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Et le traumatisme psychologique en Tunisie: comment le réprimer ?
Violences conjugales
Publié dans Le Temps le 27 - 02 - 2010

Un texte de loi sanctionnant les violences psychiques conjugales faites aux femmes a été adopté avant hier soir par les parlementaires français. Cette mesure s'inscrit dans le cadre de « la consolidation de l'arsenal judiciaire », a déclaré Nadine Morano, Secrétaire d'Etat à la Famille lors de l'émission Télé Matin diffusée sur France 2.
Le texte crée notamment une "ordonnance de protection des victimes", permettant à un juge de statuer dans les 24 heures en cas d'urgence, et un "délit de violence psychologique".
En fait, la France est classée parmi les pays où l'on enregistre le plus de cas de violence contre la femme. Pis, une femme décède tous les deux jours suite à une agression conjugale. Un bilan lourd qui exige une loi plus stricte et rigoureuse ainsi que des interventions efficaces. C'est ce qui explique entre autres l'adoption de cette loi.
Nul ne peut nier que la violence psychologique est l'une des formes d'agression pratiquée contre la femme. Nombreuses sont celles qui en souffrent en silence, car elles ne peuvent pas prouver ces actes humiliants ni porter plainte contre les agresseurs. L'impact de cette pratique est très lourd, c'est ce qui entraîne des problèmes psychologiques dont le stress, l'angoisse, la dépression… Un acte qui se répercute certes sur l'équilibre psychologique voire social de ces femmes qui trouvent même des difficultés à prendre en charge leur famille.
2000 dinars d'amende et 2 ans de prison
Très souvent les agressées sont victimes d'humiliation et de traitement dégradant de la part de leurs conjoints. C'est même récurrent dans plusieurs familles où l'on enregistre d'autres fromes de violence. Si la loi protège les victimes de la violence physique conjugale aucun texte ne sanctionne celle psychologique. D'ailleurs ce n'est qu'en 1993 que la loi tunisienne a condamné doublement la violence conjugale. En effet, l'époux qui agresse sa conjointe risque une peine de deux ans de prison et une amende de 2000 dinars. Mieux encore « la simple tentative impose une punition », d'après la loi.
Le législateur tunisien préserve ainsi les droits de la femme par rapport à cette question, reste à les concrétiser car elle est toujours confrontée à ce danger et nombreux sont ceux qui n'hésitent pas à la maltraiter même au vu et au su de tout le monde. Il importe en fait de planifier des programmes d'accompagnement pour mieux appliquer la loi. Entre autres appliquer rigoureusement les textes.
Sana FARHAT
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3 questions à Maître Khadija El Madani.
« Une telle loi est loin d'être suffisante. Il est important d'agir sur les mentalités »
La France vient de proposer un projet de loi contre la violence conjugale psychologique faite à la femme. Disposons-nous d'une loi semblable ?
Ce qui est évident c'est que nous n'avons pas de loi spécifique contre la violence psychologique. Jusque là, la violence physique conjugale bénéficie d'une loi spécifique. Depuis 1993, le lien conjugal est devenu une circonstance aggravante, dans le sens que lorsque la violence a lieu au sein d'un couple, la sanction est aggravée. Elle est doublée. Mais rien de tel concernant la violence psychologique.
Avons-nous besoin d'une loi similaire en Tunisie ?
En Tunisie on en a besoin. Mais, il faut dire qu'une telle loi est loin d'être suffisante. Je trouve qu'il est important d'agir sur les mentalités. Il vaut mieux prévenir que guérir et ce en incluant, notamment ce volet dans les programmes d'enseignement. Il importe en fait d'établir des programmes qui inculquent la non violence et expliquer surtout les dégâts de ce comportement sur le couple et la famille dans un sens plus large.
Faut-il adopter une loi contre la violence psychologique ?
Etant donné que la Tunisie a ouvert le débat sur la question depuis quelques années, nous pouvons dire que le problème est sorti du non dit. C'est un sujet dont on parle de plus en plus. D'ailleurs, toute une stratégie nationale a été établie pour réduire ce phénomène au sein de la société et de la famille. Il n'est pas donc interdit de parler d'une loi similaire en Tunisie.


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