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Du meilleur au pire!...
Des équipes qui ne prennent plus le jeu à leur compte
Publié dans La Presse de Tunisie le 03 - 03 - 2016

En renonçant au jeu, dans une innovation tactique faite de restriction, de réticence et de réserve, on ne voit plus, ou presque, des équipes qui conservent le ballon, qui imposent leur rythme et qui proposent un beau football.
La victoire est au-dessus de toute autre considération, sens de l'adaptation et discours mobilisateurs, il est aujourd'hui de plus en plus question de réinventer en profondeur les règles du jeu, sans le moindre souci pour l'esprit du jeu. Chez nous, comme partout ailleurs et dans la plupart des championnats, les tendances vont clairement dans le sens inverse.
Il n'est plus difficile de savoir dans cette confusion générale et dans les restrictions de jeu qui n'en finissent pas, ce qui tient du football et ce qui ne l'est plus réellement. Désormais, il n'y a plus qu'un système de football imaginé. A défaut d'équipe faisant et assumant le jeu, on se plonge dans les nombreuses propositions régulièrement évoquées par les tenants d'un football alternatif.
C'est ainsi qu'on a de plus en plus l'impression de ne plus jouer dans la même cour. Des équipes comme l'Espérance, l'Etoile, le Club Africain, et surtout le Club Sportif Sfaxien, n'ont plus la même vocation. Sur le terrain, elles n'ont plus la même motivation. Leurs arguments, et toute leur raison d'être ont d'autres noms, d'autres significations.
Le jeu qu'elles pratiquent est réduit à son plus simple appareil : on bétonne devant les buts, et on balance devant dès la récupération pour des contre-attaques éclair, mais rarement inspirées. On distingue là, brièvement résumée, une tendance opposée à ce qu'on avait l'habitude de voir, d'apprécier et même de bénir et qui consistait à prendre le jeu sur son compte.
En renonçant au jeu, dans cette innovation tactique faite de restriction, de réticence et de réserve, on ne voit plus, ou presque, des équipes qui conservent le ballon, qui imposent leur rythme, qui proposent un beau football.
Une tactique qui vise moins à gagner, qu'à faire perdre ses repères à l'adversaire. Et c'est toute la base de ce renoncement, notamment lorsqu'elle est menée avec insignifiance et imperceptibilité.
La plupart des entraîneurs le confessent : «Nous n'avons pas d'autre choix que de jouer ainsi». Comme s'il était interdit d'avoir des ambitions tactiques lorsqu'on en a pourtant les moyens. Il y en a même qui imposent à leur équipe une ligne de cinq défenseurs et justifient cela par un chimérique apport des latéraux...
Addiction et dépendance
Mais peut-on vraiment leur en vouloir? L'obligation de résultat sans cesse croissante n'a fait qu'accentuer la nécessité de grappiller tous les points possibles pour éviter d'être limogés. Dans cette situation, l'hypothétique point du nul vaudra même plus que les supposés inaccessibles trois points de la victoire. Et tant pis pour le football...
Il existe pourtant des équipes ayant démontré qu'il était largement possible d'évoluer, même contre les grands, sans pour autant jouer en contre. Plutôt que de prendre les solutions faciles et défendre plus pour gagner un peu plus, elles font le choix de l'audace.
Il fut un temps où une équipe comme le CSS exerçait un football tellement inspiré qu'il rendait toute construction de jeu possible. L'équipe sfaxienne ne dispose pas vraiment aujourd'hui de joueurs suffisamment techniques pour perpétuer une pareille tradition. Le même constat est aussi valable pour les autres grandes équipes.
En s'inspirant du meilleur modèle, qui n'est autre que le pressing haut et la règle des ‘'cinq secondes'', telle qu'elle a été inventée par Guardiola, des équipes, et pas seulement le Barça, ont su développer leur propre identité de jeu.
Cela peut paraître très simple, et pourtant cela exige de se projeter sur le long terme, mais aussi d'anticiper les mutations sur des années. Un rôle que seuls quelques entraîneurs, mais aussi des dirigeants visionnaires, peuvent sans doute assumer.
Les contraintes de l'entraîneur d'aujourd'hui ne lui permettent plus de peaufiner ni les tactiques ni les formations. Il n'est plus en mesure d'user d'une large palette, ni de jeu, ni d'attitude.
Le jeu offensif et d'attaque n'apportera pas beaucoup de résultats, mais il en apportera les bons. Il est clairement défini que perdre fera sûrement perdre des points, des gens et des supporters, mais jamais les valeurs et les acquis du vrai football.
Les grandes idées amènent les grands changements et les grandes évolutions. Si un entraîneur n'est pas prêt à changer, c'est qu'il n'a pas suffisamment conscience de son rôle et de sa raison d'être sur le terrain et... ailleurs. Les matches et les épreuves ne sont pas gagnés par les plus forts, ni par les plus avertis, mais par ceux qui évoluent et qui n'abandonnent jamais. A leur façon de s'exprimer sur le terrain, il y a de ces entraîneurs qui se font l'idée que chaque match est à lui seul un parcours, une vie. Oser changer, trouver la voie. Ils défendent une approche centrée sur les trajectoires à la fois individuelles et collectives. Leur objectif est de saisir le sens de la rupture non pas au temps, mais comme un processus destiné à retracer les conditions émergentes de jeu, à comprendre le sens du changement et de l'accomplissement.
Et un jour ils pourront se dire ça n'a pas été facile, mais nous avons réussi...


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