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Eviter à tout prix le trou noir du 24 juillet
Chronique de Youssef Seddik

Pire qu'une nébuleuse, un trou noir ! L'échéance du 24 juillet dont on s'accroche d'une manière paradoxale, quand tout le monde doute de son avènement, brandie sur un horizon si proche le plus aventureux des périls. La pléthore des partis, l'extrême fragilité de certains d'entre eux ou la démesure populiste de certains autres, ou encore le danger que des formations ressuscitent le défunt RCD, ne sont que le côté spectaculaire et anecdotique de la question. Car nous nous trouvons devant un corps électoral dont la culture politique est faiblissime après un demi-siècle d'autocratie, de népotisme, de clanisme et de haut savoir-faire dans la manipulation et la falsification des consultations à tous les niveaux et tous rendez-vous confondus. Du coup, le paysage se réduit à la fébrile activité d'une classe politique qui n'a travaillé tout au long de ces décennies que dans les cercles restreints de la clandestinité ou des salons, quand leurs formations étaient tolérées, qui ne se sont adossées pour construire un discours politique que sur des doctrines obsolètes, PC de tous genres ou nationalistes arabes aujourd'hui balayées par l'actualité comme par l'Histoire. Seuls prévalent et fonctionnent l'émotion, l'appel aux gloires passées, aux pieuses références que les principaux intéressés, les électeurs, ne maîtrisent en rien et subissent comme autant de cris sauvages de ralliement. Mais le grand scandale est ailleurs : une telle situation décrite à coups de gros traits va autoriser des prétendants au siège de la Constituante à se présenter aux suffrages du pays bardés seulement de leur «bagou», de leur financement plus ou moins occultes, des talismans de leur charme ou de leur pouvoir de séduction, sans qu'il y ait la moindre possibilité, à cause même de tout cela, de les connaître vraiment pour les choisir en conscience. Ces derniers jours par exemple, circule sur les réseaux sociaux, un avertissement angoissant: deux prétendants aux instances régulatrices ou de contrôle des prochaines élections auraient des accointances avec des milieux israéliens de droite, photo et articles en hébreu à l'appui, au moment même où l'opinion publiquent est désemparée et chancelante après les révélations irréfutables quant aux liens étroits du régime déchu de Ben Ali avec le Mossad israélien. Bien entendu, il n'est pas de notre éthique de commenter de telles «révélations», encore moins de nommer les intéressés, mais que faut-il de plus pour signaler la redoutable impuissance de nous autres les électeurs à percer l'énigme en si peu de temps?!
Aussi avons-nous trouvé dans le brouhaha des agoras et des souks politiques préélectoraux, une idée, enfin une, qui nous paraît émerger de tout ce tumulte. L'auteur de cette chronique la publie ci-après en la signant avec trois de ses premiers promoteurs.
Vers un vrai consensus pour
la Constituante
Les difficultés pour la création d'un front républicain susceptible de former une majorité avant les élections du 24 juillet 2011 nous obligent à appeler tous les partis politiques tunisiens dans toutes leurs composantes, dirigeants, membres et adhérents, à reporter à l'après-Constituante la question partisane et idéologique et à se réunir en un seul mouvement pour défendre le principal acquis de la révolution du 14 janvier 2011 et qui est : la liberté.
Cette réunion de toutes les forces vives progressistes de la nation doit se réaliser ainsi : pour établir les listes communes, les partis politiques réunis choisiront ensemble leurs 196 candidats au sein de la société civile tunisienne. Ils désigneront des personnalités nationales et indépendantes qui possèdent les meilleures capacités pour la rédaction d'une Constitution qui défende les acquis de liberté et de modernité de la Tunisie.
Ces «constituants» signeront un engagement pour qu'ils ne s'attachent qu'à la rédaction de la Constitution.
Au lendemain des élections du 24 juillet, ces «constituants» donneront mandat au gouvernement provisoire pour continuer à gérer le pays jusqu'à la proclamation, au bout de douze mois, de la nouvelle Constitution. A cette date, les «constituants» démissionneront de leur charge et ne prendront pas part aux échéances électorales qui succèdent immédiatement à la proclamation de la Constitution (municipales, législatives et présidentielles).
Grâce à cet engagement des «constituants», les partis politiques feront front commun jusqu'aux élections du 24 juillet 2011. Ce qui leur permettra de poursuivre leur travail et de marquer leur territoire dans la sérénité et d'éviter les désagréments fratricides.
Les intérêts partisans reprendront leur cours normal au lendemain de l'élection de la Constituante, le 25 juillet 2011, et ce, pour la préparation des futures échéances électorales, législatives et/ou présidentielles. Les partis et leurs candidats politiques naturels ne seront pas court-circuités par les «constituants» et les tâches seront ainsi parfaitement partagées, les uns s'attachant à la rédaction de la Constitution, les autres à la poursuite de l'animation de la vie politique du pays.


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