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Mieux vaut repenser l'environnement avant de s'attaquer aux contenus
Réforme de l'enseignement
Publié dans La Presse de Tunisie le 04 - 08 - 2011


Par M'hamed BEN SASSI
Bien avant le 14 janvier 2011, la question était préoccupante. Les autorités relevant de l'ancien régime imputaient la dégradation scandaleuse du niveau de l'enseignement à une tendance universelle, alors qu'au royaume des aveugles, la Tunisie est loin d'être ce borgne à citer en référence. Les représentants de la société civile qui s'y intéressaient n'en parlaient que timidement dans certains médias, de peur de représailles car sous l'empire de l'ancien régime, toute critique touchant à la gouvernance et à la gestion des affaires communes est assimilée à une haute trahison. Nonobstant cette susceptibilité, la médiocrité de la qualité de l'enseignement est le fait corrélatif et indéniable de la politique de l'Etat qui a misé sur la superficialité et le populisme pour mieux faire asseoir le règne de la médiocratie. Les nostalgiques du bon vieux temps où culture rime avec civisme ont fini par désespérer. Mais la révolution du 14 janvier a fait renaître l'espoir non seulement parce qu'elle laisse entrevoir des horizons prometteurs mais surtout parce qu'elle a été conduite de bout en bout par des jeunes qui ont démontré une prise de conscience remarquable et des capacités d'analyse des faits et des événements dignes des intellos d'antan. Les écouter et échanger avec eux ne fait que confirmer cette lueur d'espoir pour que cette fois-ci la réforme soit efficiente et radicale.
Les représentants de toutes les formations politiques ou presque sont unanimes à considérer que la réforme du système éducatif est une priorité absolue à prendre au sérieux par le gouvernement actuel et les gouvernements à venir. M. Taïeb Baccouche, ministre de l'Education dans le gouvernement de transition, n'a pas manqué de le souligner dans l'une de ses conférences de presse et de formuler quelques recommandations dans ce sens . Revenir sur la décision folklorique consistant à décompter la moyenne annuelle , pondéré à 25% , dans le calcul de la moyenne générale du baccalauréat, toiletter les contenus où les concepteurs se sont écartés de leur rôle pédagogique et scientifique pour s'ériger en propagandistes du système, assurer des formations adaptées aux formateurs pour les aider à mieux accomplir leur mission, réduire le nombre des élèves dans les classes sont nécessaires en tant que mesures pressantes à prendre en prélude à la reforme attendue, mais il s'agit d'une goutte dans un océan. Le(s) gouvernement(s) à venir ont beaucoup à faire pour que la reforme à mettre en place puisse atteindre ses objectifs . N'ayant nullement la prétention de m'y connaître dans un domaine où seuls les experts en pédagogie disposant des compétences et de l'expérience requises sont en mesure de se prononcer, je me permets d'apporter quelques réflexions qui pourraient être utiles.
Les réformes se suivent et la situation empire
Depuis l'indépendance, plusieurs reformes ont vu le jour sans qu'aucune soit concluante par rapport aux objectifs annoncés et aux attentes générales. Chaque réforme est présentée comme étant celle qui devait permettre de révolutionner le système sur les plans quantitatif et qualitatif. Mais chaque mise en application s'accompagne davantage de dégradation pour suggérer une nouvelle réforme qui serait pire que la précédente. Ce constat incite à chercher les causes profondes de l'échec en dehors de la refonte des contenus et de la reconsidération des modalités. Pour la plupart des observateurs, l'unilatéralisme politique où le souci des autorités était la consécration du discours officiel dans les programmes d'enseignement a été d'une retombée désastreuse sur la prestation éducative. Mais il n'y a pas que cette anomalie. A la prééminence du politique s'ajoutent l'appauvrissement de l'environnement culturel et la détérioration des conditions d'études, dont notamment la montée de la violence dans les établissements éducatifs, toutes catégories confondues. Ces différents facteurs sont à prendre en considération pour s'y attaquer de manière stratifiée avant de se lancer dans le vif de l'œuvre. Il s'agit dans l'ordre de‑:
- dépolitiser l'enseignement et faire en sorte que la réforme au même titre que le fonctionnement de l'institution éducative ne soit pas l'otage d'influences politiques
- réhabiliter l'environnement culturel
- faire face à la délinquance scolaire qui entrave la bonne marche des études dans les écoles et les universités.
Dépolitisation de l'œuvre
Pour ne pas retomber dans les mêmes erreurs commises auparavant dans le cadre des réformes qui se sont succédé dans le passé, il faut éviter de politiser l'œuvre . Une réforme dans le domaine de l'enseignement n'est pas une réforme politique et, de ce fait, elle doit se situer bien au-delà des idéologies, des convictions et des choix pour traduire un seul objectif consistant à dispenser une formation multidimensionnelle permettant aux jeunes de se doter d'une culture émancipatrice, d'être utiles à la collectivité et de s'impliquer activement dans la vie en société. Or, toutes les expériences passées depuis la fameuse réforme du milieu des années 70 ont démontré leurs limites dès lors qu'elles ont été dictées par des visées politiciennes. Les programmes et les régimes éducatifs, tout en s'inspirant de ce qui est en vigueur en Occident sans en être tout à fait fidèles, traduisent une appartenance politique ou des partis pris idéologiques. Les fins observateurs n'ont pas de difficulté à reconnaître l'artisan de la réforme à travers tel ou tel contenu . Entre feu Mohamed Mzali, fervent partisan de l'arabisation, très proche des islamistes modérés, et feu Mohamed Charfi, obnubilé par le perspectivisme des années 60, la différence se perçoit aisément à travers les traces du fondamentalisme pour le premier et celles de la laïcité pour le second.
Mais ni l'un ni l'autre n'ont pris le risque de se démarquer du totalitarisme caractérisant le régime duquel ils ont fait partie . C'est ainsi que feu Habib Bourguiba est présenté comme étant un philosophe des temps modernes et le faiseur suprême de l'histoire contemporaine de la Tunisie et que le changement du 7 novembre et son fomentateur, le président déchu, sont cités à tout bout de champ dans les livres scolaires et ouvrages scientifiques autorisés.
Dans le contexte post-révolutionnaire, la mise en garde est encore de rigueur car le danger n'est pas seulement dans la dérive propagandiste qui a été le soubassement des réformes antérieures mais peut résulter aussi de tentatives de manipulation des esprits en vertu de réformes où s'entremêlent «‑apologie‑» et «‑diabolisation‑» en fonction des tendances et des penchants. Il est ainsi appréhendé que la gauche, la droite et autres courants politiques se relayeront la tâche pour nous bombarder autant de fois qu'ils seront au pouvoir et autant de fois qu'ils seront en position de force de reformes au service de leurs idéaux. Cette appréhension se dessine à travers l'acuité du débat contradictoire qui peut rejaillir sur la scène culturelle et, partant, la prestation de l'école et de l'université.
En théorie, prémunir l'enseignement contre les perversités du politique est le mot d'ordre qui doit prévaloir dans toutes les étapes de la réforme à entreprendre . Confier la mission à des experts aux compétences confirmées, répartir les tâches entre concepteurs et valideurs, procéder à des diagnostics sérieux, recourir à des benchmark significatifs, s'en tenir à la rigueur scientifique dans la conception des contenus, tels sont les préalables d'une réforme qui ne doit obéir à aucune instruction de la part des politiques ni subir les influences de choix personnels. Mais en pratique, la feuille de route est difficile à mettre sur les rails. D'une part, la réforme que nous voulons objective et scientifique est initiée par les politiques qui ont tendance à imposer des orientations et des référentiels. La désignation du groupe des experts pour travailler sur la réforme relève généralement de leur pouvoir discrétionnaire et donc leur indépendance par rapport aux influences politiques n'est pas tout à fait garantie. D'autre part, le consensus entre les différentes formations politiques et les représentants de la société civile concernés et qui serait un moindre mal pour que la réforme soit la moins contestée et la plus partagée et donc d'une efficacité optimale, n'est pas donné en l'état actuel des mésententes et des conflits qui affectent la scène politique. Et, par ailleurs, l'intervention du partenaire social qui en toute légitimité se veut partie prenante dans la conception et la mise en œuvre n'est pas un véritable garde-fou contre les dérives et les dérapages, surtout quand on a affaire à un syndicat politisé.
Ainsi, la plus importante mesure à prendre en premier lieu dans le cadre de la réforme attendue est de se concerter suffisamment avec toutes les composantes de la société civile et les représentants de la classe politique sur les contours, les visées et les modalités de mise en application en amenant les uns et les autres à faire confiance aux compétences nationales en la matière et en mettant en garde contre le risque d'importer des modèles ou de se faire assister par des experts étrangers.
Réhabilitation de l'environnement culturel
On est très nombreux , y compris ceux qui sont victimes de la médiocrité parmi les nouvelles générations, à nous interroger sur les raisons pour lesquelles le niveau de l'enseignement se dégrade continuellement malgré toutes les réformes engagées successivement depuis le milieu des années 70. La dégradation a pris des proportions alarmantes à partir des années 90 et, depuis, le diplôme décerné par l'éducation nationale et l'Université commença à perdre de sa valeur . Il n'est plus reconnu à l'étranger où la Tunisie est classée parmi les tout derniers dans le classement mondial des universités. L'explication peut être liée à cette succession de réformes où les élèves et les étudiants ont servi de cobayes à des expériences anachroniques et parcellaires. Mais elle n'est pas la seule à édifier sur les véritables causes de la situation décriée. L'explication doit être cherchée ailleurs, en l'occurrence dans la situation déplorable de l'environnement culturel qui s'appauvrit de jour en jour et de plus en plus.
Autrefois les espaces culturels ne désemplissaient pas. Peuplés d'élèves, d'étudiants et d'intellectuels de tous bords, en quête d'épanouissement et d'enrichissement, ces espaces ont été pour beaucoup dans le développement des esprits, l'acquisition d'une culture générale et l'apprentissage de la vie commune. Les rencontres politiques qui étaient tolérées sous certaines conditions étaient un véritable régal pour un public avide de curiosité sur les questions d'intérêt général. L'on se souvient encore des cinéclubs qui offraient aux adeptes du cinéma culturel des occasions d'échange sur des questions sensibles et profondes. L'on se souvient également de la qualité des débats qui ont meublé les conférences et les colloques organisés par la Ligue des droits de l'Homme du temps où elle n'était pas sous l'emprise de l'Etat. L'on se souvient encore des bibliothèques où on devait faire la queue pour emprunter un livre ou attendre son tour pour prendre place dans ces hauts lieux du savoir. Malheureusement, à partir du maudit changement de 1987 auquel nous avons cru naïvement, tout est interdit et tout est contrôlé. L'environnement culturel s'est réduit à un «‑café chantant‑» avec un trop-plein de mezoued et d'excitantes danses du ventre, les débats se sont ramenés à des discussions stériles sur la pluie et le beau temps, le festival culturel n'a plus rien de culturel que son rattachement au ministère de la Culture. Et pour donner le coup de grâce aux créations de l'esprit et à la liberté de la pensée, un acharnement sans précédent s'est abattu sur les gens de la culture qui ne sont pas des leurs.
Le peu d'espoir qui nous reste pour colmater les brèches et promouvoir un environnement culturel digne de notre révolution réside dans le multipartisme et la démocratie qui sont nécessaires pour la libération des esprits et de la pensée. C'est en effet à travers l'échange et la confrontation des idées que l'apprentissage des choses de la vie prend tout son sens. Les réunions publiques aussi tendues soient-elles , les cercles de discussion qui se forment spontanément à l'occasion de tel ou tel événement, la ferveur des débats sur des questions brûlantes ne sont que des remèdes efficaces à encourager par les autorités et à encadrer par la société civile. La plupart des leaders qui occupent actuellement le devant de la scène politique doivent leur percée à leur passage à l'Université où ils se sont exercés à l'art de la communication et de l'échange lors des assemblées générales, des meetings et des cercles de discussion.
Bien sûr, rien ne vaut le livre et le journal pour faire acquérir les capacités communicatives et analytiques qu'il faut. Une culture livresque et journalistique, quoique non suffisante pour parfaire la culture générale de l'individu, est absolument irremplaçable. A ce titre, l'école joue un rôle très important. Le livre scolaire doit être conçu dans sa forme et dans son contenu de manière à inciter à la lecture. Le formateur doit faire montre de la pédagogie indiquée pour faire découvrir aux nouvelles générations les délices du bouquinage . Les activités bibliographiques au sein des lycées et des facultés doivent faire honneur aux apprenants et aux professeurs. Et en compensation du délabrement de l'environnement culturel, l'institution éducative doit encourager les jeunes à s'adonner à des activités parascolaires en tous genres.
Faire face à la délinquance scolaire
Il s'agit d'une mesure urgente à prendre sans délai tellement la situation est grave et qu'il y a véritablement péril en la demeure. L'enceinte éducative et son environnement immédiat est de plus en plus menacée. Elle est devenue le fief de la délinquance et de la violence pour un nombre important de lycéens et d'étudiants qui n'y vont que pour s'adonner à des activités illicites et répréhensibles. Agressions , drogue, harcèlement, racket …., tel est au quotidien le spectacle et les mauvaises surprises que nous réserve l'école d'aujourd'hui. Contaminée par l'ambiance malsaine dans les stades de football, elle n'est plus en mesure de jouer convenablement son rôle. Les enseignants, victimes d'agression et d'acharnement, évitent les réactions intempestives de leurs élèves et les interventions désobligeantes de certains parents. Le personnel administratif est dans l'incapacité ou presque de faire respecter la discipline que requiert la marche normale des cours. Les élèves studieux et les plus doués d'entre eux sont la cible de leurs collègues qui imposent leurs lois à tout ce petit monde et des parents qui ne s'intéressent qu'aux résultats et ne réagissent que pour donner raison à leur progéniture ou trouver des prétextes à leurs comportements. Bien évidemment, il n'est pas indiqué de généraliser, mais le phénomène tend de plus en plus et d'une année à l'autre à gagner du terrain. Pour cette rentrée scolaire, la situation pourrait être encore grave, surtout avec les mauvaises habitudes qui se sont développées à la reprise des cours en février 2011 et qui ont coûté plusieurs journées d'arrêt de cours injustifié. Le plus écœurant est que des élèves outrés par le comportement agressif à leur égard de la part de certains de leurs collègues pour avoir assisté aux cours, avoir passé les examens ou même avoir obtenu de bonnes notes, refusent de poursuivre leurs études dans le même établissement .
Dans ce contexte pourri, aucune réforme, aussi clairvoyante soit-elle, ne peut porter ses fruits et aucune amélioration n'est envisageable. Les autorités, les parents et les associations qui s'intéressent à la question éducative doivent prendre conscience de la gravité de la situation avant qu'il ne soit trop tard . Les médias doivent lui consacrer toute la dimension qu'elle mérite .Toute mesure qui permettrait de faire face efficacement à ce phénomène ne peut être que la bienvenue dès lors qu'elle ne touche pas aux droits fondamentaux et à la dignité humaine. Voici un premier chantier pressant pour le gouvernement de transition qui ne doit pas se contenter de recommandations pour arrêter l'hémorragie.


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