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Chaque jour compte
Reportage- Elections — Comment les IRIE s'y préparent-elles ?
Publié dans La Presse de Tunisie le 27 - 09 - 2014

Tout sera joué le jour J, soit le 26 octobre prochain. Un rendez-vous exceptionnel auquel les instances régionales pour les élections (Irie), partout dans le pays, s'apprêtent, vaille que vaille, à en faire un succès. On y travaille au quotidien, non-stop, sans répit. Après la vaste campagne d'inscription des électeurs qui s'était, finalement, soldée par un maigre corps électoral dépassant à peine les 5 millions de votants potentiels, la place a été cédée, depuis le 22 août dernier, à la course au palais du Bardo. La guerre des listes a fait rage, sur fond d'implosions et de démissions, de manœuvres dilatoires et de surenchères politiciennes à n'en plus finir. Mais, il y avait aussi des sortants et des rentrants, tel un jeu de foot à la dernière minute.
Toutefois, cette guerre des nerfs aux calculs partisans étriqués vient de révéler tous ses secrets. Sans grande surprise. Statistiques de l'ISIE à l'appui, sur un total de 1500, quelques 192 listes électorales présentées à l'intérieur et à l'extérieur du pays ont été jugées irrecevables, à défaut des conditions d'éligibilité conformes aux normes. Et le président de l'Isie, Chafik Sarsar, les a déjà énumérées, à maintes reprises : défaut de qualité d'électeur de certains candidats, négligence du principe de parité, dépôt hors délai, non-respect de la condition d'âge fixé à 23 ans, non remboursement de la deuxième tranche de financement de la campagne de 2011. Dans la circonscription de Ben Arous, 50 listes de candidats aux prochaines législatives ont été validées, 14 autres rejetées.
Au four et au moulin
Du reste, les préparatifs vont bon train. Et l'ambiance dans les instances semble très ordinaire. Elisant domicile à l'ancien siège communal depuis juin dernier, l'instance des élections de Ben Arous se doit d'être au four et au moulin. Son staff fort mobilisé pour l'événement a les yeux rivés sur l'enjeu électoral. Même les dimanches, le travail ne doit pas cesser. Sans pour autant obéir forcément à l'horaire administratif, puisqu'il arrive souvent de rester plus tard que prévu. M. Khaled Amri, président de ladite instance, a à son actif une pareille expérience, celle de 2011, où l'initiative fut première dans l'histoire de la Tunisie. Et pourtant, bien qu'il soit rodé et formé à l'exercice, la mission ne lui paraît pas aussi simple que celle de 2011. «A l'époque, nous étions une équipe de 15 à partager ensemble les même tâches, aujourd'hui celles-ci sont réparties seulement sur trois personnes..», compare-t-il. En tout cas, cela se généralise dans toutes les autres instances dont les membres se comptent sur les doigts d'une seule main. Et là, M. Amri s'est rétracté pour préciser la différence, soulignant le caractère exceptionnel des échéances précédentes.
Quoi qu'il en soit, l'obligation des résultats est prise en considération. Dans cette guerre sans merci, chaque jour compte. Rien ne devrait être laissé au hasard. D'après lui, tout est là pour passer le cap électoral si crucial et décisif. L'exigence de l'étape requiert la conjugaison de tous les efforts : des équipements bureautiques et logistiques mis en place et un dispositif de quelque 140 agents est venu en renfort. Une flotte prête à tout faire, à laquelle se sont associées pas moins de 3 mille personnes sélectionnées sur dossier pour être, ensuite, affectées dans les centres et les bureaux de vote. «Nous en avons suffisamment, au-delà de nos vrais besoins estimés réellement à 2300 agents. Mais, le reste sera réservé aux imprévus du terrain, le jour «J»..», suppose-t-il. En pareilles circonstances, rien n'est fortuit, tous les moyens seront bons pour mener à bien le déroulement du scrutin. Sommes-nous prêts à l'épreuve du 26 octobre? Auprès des Irie(s), tous les facteurs nécessaires sont réunis.
Débordé de dossiers des candidats postulants aux bureaux de vote, Samir Hmaid, membre de l'Instance régionale des élections de Tunis 1, a été chargé de les passer au crible. Il devait s'en sortir avant le 14 septembre, date butoir d'affichage des listes des admis, au siège de l'instance à Bab Bnet, à la Kasbah, mais aussi auprès des 11 délégations territorialement compétentes. Tout dossier ne répondant pas aux conditions indiquées par la loi électorale est considéré éliminé. C'est que la qualité du candidat-électeur est un critère éliminatoire. Et le niveau «bac plus» compte beaucoup dans le choix des chefs et agents des bureaux de vote. Car, gérer un tel poste à un tel jour, censé être hors du commun, commande un certain savoir-faire non négligeable. Veiller à la gestion des flux massifs d'électeurs, sous le contrôle des observateurs nationaux et étrangers, relève du bon moral et d'un code de conduite professionnel.
60 mille agents à former
Statistiques fournies par M. Hmaid, ladite instance compte, en tout, 456 bureaux de vote répartis sur 104 centres. En d'autres termes, 104 écoles qui s'érigent, pour l'échéance, en des lieux où s'effectue le scrutin. En fait, El Hrairia, Ezzouhour, Sejoumi, Kabaria, La Médina, El Ouardia, Bab Bhar, Bab Souika, Jebel Jeloud, Sidi El Béchir et Sidi Hassine, sont les délégations appartenant aux périmètres géographiques de Tunis 1. A vrai dire, le nombre des centres de vote augmente proportionnellement avec la densité démographique de la région relevant de la circonscription. Dans cette logique, El Hrairia, Kabaria et Sidi Hassine en constituent bel et bien les quartiers les plus populaires. «C'est à ce niveau que se fait, ainsi, la sélection des candidats avant de les affecter dans les centres et bureaux de vote dans leurs régions d'origine. Une question d'organisation, pas plus..», a-t-il expliqué. Que vont-ils faire, au juste ? D'après lui, ils auront à s'investir d'une mission aussi importante que précise : veiller à l'opération de vote, le jour des élections. C'est aussi savoir gérer la grande affluence des citoyens votants, tout en leur assurant l'assistance requise. Cela demande une formation sur le tas. «Nous sommes disposés à dispenser à leur profit des journées d'initiation dans ce sens..», affirme-t-il. Toutes les instances régionales devraient agir ainsi, au rythme d'un calendrier bien précis. Un travail à plein temps qui s'opère conjointement, au fur et à mesure, avec les coordinations locales pour les élections. Ces instances, relève M. Hmaid, ont bien joué leur rôle dans l'opération d'inscription des électeurs, à partir des bureaux mobiles itinérants dans les régions, mais aussi à travers des campagnes de sensibilisation tous azimuts. En période de dépôt des candidatures pour les législatives jusqu'au 29 août dernier, 58 listes électorales (partisanes, indépendantes et de coalition) ont été présentées dans la circonscription de Tunis 1, dont 12 considérées comme invalides. Alors que le total des listes définitivement admises ne sera défini qu'après avoir parachevé le délai de recours, à deux degrés, auprès du Tribunal de première instance et celui administratif.
De son côté, l'Isie, l'autorité suprême des élections, prévoit de faire bénéficier les nouveaux recrutés, dont le nombre à l'échelle nationale est estimé à 60 mille agents, d'une ultime séance de formation qui aura lieu le jour du silence électoral, soit le 25 du mois prochain. En contrepartie, les bénéficiaires concernés ont droit à une rémunération globale de 120 dinars pour chacun, en guise de récompense pour leur volontariat. Une bagatelle qui semble être, du moins qu'on puisse dire, insignifiante, sans pouvoir motiver ni susciter un vrai sens d'engagement.
A Medenine, l'Instance régionale pour les élections ne déroge pas à la règle. Tout va bien, aux dires de son coordinateur M. Mourad Ouederni. Sauf que, faut-il le reconnaître, certaines précautions sont à prendre, surtout que cette région frontalière vibre au rythme des soubresauts, parfois exogènes. Mais, jusque-là, témoigne-t-il, le climat général est favorable pour mener le processus électoral à bon port. «Nous sommes en train de finaliser les listes préliminaires de plus de deux mille candidats aux 280 bureaux de vote répartis sur 247 écoles..», a-t-il révélé. Cela veut dire que le nombre des postulants a de loin dépassé les besoins déclarés. Et quand on sait qu'on met un bureau de vote pour 600 électeurs, on se rend compte que les votants potentiels dans tous les bureaux de la circonscription avoisinent les 168 mille. Toujours est-il que la formation des agents s'avère plus que nécessaire. A commencer par la formation des formateurs qui, à leur tour, s'appliquent à passer le témoin. Et le coordinateur de préciser que la période d'initiation à la tâche confiée aux jeunes recrues pourrait aller d'une semaine à dix jours. Sans compter, bien entendu, la fameuse journée de formation dédiée par l'Isie à tous les agents des bureaux, à la veille du scrutin.
Un renfort sécuritaire de taille
D'ici là, l'Irie de Medenine suivra, au gré des jours, l'élan de la campagne électorale. Bientôt, dans toutes les régions, les listes candidates, qu'elles soient partisanes, indépendantes ou de coalition reviendront à la charge. Pour rappel, M. Ouederni nous a informés que 34 listes ont été acceptées dans cette circonscription, contre quatre autres refusées.
Dans un climat de sécurité instable et encore moins rassurant au niveau de nos frontières, comment le citoyen du sud perçoit-il l'enjeu électoral dans son ensemble ? A ce propos, le coordinateur constate chez la population autochtone une impression positive. C'est que l'opération d'inscription avait connu, en plein été, une affluence remarquable. D'autant plus que l'on a enregistré, selon lui, un taux de participation assez élevé chez la femme et les jeunes de la région. Paradoxalement, à une échelle plus large, plusieurs sondages d'opinion ont accordé leurs violons sur la réticence de la jeunesse tunisienne par rapport à la chose politique. Leurs statistiques ont dévoilé, à ce niveau, une moyenne d'environ 60 %. «Chez nous, à Medenine, les indicateurs de réussite sont réunis et le renfort de sécurité mobilisé est de bon augure..», rassure-t-il. Or, cela n'est pas un privilège spécifique pour la région.
Le jour des élections, ce dispositif sera, certes, renforcé aux alentours des écoles où va se dérouler le scrutin. En fait, pas plus tard que la semaine écoulée, le ministre de l'Intérieur, M. Lotfi Ben Jeddou, a annoncé, à l'issue de la cérémonie de sortie de promotion de l‘école nationale de formation des inspecteurs de police de Sousse, que « la stratégie de sécurisation des prochaines élections est fin prête.. ». Cette action de protection sera engagée, en coordination avec l'ISIE, afin d'aplanir toutes les difficultés notamment à caractère sécuritaire. Et le rôle de l'institution militaire dans pareilles circonstances, comme ce fut le cas en 2011, n'est plus à démontrer.


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