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Tunisie - Perspectives floues pour l'élite des étudiants
Publié dans Business News le 23 - 08 - 2010

Les étudiants de l'Institut préparatoire des études scientifiques et techniques (IPEST) attendent encore leurs décisions de bourses alors que leur rentrée est programmée pour début septembre.
Les médecins résidents ne savent pas s'ils vont partir faire des stages en France après avoir réussi aux tests de contrôle des connaissances.
Plusieurs dizaines d'étudiants de l'Institut national des sciences appliquées de Tunis (INSAT) ne savent pas que faire pour leur avenir.
C'est donc le flou artistique chez cette élite de nos étudiants qui ont obtenu leurs baccalauréats avec de très fortes moyennes et bûché à un rythme très soutenu à l'université.
Il s'agit surtout d'un problème de communication. Ces étudiants ne sont pas informés sur les détails concernant leur avenir. C'est le flou absolu et l'absence complète de communication.
Les dernières semaines n'ont donc pas manqué d'apporter un nouveau lot de tracas pour les étudiants après celui des bacheliers avec l'orientation.
Il s'agit maintenant des stages en France des médecins résidents, des bourses des étudiants de l'IPEST affectés en France et du deuxième cycle de dizaines d'étudiants de l'INSAT.
Il s'agit donc de la fine fleur des étudiants. Ceux qui ont obtenu des moyennes supérieures à 15/20 au baccalauréat, ce qui leur a permis de décrocher le billet d'entrée à ces filières.
Les médecins résidents ont même bûché pendant neuf ans avant de terminer leur résidanat. Les étudiants de l'IPEST sont passés par les mailles du concours d'ingéniorat en France et ont arraché, de haute lutte, des places dans des institutions prestigieuses en France.
Les médecins résidents ayant réussi dans les tests de « contrôle des connaissances » pour accéder à des stages en France sont désormais plongés dans le doute concernant leurs perspectives d'avenir à quelques mois de la fin de leurs stages de résidanat.
Les doyens des facultés de médecine en Tunisie continuent à refuser de leur délivrer les autorisations nécessaires pour partir faire ces stages. Ils leur ont même signifié qu'ils seraient considérés « en rupture de stage de résidanat » en les menaçant de « révocation » si jamais ils partiraient sans leur accord écrit et avant la fin de leurs stages.
Les doyens des quatre facultés de médecine en Tunisie ont, entre-temps, annoncé leur rejet de la procédure exigée par les autorités françaises, la qualifiant « d'atteinte à la qualité de la formation médicale et du niveau des médecins résidents tunisiens ».
Quant aux résidents, ils s'interrogent sur la position à prendre dans cette polémique touchant à leur cursus de formation et impliquant leur avenir professionnel. « Les doyens ne nous ont pas annoncé au préalable (avant le 11 mars) leur rejet de cette procédure d'examen », se justifient-ils tout en affirmant qu'ils, tous, passé les épreuves auprès des services de l'ambassade de France.
Pour ce qui est des étudiants de l'IPEST, le problème est autre. A quelques jours de leur rentrée universitaire, les 70 étudiants, admis à poursuivre leurs études en France à partir de la prochaine rentrée, ne savent pas encore lesquels parmi eux seront boursiers. Pourtant, ils étudieront tous dans l'une des institutions supérieures françaises fixées dans la liste qui leur a été soumise par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, en application de la circulaire du 2 juin 2008.
L'administration est en train de faire des acrobaties pour faire ressortir 44 boursiers parmi les 70. Comment vont-ils faire ? Pourquoi n'ont-ils pas institué une commission à cet effet depuis longtemps ? Pourquoi ce déficit de transparence ?
Du côté de l'INSAT, quelques dizaines d'étudiants se plaignent « du sort très incertain que leur réserve leur institution après deux années et demie de formation ». Ils sont même allés jusqu'à se considérer comme « jetés à la rue » par le prestigieux établissement qui les a encadrés 30 mois durant.
Les problèmes rencontrés sont d'une importance telle qu'ils peuvent compromettre l'avenir de ces jeunes étudiants d'élite. Pourtant, l'administration n'a pas ouvert la porte au dialogue.
Il suffit de passer en revue ces problèmes rencontrés par cette élite d'étudiants pour conclure que la communication n'est pas de mise. Les étudiants, voire même les enseignants, ne sont pas informés des mesures prises par l'administration.
Les médecins résidents ne savent pas à qui s'adresser pour débattre de leurs situations. Les doyens refusent de discuter avec eux de leurs avenirs !!
A l'IPEST, l'administration affirme que le rôle de l'institut se limite à : « fournir des études de qualité pour permettre à nos élites d'accéder aux instituts et écoles de notoriété internationale ». La même source poursuit : « la question des bourses, c'est du ressort du ministère de l'Enseignement supérieur ». Or, le ministère demande aux étudiants d'aller voir leur institut pour les bourses !!
A l'INSAT, l'administration affirme que les étudiants « ont été avertis de cette éventualité de conversion dans d'autres filières en cas d'échec ». Mais il n'y a eu aucun débat ouvert entre les deux parties.
Est-ce de cette manière, de surcroît en cette année internationale de la jeunesse, que l'on débatte de l'avenir de l'élite parmi nos jeunes ?.
Non, messieurs et dames de l'administration ! Notre élite mérite mieux, notamment, en matière d'écoute attentive de ses préoccupations.
Ce n'est pas normal qu'un étudiant, orienté vers une grande école d'ingénieurs, vit encore dans le flou concernant sa bourse à quelques jours de sa rentrée universitaire !
Ce n'est pas, non plus, normal que des médecins résidents, qui représentent la cheville ouvrière des services dans les hôpitaux, soient traités avec cette indifférence.
Notre élite mérite mieux que ce genre de pratiques d'un autre âge. Qu'on ne vienne pas, par la suite se lamenter d'un phénomène nommé « fuite des cerveaux » !... Mounir Ben Mahmoud


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