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Convergences et divergences Nord-Sud
Publié dans Business News le 07 - 01 - 2008

Le réseau ANIMA, qui regroupe une quarantaine d'agences gouvernementales d'investissement et réseaux internationaux du pourtour méditerranéen, a publié récemment une note de réflexion dans laquelle il a fait le point sur l'impact économique du processus de Barcelone. Et la note de s'interroger si l'Europe et les partenaires méditerranéens (MEDA) sont-ils dans un processus de convergence ou de divergence. Qu'a apporté le processus de Barcelone ? Qu'est-ce que cela a changé pour eux ? L'accroissement récent de l'investissement étranger va-t-il favoriser l'intégration euro-méditerranéenne et permettre la croissance économique de décoller. Et qu'est-ce qui manque à la dynamique euro-méditerranéenne pour en faire une « pleine réussite ».
Pour répondre à la première question, la note s'appuie sur certaines données économiques récentes (revenu par tête d'habitant ou production). Il apparaît que les deux rives ont vécu une période marquée par une faible convergence jusqu'en 2000 et qui s'est transformée depuis lors en faible divergence. Et la note d'indiquer que le point culminant de divergence semble avoir été atteint en 2000. Depuis cette date, l'on assiste à une régression de l'écart entre l'Europe et le MEDA. Et d'ajouter que cette convergence aurait dû provenir d'un équilibre de rythme de croissance démographique et économique. Sur ce point, les pays du MEDA sont en avance sur l'Europe. Depuis 2000, ces pays continuent de réaliser une croissance économique élevée associée à une baisse du taux de natalité. Deux signes annonciateurs de l'émergence d'une convergence économique.
Des points positifs, il y en eu. Mais pas partout.
S'agissant des changements, la note souligne que le processus de Barcelone a généré des résultats incontestables : assainissement des finances publiques, équilibre macroéconomique, éclaircissement du climat des affaires, financement de multiples projets sous forme de programmes MEDA, accroissement spectaculaire des IDE. Ces effets bénéfiques sont obtenus à la faveur de la mondialisation dont les NTIC en sont le symbole. Selon la note, le plus grand effort jusque-là fourni par les pays MEDA, a été de continuer à attirer des IDE à un rythme allant crescendo. Ainsi, de 1995 (année du lancement du processus de Barcelone) à 2005, les pays MEDA ont réalisé un stock d'IDE entrants à hauteur de 685 milliards de dollars US. La note estime que les IDE apportent certes une contribution dans la production, mais ils ne représentent que peu dans le pourcentage du PNB. Et de regretter que les IDE réalisés dans l'énergie apportent peu de valeur ajoutée sur le plan local.
La note souligne que l'une des faiblesses des IDE actuels vers les pays MEDA est l'absence de réinvestissements. La note cite l'Observatoire MIPO d'ANIMA qui estime que 5 à 10% seulement des IDE sont des « extensions » d'unités existantes. Et parmi les acteurs ayant compris la portée et le sens réels des potentialités dont regorge le pourtour méditerranéen demeurent incontestablement les grandes entreprises. La note cite en exemple certaines dont Orascom, Vivendi et Dubaï Holding. Parallèlement à la « percée » de ces firmes, émerge une intégration industrielle (textile, mécanique, énergétique, touristique, numérique…) et se dessine une nouvelle géographie de pôles de compétitivité (sous-traitance et co-développement).
Qu'est-ce qui va relancer le partenariat euro-méditerranéen ?
Concernant les insuffisances, pour ne pas dire les véritables points d'achoppements à cette intégration euro-méditerranéenne, la note cite plusieurs facteurs bloquants : manque de vision politique, modestie des moyens économiques du partenariat, faiblesse des stratégies industrielles, absence de bonne gouvernance et de transparence et faible intégration nord-sud et sud-sud. Et la note de conclure par énumération de quelques ambitieuses pistes pour relancer le processus effectivement la construction euro-méditerranéenne. Pour ce faire, il faut qu'il y ait une libération d'énergie de la part des entreprises, notamment les PME, un appui fort sur des projets fédérateurs, un grand espace pour l'initiative publique, une insistance sur le transfert de responsabilités, une décentralisation accrue et un nouvelle échelle pour évoluer les enjeux et les défis des uns et des autres.


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