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Place à la stérilisation et à la vaccination
Chiens errants
Publié dans La Presse de Tunisie le 26 - 09 - 2017

L'abattage des chiens errants ne résout point le problème et ne permet aucunement la gestion et la maîtrise du développement de la race canine.
Dans les quartiers chics tout comme dans ceux populaires, les concitoyens dénigrent la présence des chiens errants. Ces derniers sont considérés comme étant dangereux car ils sont les principaux transmetteurs du virus de la rage. Cette maladie incurable et fatale échappe, jusqu'à nos jours, à toute prévention. Seule la réduction en nombre de la race canine apporte ce sentiment de sécurité aux habitants, adultes et enfants. Pour les parties de tutelle, l'unique solution de vigueur consiste, par conséquent, à effectuer des campagnes périodiques d'abattage ; une solution qui, outre sa cruauté, demeure une solution de facilité voire de l'ici-maintenant. Inefficaces, ces massacres inhumains sont loin de résoudre le problème.
Dans les pays occidentaux, lesquels sont indéniablement les pionniers en matière de protection animale grâce à l'engagement de la société civile et d'une législation pro-animale en évolution, ce problème a fait l'objet de concertations fructueuses entre les parties de tutelle et le tissu associatif. Des mesures ont été établies et respectées afin de maîtriser le développement de la race canine, de réduire significativement le risque pandémique de la rage et d'apporter à ces animaux — lesquels font partie de notre écosystème — des solutions adaptées à leur protection et à la préservation de leur race.
En Tunisie, la société civile investie dans la cause de protection animale peine à imposer son avis pourtant salutaire. L'association SOS Animaux de Tunisie soufflera prochainement sa dixième bougie sans pour autant se féliciter d'avoir réussi à changer les mentalités. «Le problème de la gestion de la population canine est un problème complexe. Pour le résoudre, il faudrait intervenir sur le plan législatif, associatif, institutionnel et s'ouvrir sur des réseautages internationaux à même de donner le coup de pouce escompté», indique Mme Raoudha Mansour, vétérinaire et présidente-fondatrice de l'association.
L'abattage contre une pandémie de la rage
En effet, le premier maillon de la chaîne qui devrait être renforcé est celui relatif à la stérilisation des femelles. Ce serait le point de départ de toute une réforme. Ce n'est qu'en stérilisant les femelles que l'on parviendra, infailliblement, à réduire la population canine. «A quoi sert-il de tuer un millier de chiens errants alors qu'un millier d'autres chiens naissent au même moment ! Si chaque maître procède à la stérilisation des femelles, il y aura beaucoup moins de chiots délaissés dans la nature, et donc, moins de chiens errants», souligne la spécialiste. Pour ce, la sensibilisation ne suffit pas à convaincre les particuliers. La présidente de l'association appelle vivement à l'instauration d'une batterie de lois imposant la stérilisation des femelles. Quant à l'abattage des chiens errants, il devrait être limité mais à une condition unique : la déclaration confirmée d'une zone pandémique de la rage ; une condition qui devrait, aussi, figurer noir sur blanc dans la législation.
A ce premier maillon de la chaîne d'intervention, succède un deuxième. La stérilisation et la vaccination des chiens errants semblent être les facettes d'une solution inaccessible, impensable même, en raison de leurs coûts faramineux. Pourtant, l'OMS a signifié sa disposition à soutenir des plans similaires afin de mieux gérer la race canine et faire face à la rage d'une manière plus efficiente. «Reste à savoir comment sera dispatchée l'action. Qui se chargera de ramener les chiens errants ? Comment ces chiens vont-ils être identifiés puis tatoués ?», s'interroge-t-elle, perplexe.
De son côté, l'association a examiné, au préalable, la possibilité de mener une action similaire en collaboration avec une ONG internationale. Un plan qui a été contesté par des vétérinaires tunisiens. La présence de vétérinaires étrangers a été refusée par excès d'orgueil.
L'indispensable réseautage
Encore faut-il rappeler que la stérilisation, la vaccination et le marquage des chiens errants devraient anticiper sur la création de centres de refuge pour ces animaux. Or, l'Etat ne peut, seul, assumer cette responsabilité. D'où l'impératif de mieux conjuguer les efforts et de collaborer avec la société civile, tant locale qu'internationale, afin d'instaurer cette solution, conformément aux exigences réelles mais aussi aux normes internationales. « Soutenir la société civile dans ce combat s'impose. Nous nous activons, en effet, en vue d'apporter aux animaux la sécurité et les besoins élémentaires à leur survie. Toutefois, nos efforts sont, dans la majorité des cas, contrecarrés par une mentalité stérile et neutralisante. D'autant plus que, poursuit Mme Mansour, nous sommes contraints à nous soumettre à des lois affligeantes». Elle rappelle que les associations de bienfaisance sont soumises à la même réglementation fiscale que les autres ONG. «Pourtant, nous peinons à collecter les dons pour permettre à nos populations-cibles respectives de vivre décemment», renchérit-elle. Elle souligne, aussi, que plusieurs associatifs œuvrant pour la protection des animaux ont jeté l'éponge, démotivés qu'ils sont par tant de négligence et de découragement.
La présidente de l'association saisit l'occasion pour montrer du doigt tous les dérapages qui caractérisent la gestion de la population canine ainsi que la traite des animaux. Elle s'indigne de constater les dépassements qui sont perpétués au marché des animaux à la place Moncef Bey à Tunis. «Ce souk, outre les atrocités qu'on y observe, est dépourvu de tout service vétérinaire à même d'examiner l'état de santé des animaux proposés à la vente. Une lacune qui devrait être comblée pour le bien et des animaux et des humains», ajoute-t-elle.


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