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L'égalité des chances pour tous…
Les attentes des jeunes pour 2010 (I)
Publié dans Le Temps le 22 - 12 - 2009

Le défi de la jeunesse est aussi le défi du Millénaire. L'initiative du Chef de l'Etat, adoptée à l'unanimité par l'ONU, de proclamer l'année 2010, « Année de la jeunesse » s'inscrit dans la dynamique revalorisant la jeunesse, en la responsabilisant, en l'écoutant surtout. Le constat est simple et il part d'un leitmotiv federateur : « Les jeunes sont la solution et non le problème ».
Le monde d'aujourd'hui est en pleine turbulence. Les basculements renversants ont tendance à creuser les fossés entre les peuples et au sein de la jeunesse elle-même… Ces disparités peuvent même survenir au sein d'un même peuple, au sein d'une même nation et en fonction des déséquilibres régionaux.
Quand l'action du gouvernement tend à revaloriser les régions pour la mise à niveau brasse large, quand l'impératif majeur consiste en la résorption du chômage et, surtout, celui des diplômés du supérieur (et ceux d'entre eux qui sont depuis longtemps au chômage) cela procède d'une analyse « scientifique » des équilibres socio-économiques que seule la marginalisation des jeunes peut faire vasciller. Malheur à une société, en effet, si ses jeunes n'intègrent pas une donne citoyenne en tant qu'acteurs à part entière impliqués dans leur présent et leur propre avenir.
Le défi de la jeunesse ne relève pas uniquement de la responsabilité de l'Etat. Le tissu associatif a un rôle à jouer, la culture surtout et, sur le plan de l'employabilité, les décideurs, les chefs d'entreprise doivent faire un sérieux effort de recrutement.
Trop de convoitises se meuvent en effet autour des jeunes pour les attirer dans leurs mouvances, qu'elles soient obscurantistes ou dépravées. Et alors, il n'y a qu'un seul moyen pour leur éviter ces basculements : le dialogue sur fond de transparence.
Les jeunes ont besoin d'idéal, de valeurs identitaires. Ils savent par exemple que tout est mis en œuvre pour leur affirmation. Tout juste demandent-ils à être associés au pouvoir de décision (c'est-à-dire qu'on ne décide pas pour eux) et se sentir sécurisés dans une logique d'égalité des chances.
Nous entamons, aujourd'hui, une série de sondages pour, justement, faire parler les jeunes. Quand Ben Ali infléchit la décision de l'ONU c'est parce que sa sensibilité tient compte de l'impératif majeur : écouter les jeunes, leur expliquer et installer ainsi une dialectique féconde pour la société et la jeunesse mondiale.
R.K
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2010, nous y sommes presque. C'est dans une dizaine de jours. Nous fêterons l'avènement d'une nouvelle année dont on attend beaucoup en Tunisie et dans le monde.
Proclamée tout récemment " année internationale de la jeunesse " par l'Assemblée Générale des Nations Unies, 2010 portera sans doute les rêves de milliards de jeunes aux quatre coins de la planète. L'espoir est donc permis de voir les dirigeants de tous les pays œuvrer en faveur des générations de demain pour leur garantir des conditions de vie, de travail et de progrès à la mesure de leurs aspirations.
Le dernier Sommet tenu à Copenhague s'inscrit à sa manière dans cette perspective. Il y va de l'avenir de nos enfants, en effet, qu'on leur préserve un air respirable et un monde " décarbonisé " !
Nizar Chaffai, un des jeunes Tunisiens à qui nous nous sommes adressés dans le cadre de ce rapide sondage, a souligné la nécessité d'inscrire la protection de l'environnement dans les programmes scolaires de tous les cycles de l'enseignement.
L'environnement d'abord
" Il faut, explique-t-il, sensibiliser la jeunesse au péril réel qui menace la Terre et donc l'avenir de l'humanité. Nous ne devons pas reproduire les erreurs de nos aînés si nous voulons léguer à nos enfants et petits-enfants une planète encore viable. Les questions écologiques doivent partout primer sur les autres problèmes ponctuels parce que l'enjeu des combats pour la préservation de l'environnement est la survie de l'espèce humaine et pas seulement la résorption du chômage dans une ville ou un pays, ni la prévention contre une pandémie passagère ni la lutte contre un fléau social conjoncturel. "
Nos autres interlocuteurs n'y ont pas pensé tout de suite. Pour eux les principales urgences concernent les études, l'avenir professionnel, l'encadrement social, l'égalité des chances et les loisirs.
Aller à l'université
Réussir au bac c'est l'objectif premier de Sami Idani (19 ans): " je l'ai raté bêtement l'année dernière ; il faut dire aussi que j'ai mal travaillé. Je veux aller à l'Université et prouver à mes parents que l'échec de 2009 était un accident de parcours. Vous savez, le chiffre 10 me porte bonheur ! J'aurai ce diplôme et en septembre 2010, vous me verrez à la faculté de droit. Je souhaite également voir la Tunisie arriver en finale de la Coupe d'Afrique et remporter le trophée afin de nous faire oublier la déception des éliminatoires de la Coupe du monde. Dans ma famille, tout va bien pour le moment et j'espère que notre bonheur durera pour toujours"
Un emploi stable
Olfa Aouadi (26 ans) est vendeuse dans un magasin de prêt-à-porter à Tunis. Son souci majeur est de trouver un emploi stable qui lui garantisse à elle comme à sa famille une vie décente : " J'ai quitté l'école trop tôt parce que mes parents n'avaient pas les moyens de subvenir à mes études. Cela fait 5 ans maintenant que j'exerce des métiers temporaires. J'espère trouver en 2010 un poste stable dans une société ou une administration. Je ne pense pas encore au mariage parce que ma mère (divorcée aujourd'hui) et mes deux frères ont besoin de moi. Je ne dois surtout pas abandonner ces derniers parce que je rêve de les voir aller très loin dans leurs études et mener plus tard la belle vie dont j'ai été privée. Je souhaite également pouvoir un jour m'installer à mon compte et ouvrir un salon de coiffure. Cela coûte cher, mais j'ai un parent émigré qui a promis de m'aider. S'il tient sa parole en 2010, ce sera le comble du bonheur pour moi ! "
Le projet familial
Karim Ben Ahmed (27 ans) travaille dans la maçonnerie depuis l'âge de 19 ans. Son vœu le plus cher est de créer avec deux de ses cousins une entreprise de bâtiment. En attendant, ils continuent tous les trois à sillonner les chantiers de la capitale et de sa banlieue : " En 2010, j'espère gagner beaucoup d'argent et réunir la somme nécessaire à l'établissement du projet familial. Si je pouvais le lancer tout seul ce serait encore mieux ! Je rêve aussi de me marier et d'avoir des enfants comme tout le monde. Mais d'abord le projet ; c'est une obsession pour moi. "
Réalisme et esprit d'initiative
La situation sociale en Tunisie n'est pas préoccupante selon Mortadha Khémiri (28 ans, secrétaire) qui appelle les jeunes à s'armer de patience et à ne jamais perdre espoir quant à leur avenir professionnel : " Dans d'autres pays, la crise mondiale a eu des retombées sociales dramatiques. Chez nous, on recrute plus qu'on licencie et même si cela prend quelque temps de trouver un travail, on finit toujours par être embauché. Je voudrais pour 2010 qu'on mène une farouche campagne contre le favoritisme et le piston. Les chances doivent être les mêmes pour tous. On doit aussi encourager les initiatives des jeunes et aider à leur financement lorsqu'il s'agit de petites ou de moyennes entreprises. Pensons aussi à multiplier et à diversifier les loisirs destinés aux jeunes. En tout cas, il ne faut pas entendre parler en 2010 de Tunisiens qui émigrent clandestinement, ni de jeunes désespérés qui se jettent dans la délinquance et la criminalité. Les perspectives d'avenir sont nombreuses pour nos jeunes, pourvu qu'ils fassent preuve de réalisme. C'est leur droit de rêver, mais pas de s'illusionner ! "
Le sport et la paix dans le monde
Souheil et Hichem n'ont pas encore 18 ans. Elèves dans un lycée privé, ils font partie d'une équipe sportive. Pour eux, il n'y a plus rien à attendre des études : " L'important maintenant est de réussir une belle carrière dans le football. En 2010, nous espérons jouer avec les seniors et plus tard être recrutés par une grande équipe. Par ailleurs, nous appelons tous les adolescents à pratiquer le sport et les parents à se montrer plus compréhensifs et plus souples avec leurs enfants. Dans le monde, nous rêvons toujours de la paix en Palestine et en Irak. "


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