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Préjugés défavorables...
Gestion de l'élite sportive en Tunisie
Publié dans La Presse de Tunisie le 12 - 07 - 2017

On raisonne toujours avec les mêmes faux réflexes et on ne fait rien pour changer ce décor caduc de la gestion de l'élite dans notre sport
Nous avons soulevé ce problème à maintes reprises et depuis des années sans qu'il y ait un changement palpable ou même l'intention de changement. On parle de l'élite de notre sport, qui souffre tant depuis des années d'un manque d'entretien à tous les niveaux. Au vu des défaillances qu'on observe depuis des années au niveau du sport tunisien, les médailles qu'on a obtenues aux Jeux olympiques et dans les différents championnats du monde, toutes disciplines confondues, relèvent sans aucun doute du miracle, et aussi de la réussite sportive des quelques champions et de leurs entraîneurs. Dans la plupart des cas, ce n'est pas le fruit d'une planification étudiée des fédérations sportives et de leurs directions techniques (on compte même des fédérations sans DTN qui met de l'ordre et qui gère la structure technique), ni aussi le fruit d'une collaboration et coordination avec le ministère des Sports et le Cnot. C'est un système cloisonné, vertical (beaucoup de hiérarchie et de procédures administratives lourdes et rigides), axé sur les personnes et qui fonctionne au gré des relations personnelles. Voire l'humeur. En 2017, analyser le potentiel et l'avenir de l'élite sportive tunisienne est quelque chose qui fait mal au cœur franchement. On a une période de transition assez délicate en ce qui concerne l'élite : une vague de champions de haut niveau s'en va et atteint la saturation, à l'image de Mellouli et Jaballah, et une autre tarde à prendre une place au soleil. Habiba Ghribi, Malek Jaziri, Ons Jabeur, Marwa Amri, et les autres champions qui restent en course, ont-ils la motivation et l'encadrement nécessaires pour persévérer dans ce monde où les champions à l'étranger sont produits chaque année et suivant des plans minutieux?
Mauvaise organisation...
Ministère des Sports-Cnot-fédération sportives, ce trio responsable de l'élite joue-t-il vraiment le bon rôle ? Le système élite s'articule autour de ces trois structures qui, en théorie, se complètent mais qui en réalité se dérangent, se mettent contre les champions. Comment? Ces trois entités gèrent très mal la détection, l'accompagnement et le financement de l'élite. Chacun y va de son côté sans se soucier de la qualité, du respect des normes. On peut même dire qu'à cause de ces méthodes de travail caduques, de ces conflits personnels entre les trois structures (c'est le véritable malheur de notre sport), l'évolution des athlètes se fait d'une manière aléatoire. Parfois, une performance surgit soudain grâce à un talent fou, le courage de l'athlète et surtout la qualité de son staff. C'est pourquoi on a des performances de haut niveau «sporadiques» et non régulières et continues dans la durée. Et malgré les efforts qu'on fait pour suivre l'évolution de l'élite (statistiques, base de données gérée par l'unité élite au ministère des Sports), on est loin de ce que font les grandes nations du sport. Elles ont beaucoup de moyens oui, mais elles ont aussi une organisation irréprochable entre les fédérations sportives et leur environnement, elles ont changé et innové leur modèle de gestion de l'élite. Elles planifient tôt les Jeux olympiques et les championnats du monde et mettent les meilleurs techniciens et administrateurs pour planifier la carrière de leurs champions. Ce n'est pas toujours une question d'argent, mais d'organisation et de bon sens. Notre système d'élite se transforme en un espace fermé, mal conçu et surtout figé. On ne veut pas changer, on ne veut pas irnover car cela mettra beaucoup de gens incompétents dehors et ça ne les arrange pas. Beaucoup de temps perdu au niveau des fédérations sportives qui soufflent tant de l'anarchie et du peu de moyens, mais aussi beaucoup de champions «grillés» dès leurs premiers pas pour différentes raisons. Le ministère des Sports continue de gérer suivant des normes classiques (le titre 1 et 2, en attendant le budget par objectifs) la relation avec les fédérations sportives, le Cnot, lui, est loin de prendre la moindre décision efficace pour ce qui est de la planification des Jeux olympiques. L'expérience de la commission mixte entre le ministère des Sports et le Cnot, lors des Jeux de Rio, a-t-elle annoncé un changement profond ? Loin de là. Des présidents de fédérations membres du Cnot ont été accusés de favoriser leurs athlètes (juge et partie). On attend encore et toujours que l'on ait le courage de changer l'approche élite. Sinon, on n'aura pas de champions confirmés demain.


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