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On croit en la science...et l'on attend le miracle !
Le drame de la stérilité dans la vie de couples
Publié dans Le Temps le 04 - 12 - 2009

Un fin observateur de la société tunisienne affirmait un jour : « les Tunisiens ne se marient pas uniquement par amour, mais pour avoir des enfants. » Un constat qui se révèle juste aujourd'hui encore et bon nombre de couples se forment dans la perspective de la procréation. Mais qu'arrive-t-il lorsque l'enfant tarde à venir ?
Comment résister à la pression des familles qui espèrent un événement heureux qui vienne consolider les liens au sein du couple ? Y a-t-il une vie de couple viable, à long terme, sans enfants ? Plongée dans un univers aussi triste que discret, aussi amer que secret.
Ces questions, nous les avons posées à quelques couples et elles ont l'inconvénient majeur de créer une gêne immédiate, de déranger d'emblée ces hommes et ces femmes confrontés à une situation dramatique. Les réponses à ces questions essentielles pour la survie de la relation à deux sont parfois inattendues, étonnantes...
Notre enquête a débuté dans un cabinet de gynécologue huppé, qui s'est spécialisé depuis de longues années dans les problèmes de stérilité et de fécondation in vitro. Il assure que «selon ma propre expérience, les cas de stérilité semblent augmenter énormément depuis quelques années, avec des causes multiples... »
Sentiment de culpabilité
L'infertilité est définie par l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) comme «une incapacité du couple à procréer ou à mener une grossesse à terme au bout d'une année ou plus de rapports réguliers. » La même source affirme que « plus de 80 millions de personnes sont infertiles à travers le monde.»
Il faut préciser que les médecins parlent de deux situations bien distinctes : l'hypofertilité d'une part et l'infertilité totale d'autre part, que l'on qualifie aussi de stérilité. Les chiffres sont d'ailleurs assez inattendus, étonnants même par leur importance : « selon certaines études, il y aurait actuellement jusqu'à 15% de couples ayant des problèmes d'hypofertilité et un à 2% d'infertilité totale.»
Les deux premiers tourtereaux que nous avons rencontrés sont mariés depuis douze ans et ils disent « encore espérer un miracle » Appartenant à un milieu aisé, ils ont vu tous les spécialistes et tenté toutes les solutions, même les plus pointues. Mais rien : pas de grossesse à l'horizon... L'époux nous a avoué ressentir « un sentiment de culpabilité chaque fois que les médecins nous annoncent un échec, car le problème vient de moi. Un problème de mobilité des spermatozoïdes, m'a-t-on dit...»
Ce sentiment de culpabilité est fréquent, reconnaît son médecin, mais « il faut savoir le repousser en se disant que c'est un problème de santé publique comme un autre, même si c'est l'essence de la vie qui est en jeu. Je vois souvent des hommes et des femmes tristes qui se sentent coupables après de multiples échecs. Il y a même des cas où chacun des deux partenaires pourrait avoir des enfants avec un autre, mais ensemble ça ne marche pas...»
Un autre couple a vécu plus de vingt ans sans enfants avant d'avoir une petite fille, pleine d'énergie et belle à croquer... Dans ce cas, c'est la femme qui avait des problèmes de tension et qui n'arrivait pas à mener sa grossesse à terme. «C'est grâce aux progrès de la science et aux compétences des médecins tunisiens que nous avons réussi à avoir notre enfant et nous voulons ici les remercier pour leur patience et leurs encouragements... »
La stérilité n'est pas une malédiction
Bizarrement, nos interlocuteurs n'ont jamais abordé l'aspect financier dans leurs témoignages, comme si cette question n'avait aucune importance et que seule la naissance d'un enfant comptait. Les médecins restent aux aussi assez réservés sur la question du coût global, se contentant d'un laconique « cela dépend du type de problèmes rencontrés et de la durée des soins... »
Un psychologue analyse l'absence d'enfants en ces termes : « le couple et les deux familles vont vivre la stérilité comme une malédiction, un handicap, avec parfois un sentiment d'exclusion de la société, de rejet de la part de la grande famille. On n'invite ce couple que rarement, comme s'ils étaient maudits. » On nous a également rapporté de nombreux cas où la stérilité a été la cause principale de divorce, mais il faut rappeler qu'autrefois l'infertilité entraînait la répudiation de la femme.
Le cas de stérilité le plus triste que nous ayons rencontré c'est celui de cette dame qui était enceinte et qui a fait une chute de plusieurs mètres du haut du toit de sa maison avec plusieurs fractures aux mains et aux jambes. Elle a perdu son bébé et en a beaucoup souffert sur le plan psychologique puisque cette chute l'a rendue définitivement stérile. Depuis elle tente de se refaire une santé psychologique en adoptant des animaux de compagnie...
Dans d'autres cas selon notre psy, la stérilité s'accompagne d'une « perte de confiance en soi, de bouffées d'angoisses, de cauchemars sanguinolents et de détérioration de la qualité de vie du couple, le désir qui s'émousse, une baisse importante de la libido... La meilleure solution dans ce cas, c'est de consulter un spécialiste en affaires familiales qui saura trouver les mots qui apaisent les angoisses... »
Et le psy de conclure « ce qu'il faut se dire, c'est que l'infertilité n'est pas une épreuve facile à supporter car elle touche le couple tant sur le plan physique que psychologique. Il faut éviter de s'isoler, de s'enfermer. Il faut en parler, dialoguer avec tous les partenaires : médecin, famille, amis... »
Il faut aussi se dire qu'une vie sans enfant n'est pas forcément une vie ratée. Certes le bonheur que donnent les enfants est sans égal, mais il y a les enfants de la famille, des neveux et nièces qui sont la chair et le sang de la famille. Il y a enfin la solution de l'adoption, qui permet aux couples de donner du bonheur à des enfants qui n'ont pas de parents. Cela demande beaucoup de générosité et d'amour aux deux partenaires, mais grâce à cette solution ils auront un objectif dans la vie et le sentiment d'avoir été utiles dans ce monde...


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