questions qui n'auraient jamais dû avoir lieu en ces moments précis comme les débats sur l'identité, sur la religion et sur les tenues vestimentaires, sans oublier les polémiques inutiles soulevées par les prédicateurs « importés », tels les Amrou Khaled et Wajdi Ghenim.
En conclusion, Béji Caïd Essebsi , qui a évoqué avec grand émotion le triste épisode de la profanation du drapeau national,a fini par révéler qu'il a accepté l'invitation de présider une grande réunion le 24 mars 2012 à Monastir dans le cadre de l'initiative tendant à la création d'un grand parti centriste et démocratique.
A la fin de cette rencontre, une comparaison s'est imposée à nous entre la prestance, les prestations et les visions des choses de l'Etat entre les membres de l'actuel gouvernement de la Troïka et ceux du gouvernement transitoire dirigé par M. Caïd Essebsi. Cette comparaison a dû s'imposer, également, aux téléspectateurs tunisiens qui auront, sûrement, tranché dans un sens ou dans l'autre.


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