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Un constat amer !
Chronique d'un échec (presque) annoncé
Publié dans La Presse de Tunisie le 30 - 06 - 2018

Un sport, dont les installations sont désuètes, avec son arbitrage boiteux, ses dirigeants et ses clubs qui naviguent à vue, croulant sous les dettes et les sanctions, ne pourra jamais rivaliser avec ceux qui sont autrement outillés.
Il paraît que l'on se prépare à «auditionner» la ministre de la Jeunesse et des Sports pour lui demander des comptes à propos de la piètre prestation de l'équipe nationale tunisienne au Mondial de Russie, de la fuite d'un certain nombre d'athlètes, qui ont profité du déplacement de la délégation tunisienne aux Jeux méditerranéens pour prendre la poudre d'escampette.
C'est peut-être une bonne idée, mais c'est tout simplement une perte de temps. En effet, si on a du temps à perdre, on va se limiter à écouter des explications qui ne justifieront rien.
La ministre ne «prépare» pas une équipe nationale.
C'est le rôle des fédérations concernées. Le Département de tutelle met à la disposition des fédérations nationales ce dont elles ont besoin lorsqu'elles n'ont pas le moyen de le faire, paie ou contribue à payer le personnel d'encadrement et faciliter les accès aux installations sportives, dont le département, soit propriétaire, soit il les fait gérer. Pour le reste, c'est la Fédération tunisienne de football (le cas qui nous intéresse) qui s'occupe de tout.
Et gare à celui qui met le nez dans toutes ces affaires.
A notre sens, et ce n'est pas la première fois que nous le relevons, en vain, le ministère de la Jeunesse et des Sports a une part de responsabilité dans la dégradation de la situation du sport dans le pays. Ne parlons pas de résultats, car ce serait essayer de mettre en évidence des performances que des athlètes d'élite ou des équipes réussissent, grâce à l'encadrement assuré par le Département des sports (et il y a beaucoup de chose à dire à ce propos !), et oublier l'essentiel.
Levée de boucliers !
A chaque revers d'une équipe nationale de football, c'est la levée de bouclier et tout le monde s'y met. Pourtant, ce «tout le monde» oublie que le football tunisien est dans une situation qui ne ressemble à aucune autre ailleurs. La fédération gère un «professionnalisme» qui n'en est pas un. Cette fédération ne fait rien pour corriger les insuffisances et les distorsions, au point qu'elle donne l'impression que cette situation lui convient. La Département de tutelle ne bouge pas. Il est certainement au courant de ce qui se passe dans les clubs «professionnels» : les dettes abyssales, les recrutements qui coûtent des devises sonnantes et trébuchantes pour un pays en difficulté, les grèves des joueurs, les mascarades, dont sont des acteurs actifs certains présidents de clubs qui ont beaucoup à se faire reprocher, et surtout une réglementation inadaptée au professionnalisme.
Pour une gestion efficiente
Cela fait des années que l'on entend parler de conversion des clubs désirant être «professionnels» en «Sociétés à objet sportif» pour que la gestion soit claire et efficace, à l'image de ce qui se passe partout où le professionnalisme est de rigueur. En vain.
En vain, parce qu'on a peur des conséquences que cela pourrait produire dans le cas où de strictes critères de viabilité sont appliqués. Certains clubs qui ne répondront pas à ces critères pourraient disparaître. Dans ce cas, bonjour les dégâts avec des grèves, des routes coupées et bien d'autres manifestations du genre. Pourtant, la mise en place de ces associations sportives SOS ne se fait pas en une saison. On donnera aux clubs désirant être professionnels par exemple cinq ans pour être à niveau.
Il y a beaucoup de moyens pour y parvenir. En France par exemple, au Maroc, des clubs d'une même région pour être professionnels se sont unis. Ils ont mis en commun leurs moyens humains et financiers pour créer un club qui représente dignement la région et qui tient la route. Pour prendre en main et organiser ce professionnalisme, c'est le ministère qui doit mettre en place des statuts différenciant les activités des «amateurs» et ceux des «professionnels». Dans le cas présent, le MJS ne bouge pas et tout se fait dans la confusion la plus totale. Avec des clubs organisés et bien gérés, les résultats seraient tout autres.
En perdition !
De toutes les manières, il faudrait en être convaincu : notre football, avec sa médiocre gestion, ses règlements fait sur mesure pour assurer la mainmise de gestionnaires souvent quelconques, tyranniques et inefficaces, son effectif insignifiant, son rythme de compétition et son système de formation de base peu efficace.
Un sport, dont les installations sont en complète perdition, avec son arbitrage boiteux et qui n'inspire aucune confiance, ses dirigeants et ses clubs qui vivent au jour le jour, croulant sous les dettes et les sanctions qui pleuvent sur les clubs tunisiens (la Fifa en sait quelque chose), et pour d'autres raisons encore, ne pourra jamais rivaliser avec ceux qui sont autrement outillés.
Des pays qui disposent de réglementations strictement appliquées, qui garantissent le renouvellement et l'apport d'idées nouvelles enrichissantes, une formation qui fait école, des installations en parfait état, qui jouent quarante à cinquante matches par saison, dont les sections jeunes produisent à tour de bras des éléments de valeur. Le ministère de la Jeunesse et des Sports est responsable de cette situation. Il est responsable, car son rôle est bien de demander des comptes, d'exiger la mise en place des réglementations répondant aux objectifs, et de sanctionner les manquements et les insuffisances. Ce constat est honteux pour un pays qui était pionnier dans ce domaine sportif, et qui a eu le mérite de former une bonne partie des cadres du continent.
Ce n'est donc pas le résultat de notre équipe nationale de football (le faire ne servirait à rien si ce n'est pour organiser des joutes oratoires) qui doit être examiné, mais l'état de santé de toute notre politique sportive. Cela fait un bon bout de temps qu'on l'a demandé.


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