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La méthode Ben Cheïkh
Apprentissage des langues
Publié dans Le Temps le 05 - 02 - 2010

- Notre concitoyenne, le Pr. Zeïneb Essadème Ben Cheïkh a mis au point une nouvelle méthode d'apprentissage des langues; son originalité consiste dans l'observation du fonctionnement du cerveau humain, et la situation psychologique et affective des apprenants.
“Toutes les langues trouveront leur place dans notre monde globalisé seulement si le multilinguisme est accepté par tous ” a indiqué le directeur général de l'UNESCO, M. Koïchiro Matsuura, à l'occasion la célébration de 2008 année internationale des langues.
Selon les chiffres de l'ONU, notre planète est souvent comparée à une tour de Babel, avec ses 6800 langues réparties dans plus de 220 pays (ou Etats). La question qui se posent comment toutes ces langues sont enseignées et qu'elle est la méthode suivie ?
Dans ce cadre l'Association des anciens élèves du lycée Carnot de Tunis, a organisé, à Beït El Hikma, une rencontre avec la Pr Zeïneb Essadème Ben Cheïkh, pour présenter son livre : «Nouvelle méthode d'acquisition et l'enseignement des langues étrangères». Une méthode qui ouvre de nouvelles perspectives en matière d'apprentissage des langues.
L'Asie compte le plus de langues
Certaines langues connaissent une grande expansion (l'anglais, le français, l'arabe, l'espagnol), alors que des centaines d'autres perdent du terrain ou tendent à disparaître.
La durée de vie moyenne d'une langue serait estimée à environ 2000 à 5000 ans. Or, des langues vivent parfois beaucoup plus longtemps, comme les langues australiennes des aborigènes (durée de 5000 à 6000 ans), tandis que d'autres vivent à peine quelques siècles, comme le roman, le gothique ou le dalmate.
Le continent européen compte quelque 225 langues différentes — mais 35 langues officielles — représentant environ 3 % des langues du monde.
Avec 225 langues pour 982 millions d'habitants, l'Europe reste le continent de l'homogénéité linguistique: une langue par tranche de 4,3 millions d'habitants.
En Amérique, les 1000 langues parlées représentent 15 % des langues du monde. En ce sens, l'Amérique paraît beaucoup plus diversifiée que l'Europe sur le plan linguistique avec une langue par tranche de 760 000 habitants.
S'agissant de l'Asie, il est le continent le plus peuplé de la planète avec ses 2,5 milliards d'habitants. Le total des langues de ce continent est de 2180, ce qui représente 33 % des langues du monde.
L'Océanie (ou Pacifique) est le continent de l'émiettement linguistique avec une langue par tranche de 23 000 habitants. Compte tenu de la population relativement faible de ce continent (30 millions d'habitants), le nombre des langues peut paraître déroutant : 1302 langues.
Comme l'Océanie, l'Afrique est hétérogène sur le plan linguistique avec une langue par tranche de 360 000 habitants. Les 725 millions d'habitants de ce continent se répartissent 2011 langues, soit 30 % des langues du monde.
Il faut souligner d'abord le problème de la distinction des langues parlées par rapport aux langues écrites. Très peu de langues sont écrites dans le monde; de fait, on en dénombre tout au plus 200 sur plus de 6800 langues existantes.
Certains pays ne comptent qu'une seule langue (Barbade, Cuba, Corée du Nord, Corée du Sud, Maldives, Islande, Liechtenstein) alors que d'autres en dénombrent des dizaines (Nouvelle-Guinée).
Originalité de la méthode
L'acquisition d'une seconde langue se base toujours sur l'enseignement de son système (la grammaire), de ses fonctions et de sa phonétique. Mais c'est au sein de l'agencement des pièces de ce puzzle que la méthode de Mme Zeïneb Essadème Ben Cheïkh est différente et nouvelle.
Fruit de 25 ans d'expérience dans le domaine de l'enseignement de deux langues étrangères, l'anglais et l'espagnol et de quatre années de recherche à New-York, cette méthode s'est adressée à des apprenants adolescents (à partir de quinze ans) et adultes de nationalités différentes, donc de langues maternelles différentes.
« Elle s'est modelée sur l'apprenant pour devenir une méthode et n'a pas essayé de façonner l'apprenant sur un modèle préalablement construit à partir de théories psychologiques, linguistiques ou psycholinguistiques », nous a précisé Mme Ben Cheikh.
L'originalité de la méthode réside dans le fait qu'elle s'est construite à partir de :
-L'observation du fonctionnement du cerveau humain, de la situation psychologique et affective des apprenants.
-Des demandes et des questions des apprenants, qui en étaient les principaux acteurs.
« Le principe fondamental de cette méthode est d'accompagner l'apprenant depuis la présentation « logique » du concept à acquérir jusqu'à l'installation de ce concept dans son système conceptuel de base, de le guider dans ses premiers pas dans la production e durant toutes les étapes de la compréhension, jusqu'à ce qu'il soit en mesure de devenir totalement autonome », ajoute-elle.
Au départ, l'objectif de ce livre est de donner un témoignage d'une méthode qui est née de l'expérience, d'une question réponse, qui s'est centré sur l'apprenant, qui a respecté l'étape du cerveau et qui en deux temps trois mouvements a donné un résultat de la maitrise de la langue parlée et écrite et évidement de l'épanouissement de l'apprenant.
« Une fois que j'ai eu cette méthode, j'ai commencé à l'appliquer et chaque fois elle donnait les mêmes résultats. A ce moment, je suis partie à New-York pour faire des recherches sur ma méthode en vue de la comprendre et la formaliser », a indiqué Mme Zeineb.
Et d'ajouter «je l'ai comparé dans mon livre à toutes les méthodes d'enseignement qui ont existé depuis le 15ème siècle à nos jours où toutes ces méthodes s'avèrent avoir été totalement dépendante du contexte psychologique qui prévalait à un moment ou un autre et avoir pris pour point de départ cette ère psychologique de l'instant, totalement étrangère au fonctionnement naturel du cerveau humain ».
Le point de départ était radicalement différent de la méthode proposée par notre professeur tunisienne, puisque « pour nous c'est le fonctionnement naturel du cerveau humain qui est au centre de l'observation et s'y adaptée sur plusieurs plans : la connaissance, l'aspect linguistique, neurologique, neurolinguistique, psychologique et affectif ».
Alors s'agit-il d'un nouvel esprit d'enseignement dans la mesure où cette méthode a été appliquée à l'enseignement de l'anglais, des mathématiques ? Oui, nous répond l'écrivaine « c'est une méthode axée sur l'apprenant et les étapes du cerveau humain qui ne sont pas une question d'âges, ni d'intelligence, ni de maturité, se sont des étapes de fonctionnement normal que l'enseignant doit comprend et savoir les regarder ».
« Et d'où la nécessité que tout le système d'enseignement devrait être réformé selon cette vision et former les enseignants à cette méthode », conclut-elle.


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