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La grève de la Troïka n'aura pas lieu !
Publié dans Leaders le 31 - 12 - 2012

Pas de grève générale :Quelles sont les conséquences politiques de ce non-évènement ? Une grande déception s'empara de ceux qui en attendaient beaucoup, l'histoire ne se répète jamais pareille à elle-même, elle bégaye parfois, hoquette souvent. Elle a bien plus d'imagination pour décevoir. Les choses ne sont jamais égales par ailleurs, l'ailleurs est toujours dedans. Ni grève générale ni remake du 17 décembre 2010.Qui l'a emporté dans ce bras de fer de poker menteur après la violente empoignade devant les locaux de l'UGTT?
Après des tractations dont la teneur est restée secrète, le gouvernement a obtenu la suspension de la grève générale, L'UGTT, la condamnation des violences perpétrées à l'endroit de ses militants.Les soutiens Nahdhaouis se sentirent soulagés à l'issue des palabres entre UGTT et gouvernement, les militants de l'UGTT dubitatifs, d'autres dépités.
Le jeu d'échec est à la dictature ce qu'est le jeu de Go à la démocratie. Aux échecs, il faut tuer pour gagner, au jeu de Go les deux protagonistes construisent pour survivre à une confrontation loyale. Aucun mort à l'issue du combat, l'honneur des deux est sauf. Avions-nous assisté à une partie d'échecs entre UGTT et Ennahdha, dont l'issue est Pat et le Cheikh n'est pas Mat ? Si c'était du Go, cela augurerait d'une ébauche de dialogue constructif, qui est bienvenue après les coups de gourdins et l'invective qui volait bas.
Ennahdha en est sortie confortée par sa capacité à éviter le chaos qui guette le pays,l'UGTT obtient une reconnaissance de sa légitimité contestée de participer au processus de transition politique. Match nul diraient certains sceptiques, la balle au centre, il faudra rejouer. Rien n'est réglé, l'économie a du plomb dans l'aile, les promesses poudre aux yeux se transforment en chevrotine éborgneuse, les ligues protectrices de « je ne sais-quoi » s'attaquent aux meetings des partis adverses qu'elles inventent au gré des tribulations d'un gouvernement ami pour le moins maladroit. Ennahdha a une stratégie déjà dévoilée et, dont on voit les grandes lignes apparaitre à grands traits. Ghannouchi lui-même, qui s'est fait piéger par une vidéo clandestine en donna le tempo. Une stratégie éprouvée « des frères » datant des années 80. Un plan en trois étapes : s'assurer d'abord des hommes au plus grand nombre dans tout le territoire, essaimés au sein des organisations, des mosquées, des associations, dans les écoles publiques et parapubliques,des prisons bien entendu pour un public captif ( !), des instances étatiques progressivement. Puisdiffuser les idées partout,avec des relais médiatiques,des relais locaux.
Enfin, appliquer les idées, exécuter, par la force désormais acquise la Charia. Des évènements emblématiques préfigurent cette stratégie anti- démocratique. Le meurtre d'un militant de Nidaa Tounis, l'agression des militants de l'UGTT, l'attaque orchestrée du meeting de Djerba.
Les évènements se succèdent dans une précipitation qui irrite parfois l'inspirateur Ghannouchi qui préfère temporiser, le temps de s'assurer de plus de soutien aux plus hautes sphères de la sécurité nationale.
La mansuétude des forces de l'ordre vis-à-vis d'une milice fraichement grimée d'un accoutrement révolutionnaire le conforte. Mais ce n'est pas assez, « il y a l'armée qui n'est pas acquise » dit-il. La plus grande crainte de R. Ghannouchi, c'est de se faire déborder à sa droite par l'impatience des Djihadistes pressés de passer à l'offensive sans tarder, confondant les trois étapes avec le risque de voir poindre en Tunisie le scénario algérien où le FIS aux portes du pouvoir perdit tout dans un contexte d'une grande violence qui dura 10 années. Ennahdha a tout intérêt à ce que la rédaction de la constitution traine le plus longtemps possible. Le pouvoir ayant horreur du vide, il lui reviendrait de gré ou de force.
Le gré n'étant pas certain, la force est déjà à l'œuvre. Le sang des martyrs a séché, les constituants sèchent devant la page blanche qu'ils rédigent à l'encre sympathique. Entre temps nous aurons de quoi nous occuper. Les nuitées onéreuses d'un ministre qui quitte tard son bureau,dans un grand hôtel aux frais du Prince consort, la prise d'otage de Sami El Fehri ni innocent ni incriminé, les vociférations des prédicateurs de l'apocalypse. La guerre entre Ennahdha et UGTT n'est pas finie, c'est une trêve hivernale, ça va chauffer parce que des deux bords, les militants respectifs veulent en découdre, parce que les raisons de la colère sont toujours aussi bouillants. Demeure la colère d'un peuple héros fatigué qui n'en peut plus de ce jeu d'échec, échec sur toute la ligne.


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