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Billet : CAF : une institution en danger
Publié dans La Presse de Tunisie le 21 - 06 - 2019


Par Jalel MESTIRI
Un nouveau monde sportif est en train de naître dans le football africain. Celui qui accrédite l'image défaillante d'une instance(CAF) incontrôlable, quelque part aussi ingouvernable. Au coup d'envoi de la CAN 2019, dont la cérémonie d'ouverture est prévue pour ce soir au Caire, l'idée qu'on se fait de cette instance, de son président Ahmed Ahmed, est qu'elle abaisse la vocation des mandataires par des actes dont le football africain risque de ne pas se relever de sitôt. Il semble d'ailleurs entendu que les valeurs sportives et toute la signification qui s'y rattache n'ont plus de sens et de raison d'être ni pour le président ni pour beaucoup de membres.
Le nouveau mode d'emploi de la CAF est contraire aux bonnes habitudes, à l'éthique, aux valeurs sportives. Le constat est alarmant : on est au bout d'un système dépassé aux enjeux incommensurablement importants. Les dérapages, les manquements et les excès inspirent beaucoup d'inquiétudes sur la façon dont le football africain est aujourd'hui géré. Toute l'institution est en danger. Elle se serait ainsi installée sur une montagne de dérives soutenues par des responsables privés de discernement, d'honnêteté et de compétence…On ne mesure plus ni le discours ni les actes. Que sera la CAN 2019 au lendemain de la finale de la Ligue africaine des champions ? On ne peut pas espérer beaucoup de choses tant que la plupart des responsables de la CAF n'ont aucune conscience de la réalité. Tout ce que l'on peut dire est qu'il y a des hommes qui n'ont pas le profil requis, que le football africain, tel qu'il est actuellement géré et « conquis », a poussé au-devant de la scène des personnes qui n'auraient jamais dû être là où elles sont actuellement.
Lors de son élection surprise à la tête de la CAF, Ahmed Ahmed, le successeur de l'inamovible Issa Hayatou, s'était engagé à réformer le football continental. Au lieu des réformes, on assiste actuellement à une dénaturation et des défaillances qui touchent aux fondamentaux d'une compétition et d'une instance qui n'ont plus visiblement la même vocation. Les rumeurs alimentent de plus les commentaires : ce sont les clubs européens qui auraient exigé que le calendrier de la CAN soit modifié. La phase finale a toujours eu lieu le mois de janvier. Issa Hayatou, président de 1988 à 2017, s'était toujours refusé à modifier le calendrier de la compétition, estimant qu'il faisait trop chaud en Afrique du nord, trop humide en Afrique centrale et trop froid dans le sud. Cette période ne semble pas arranger les clubs européens qui se trouvent dans l'obligation de libérer leurs joueurs africains. On dit même que ces clubs européens ont fait pression sur la Fifa et l'Uefa pour imposer ce choix à la CAF.
Les critiques vont encore plus loin et ont trait au nombre des équipes qui a été revu à la hausse en passant de 16 à 24. Il s'est avéré que la CAF a accepté ce changement sans prendre en considération les spécificités du football africain, et encore moins les capacités des pays du continent à pouvoir accueillir une compétition qui durera plus longtemps. Le passage à 24 équipes est une aubaine pour les pays qui accueillent cette épreuve. Cela impose six stades disponibles, contre quatre auparavant.
Selon les responsables de la CAF, et tout particulièrement son président Ahmed Ahmed, les raisons qui ont motivé la prise de tels changements sont liées aux recettes publicitaires, générées notamment par une compétition plus longue. Cela devrait se répercuter sur les droits de retransmission TV dans la mesure où les recettes augmenteront. Le paradoxe est pourtant là : les droits de retransmission TV n'ont jamais été évoqués, notamment en ce qui concerne les dépassements de la chaîne détentrice des droits qui privent les téléspectateurs de la région Mena des matches de la CAN et des compétitions interclubs.
L'impératif de l'évolution du football africain aurait dû se faire autrement. En dépit de ce qu'ils prétendent, les responsables de la CAF sont toujours considérés comme des conservateurs en déphasage avec leur époque. Le salut du football africain passe par la mise en œuvre correctement de la spécificité sportive. Il aura besoin d'une instance statuaire qui tranche quand il y a des débordements et qui agit en conséquence. Qui applique la loi. Qui régule la vocation et la marge de manœuvre de chaque partie. Le modèle actuel est dépassé. Tout cela va largement au-delà du débat autour de l'idée que l'on se fait d'un match, d'un résultat, d'un titre.


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