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Publié dans L'expert le 25 - 05 - 2009

L'économie mondiale est en crise. Elle est malade de ses excès. La combinaison de quatre secousses majeures : un effondrement du crédit; un krach immobilier; une chute des marchés financiers, enfin un choc pétrolier et alimentaire qui entraîne le retour en force de l'inflation. Indissociable de la mondialisation, cette crise comporte d'emblée une dimension planétaire. Raison pour laquelle une nouvelle géographie économique est entrain de se dessiner dans le monde, avec un transfert de capitaux sans précédent de pays développés du Nord vers les pays émergents du Sud. La Chine est considérée comme un réservoir de main d'œuvre pas chère et qui ne revendique en absence de syndicats que de petits salaires stables sur une quinzaine d'années avec une moyenne salariale de 100 euros par mois.
Une nouvelle économie fondée sur les réseaux et une société de l'information reposant sur la connaissance se créent peu à peu sous nos yeux aussi bien à l'échelle des personnes qu'à l'échelle des nations. La vie de tous les jours, l'acquisition des connaissances, les méthodes de travail et les relations mutuelles évoluent de façon irréversible.
La révolution numérique est à la base de la mondialisation et de l'intégration de l'économie des nations du monde. Cette révolution repose sur toute la puissance des TIC qui nous permettent d'accéder presque instantanément, en tout point du monde, à l'information et à la connaissance.
En fait, c'est justement parce que la révolution de l'Internet n'intéresse pas seulement les secteurs des hautes technologies mais toute l'organisation de la vie économique que ses effets positifs se répercutent plus rapidement dans la plupart des secteurs de l'économie et que les pays en développement ont de meilleures chances d'en tirer profit plus rapidement que lors des précédentes révolutions technologiques.
Bref, la révolution des TIC ne diffère pas des précédentes révolutions technologiques qui ont entraîné une mutation profonde des économies et des sociétés.

Adopter l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique, capable d'une croissance économique durable…» tel est l'objectif que se fixe actuellement la plupart des pays développés et émergents. Or la notion d' économie de la connaissance n'est pas encore très précise :
- àune économie où l'innovation technologique, mais aussi la capacité humaine d'exploiter cette technologie, de se réadapter à la complexité et de créer des structures apprenantes confère un avantage très compétitif. Bref une économie du changement perpétuel reposant largement sur les technologies de l'information et de la communication (La série sur les pouvoirs d'Internet.
à une économie de l'immatériel où les richesses les plus désirées ne sont
pas tant des choses au sens strict, tangible, mais des informations ou des facilités d'accès à l'information et à la communication. La production de connaissances, de spectacles et expériences psychiques, contenus culturels ou cognitifs et services serait bien davantage désirée par une population dont une très large fraction travaillerait elle-même à manipuler des signes et non plus à produire des choses comme aux temps où l'agriculture ou l'industrie prédominaient. Tout cela n'est pas sans rappeler la «société post-industrielle» imaginée aux Etats-Unis dans les années 70.
à une économie où le capital intellectuel est le plus productif. Ce capital intellectuel consiste pour une entreprise, non seulement dans sa capacité à accéder à l'information rare (scientifique par exemple) ou à maîtriser des techniques intellectuelles (par la recherche et le développement, les brevets, les TIC ; il s'agit aussi du comportement, pour ne pas dire de la culture, du personnel, de sa capacité de développer des relations internes ou externes efficaces et de la faculté de faire circuler efficacement le savoir au sein de l'entreprise : gestion de la connaissance et intelligence collective jouent un rôle fondamental.
Que la connaissance ait une valeur dans la nouvelle économie semble évident. Elle est désirable puisqu'elle sert à réaliser une performance, une action qui n'était pas possible auparavant ou pas aussi facilement. Ainsi, telle formule d'une molécule permet désormais de guérir telle maladie. La connaissance est également désirable à mesure de ce qu'elle nous fait : ainsi la compréhension de telle théorie nous rendra plus savants, plus conscients de la beauté, du sens ou de la complexité du monde.
Nous vivons à la fois dans une société où la production de connaissances nouvelles (ou la gestion intelligente des connaissances existantes) est le premier facteur de puissance et de prospérité, mais aussi dans un monde de l'échange et de la circulation où tout se monnaie. Les travaux sur l'économie de la connaissance mettent en avant les avantages de sa production et de sa diffusion en gains de productivité, ou cohésion sociale.
Mais la connaissance est immatérielle et d'autant plus facilement s'approprier par celui qui ne l'a pas produite qu'elle peut être codifiée. Plus elle est formalisée (facile à résumer en suite d'instructions ou en informations susceptibles de figurer sur un document) et plus elle est facile à stocker, traiter et transporter (une facilité qui augmente avec les TIC et le code numérique).
Enfin, la connaissance est plus un bien de production que de consommation : Ce qui a été découvert par l'un deviendra tôt ou tard non seulement le bien de tous.
Idem, il n'est pas facile de travailler ni d'investir dans cette économie qui n'en est qu'à ses débuts, car les pièges y sont nombreux, qu'il s'agisse des problèmes de partenariat, de concurrence déloyale, de contrefaçon, d'incertitude juridique…

mondialisation, quand elle est apparue, avait émis un certain espoir surtout en termes d'intégration des grandes économies, d'allocation optimale des ressources, de rationalisation des décisions et de faire bénéficier le maximum de personnes des fruits de la croissance. Les objectifs sont nobles, les TIC peuvent aider à cela.
Aussi, ce sont de fait surtout les grandes entreprises qui gèrent l'économie mondiale. En quête de compétitivité - qui est la règle d'or imposée par la mondialisation (marché, prix, qualité et délai), celles-ci ont amorcé des mouvements de fusions- acquisitions- restructuration. Ce qui fait que les PME au prix de leur pérennité, voire de leur survie, devaient se placer dans certains créneaux auxquels les autres entreprises ne peuvent pas accéder.
La liberté des flux d'information et la liberté d'expression ont déclenché une croissance exponentielle de la connaissance et la création de multiples applications nouvelles. Conséquence directe, les structures économiques et sociales et les relations se transforment-elles aussi. Et pourtant, l'immense majorité des habitants de la planète n'ont pas encore été touchés par cette révolution. La fameuse «fracture numérique» menace d'élargir encore le fossé du développement entre les riches et les pauvres, entre pays et à l'intérieur même des pays.
La majorité des habitants de la planète ne pourront bénéficier de cette révolution que s'ils ont la possibilité de participer pleinement à la nouvelle société de l'information. L'accès rapide aux services et aux marchés de l'information permet réellement de lutter contre la pauvreté et de promouvoir la création de richesses. L'information et la connaissance peuvent «égaliser les chances» et les TIC sont un élément décisif d'un développement durable sur le plan de l'environnement, aussi bien que dans la lutte contre la pauvreté.
Les TIC peuvent contribuer puissamment à combler le fossé du développement entre les pays riches et les pays pauvres et à accélérer les efforts déployés pour lutter contre la pauvreté, la faim, la maladie, l'analphabétisme, la dégradation de l'environnement et l'inégalité entre les hommes et les femmes. Les TIC peuvent apporter les bienfaits de l'alphabétisation, de l'éducation et de la formation dans les régions les plus isolées.
Grâce à elles, les écoles, les universités et les hôpitaux peuvent accéder aux meilleures informations et aux meilleures connaissances disponibles. Grâce à elles, on peut diffuser les messages concernant les problèmes de santé et améliorer le traitement et la prévention des maladies chroniques ou graves.
Sans une utilisation généralisée et novatrice des TIC, le développement des pays les plus pauvres pourrait être impossible à assurer.
L'une des leçons que l'on peut dégager de l'expérience de la Tunisie malgré ses ressources naturelles limitées, est que l'audace des dirigeants politiques qui ont su gérer la transition économique à l'ère du numérique a été payante, et que pareille démarche donne des résultats économiques, sociaux et politiques tangibles.

L'internet, outil de communication et de développement
Bien sûr ! l'Internet est une chance pour nous, les pays en développement, de rattraper un certain retard en accédant à des documents, en suivant en direct des expériences pratiques. L'Internet a surtout permis aux étudiants d'accéder aux revues scientifiques et de référence qui coûtent très cher».
En effet, la société de l'information représente un certain nombre d'opportunités pour les pays en développement : parmi les opportunités, citons :
--- La dynamisation du tissu économique et social par la flexibilité, la mobilité et l'innovation.
--- Les TIC offrent aux entreprises un important potentiel de croissance économique, favorisés par la réduction des coûts de transactions et les externalités positives résultant de la mise en œuvre de services partagés ou externalisés .
--- L'amélioration de la qualité de vie par les possibilités d'aménagement du temps et de localisation du travail ;
--- L'enrichissement mutuel du savoir faire et des compétences ;
--- La constitution ou le renforcement des pôles de croissance générateurs de valeur ajoutée dans les secteurs des télécommunications et de l'informatique, et dans les autres domaines de transport, de la finance, de la distribution, de la formation, de la médecine, de la presse, etc. ;
---- En créant de nouveaux emplois qualifiés et surtout l'émergence de nouveaux métiers et de nouveaux savoir faire dans des domaines encore inconnus,
Dans certains secteurs de l'économie, l'évolution sera plus progressive et liée essentiellement à la baisse des coûts de transaction. L'industrie manufacturière et le commerce de détail sont des exemples de secteurs dans lesquels on peut s'attendre à des transformations profondes.
Sans une stratégie d'investissement, pour s'équiper, ni les ordinateurs ni l'Internet en soi ne peuvent accroître considérablement la productivité d'un pays ou d'une entreprise. L'introduction des TIC n'apporte des gains de productivité conséquents que lorsque l'on exploite toutes les possibilités d'amélioration de l'efficience des opérations aussi bien au niveau de la production, de la commercialisation qu' au niveau de l'environnement institutionnel. En conséquence, le commerce électronique ne pourra devenir un moteur du développement que si l'investissement dans les infrastructures, les équipements et la valorisation des ressources humaines, s'accompagne d'une modification profonde de l'organisation et de la gestion des entreprises et, dans la mesure où ils ont une incidence sur l'efficacité des entreprises.
Dans l'économie numérique, les flux d'information sont plus rapides et plus diffus que dans les organisations traditionnelles. Cela entraîne une décentralisation de la prise de décisions et il faut que les travailleurs soient capables de s'acquitter d'un éventail plus large de tâches et soient habilités à le faire. De façon plus générale, l'impact de l'Internet sur de nombreux secteurs de production essentiels dans les pays en développement dépendra non seulement de la profondeur des transformations structurelles que les entreprises et leurs clients seront disposés à accepter, mais aussi des liens qu'ils établiront entre l'information et les aspects matériels de leur activité. Par exemple, les efforts faits par les pays en développement pour adopter le commerce électronique seront vains si les produits fournis doivent attendre plusieurs semaines dans un entrepôt avant d'être dédouanés ou s'ils ne sont pas conformes aux normes de qualité parce qu'en plus de cela la main-d'œuvre est mal formée.
En fin de compte, c'est au fur et à mesure que les gains d'efficience résultant de l'usage des TIC se diffusent dans le tissu productif des pays en développement qu'il y aura croissance économique et amélioration des niveaux de vie.


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